L’incorrigible maire du Lavandou après avoir signé 22 permis de construire pour 62 appartements retoqués en dernier recours par le Conseil d’Etat et s’être vanté dernièrement d’avoir fait déplacer les magistrats de la Cour Administrative d’Appel de Marseille sur "les terrains de la Drome"…vient de gagner provisoirement son procès contre l’Association de Défense de l’Environnement de Bormes et du Lavandou qui défendait tout simplement une décision de l’Etat français. La question reste de savoir qu'est devenue l’écologie sur la commune du Lavandou pour garder si âprement le droit de bétonner ses derniers M2 disponibles sur le littoral ? La protection de l’environnement en avait déjà pris un sacré coup avec le refus de l’extension du périmètre de Port-Cros, ourdi par un astucieux référendum où le maire avait dépensé sans compter pour convaincre ses administrés de voter une nouvelle fois contre la volonté de l’Etat. Sans parler du Bol des Sables, rassemblement de quads pétaradants sur la plage du centre-ville ou le refus d’intégrer la Pointe du Layet au Conservatoire du littoral. Reste à comprendre pourquoi un tel acharnement du maire qui consiste mordicus à accorder aux promoteurs des permis contestés par le législateur. A croire que les intérêts des uns servent les intérêts des autres, comme souvent dans pareil cas. Le terrain en question fait l’objet d’un conflit depuis 20 ans qui n’est certainement pas terminé, d’autant qu’il pourrait servir d’argument aux écologistes dans la future campagne municipale où le maire se retrouve en situation délicate avec sa majorité UMP. Fort de ce résultat, il se prétend l'instigateur d'une jurisprudence qui servira désormais l'ensemble des communes du littoral français. Dont acte !
Commentaires flux