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Voix OFF

François Bayrou fustige le programme présidentiel de F. Hollande. "...on ne reviendra pas à l'équilibre avec ce programme-là", a commenté le président candidat du MoDem. "Ce n'est pas vrai, ce n'est pas imaginable. Il n'y a pas dans ce programme une seule mesure d'économie", a souligné le candidat sur Radio Classique. "...ce programme est très éloigné de ce qu'il faudrait pour qu'on ait un retour à l'équilibre crédible", a poursuivi le leader centriste. Selon lui, "cela veut dire qu'ils (les socialistes) ont fait une croix sur le retour à l'équilibre simplement pour proposer au pays des mesures agréables que, d'ailleurs, on ne respectera pas". "...le programme dissimule les efforts que la France va devoir faire, quels que soient les vainqueurs de l'élection", a-t-il relevé. "Si on ne revient pas à l'équilibre, le pays va continuer à couler", a-t-il conclu. Au 20h de TF1, évoquant les mauvais chiffres du commerce extérieur (70 milliards €  de déficit en 2011), le leader centriste a qualifié de "naufrageurs" ceux qui, parmi l'équipage, se battent "les uns contre les autres en s'insultant pendant que "le bateau coule". "Il y a un moment où il est important de dire qu'il y en France un peuple républicain qui a besoin que l'on tourne la page sur ces attitudes indécentes. Alors je dis: "les naufrageurs dehors"...lire la suite

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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 00:11

Au début c’est l’ivresse du vainqueur sur l’autre, sans partage ni compromis. Puis, la soumission au pouvoir des citoyens transforme subtilement le lauréat en autocrate. Il voit la trahison partout, pratique le contrôle intégral, manipule l’opinion et la moindre contestation devient un obstacle qu’il lui faut briser pour asseoir sa prépotence. Ce syndrome de Munchausen corrode les élus rattrapés par le monde réel, la peur du bruit médiatique et l’ingratitude des administrés. Or, si le citoyen aime l’autorité qui s’applique aux autres, il déteste celle qui s’invite chez lui. L’image du politique rejoint celle des banquiers dans le public pour lequel le « job » reste réservé à l’homme vaniteux, plein de sa puissance et de son orgueil qui n’accepte de se voir dans le miroir révélateur de l’opinion dissimulée. Enfermé dans une  aveugle suffisance, il se nourrit de l’étroitesse d’esprit et de la misère psychologique de sa cour qu’il a soigneusement disqualifiée. Il se suffit à lui-même et n’a besoin de spectateurs que pour applaudir son génie superficiel. Faites le tour des élus qui timbrent eux-mêmes leur courrier, voyagent à leurs frais, mettent en pratique leurs promesses... Après le suffrage, la vie ordinaire reprend vite sa place. Celle du troc,  tribunaux administratifs, retours d’ascenseur, abus de pouvoir, décisions partisanes…  La musique se fait alors moins douce aux oreilles des contribuables, avec cette éternelle devinette : « Qui t’a fait roi ? Qui t’a fait prince ? ». Réponse en 2014.

Par Alconis - Publié dans : Démocratie - Communauté : Le Lavandou
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