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Difficile à comprendre la politique d’accueil des demandeurs d’asile en Europe.

- Les allemands, visant à rajeunir leur démographie, ont tout d’abord opté pour un accueil massif, mais ils ont vite découvert les effets pervers de leurs premières décisions.

- Les pays de l’EST, oublieux de leur passé et de la solidarité européenne à leur égard, ont choisi l’ostracisme au mépris de toute valeur d’humanité

et de solidarité.

- La France, quant à elle, a choisi une voie médiane, c'est-à-dire un accueil contrôlé de façon à éviter d’être débordée économiquement et politiquement .Elle souhaite, en effet, dans le cadre contingenté qu’elle s’est fixé, établir un projet d’accueil rationnel et structuré, respectant un certain nombre de critères qu’il est bon de rappeler.

Ces critères qui font référence à la retransmission d’une séance de commission sénatoriale particulièrement intéressante, sur la chaîne ‘’PUBLIC SENAT’’ , sont les suivants :

  • C’est l’Etat qui définira, coordonnera et contrôlera la politique nationale d’intégration (provisoire ou définitive).
  • Pour ce faire il délèguera aux différentes strates administratives du pays (régionales, départementales et communales) des missions spécifiques en fonction de leurs compétences et de leurs moyens (avec l’appui des ONG notamment en matière d’apprentissage de notre langue).

- Ces missions concerneront, l’hébergement provisoire, l’intégration sociale et sanitaire, l’enseignement, etc…, des réfugiés réputés éligibles à un accueil en France.

- C’est finalement l’Etat qui appréciera, à l’issue d’une enquête administrative la plus rapide possible, le bien fondé de chaque demande.

Dans ce cadre général, la première contribution des communes, découlera de la directive suivante adressée aux Préfets de France ;

Selon cette directive : "les Préfets devront nommer rapidement un coordinateur départemental chargé de rassembler les offres de toute nature émanant des collectivités territoriales et de la Société Civile, que les Maires pourront utilement recenser sur leurs territoires".

C’est sur cette directive que je me suis appuyé pour demander au Maire, par écrit, comment la commune souhaitait se positionner et, dans cette lettre dont copie a été transmise aux élus d’opposition, je lui proposais d’aborder cette question d’actualité à l’occasion du dernier Conseil Municipal.

J’espérais donc qu’au cours de cet interminable conseil, oscillant entre passes d’armes hystériques et monologue interminable, le Maire aurait l’opportunité d’aborder la question de l’accueil des réfugiés au sein de notre commune.

Il n’en fut rien et c’est donc seulement en fin de réunion que Jean Laurent FELIZIA décida de lancer lui-même le débat en relayant mes questionnements.

Quelle réponse pouvait-on attendre à cette question émanant d’un élu ayant donc le droit de parole ?

Au moins une réponse d’attente, le Maire expliquant que l’accueil d’une ou deux familles était sans doute envisageable mais que le sujet était complexe et malheureusement clivant, qu’il souhaitait donc se donner le temps de la réflexion, prendre le pouls de la population, établir un plan d’action et de communication réfléchi,... Que sais-je encore...

Mais plutôt que de’’ botter prudemment en touche’’, attitude somme toute raisonnable, le Maire choisit le ‘’tacle’’ brutal. Coupant sèchement la parole à son interlocuteur, il répondit:

"Ah je vois bien d’où vient cette question qui n’est qu’une grosse ficelle destinée à me déstabiliser !".

Que penser de cette intervention de notre maire, qui, pour éluder une question pourtant légitime se contenta de’ "crier au complot", et replaçons ces paroles dans le contexte international que nous connaissons en ces temps troublés.

-Le Moyen –Orient et l’Afrique connaissent des guerres fratricides particulièrement atroces,

-Des millions d’habitants originaires de ces malheureux pays cherchent, au péril de leurs vies, à fuir vers des pays plus cléments.

-Certains pays d’Europe, dont la France, se mobilisent et tentent d’assumer tant bien que mal, leurs devoirs d’humanité et de solidarité.

Et au milieu de cette tragédie, notre bon maire (qui, tôt ou tard, devra affronter ce problème, certes complexe et clivant, mais incontournable) ne voit, dans une demande légitime d’information, que malice et mauvaises intentions à l’égard de sa personne.

A chacun d’apprécier cette attitude.
Michel VINCENT

 

Tag(s) : #Le bêtisier du maire
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