Partager l'article ! Echec annoncé pour la droite varoise en 2014: Evidemment le titre est audacieux si loin d'une échéance électorale. Mais des signes avant-cour ...
François Bayrou fustige le programme présidentiel de F. Hollande. "...on ne reviendra pas à l'équilibre avec ce programme-là", a commenté le président candidat du MoDem. "Ce n'est pas vrai, ce n'est pas imaginable. Il n'y a pas dans ce programme une seule mesure d'économie", a souligné le candidat sur Radio Classique. "...ce programme est très éloigné de ce qu'il faudrait pour qu'on ait un retour à l'équilibre crédible", a poursuivi le leader centriste. Selon lui, "cela veut dire qu'ils (les socialistes) ont fait une croix sur le retour à l'équilibre simplement pour proposer au pays des mesures agréables que, d'ailleurs, on ne respectera pas". "...le programme dissimule les efforts que la France va devoir faire, quels que soient les vainqueurs de l'élection", a-t-il relevé. "Si on ne revient pas à l'équilibre, le pays va continuer à couler", a-t-il conclu. Au 20h de TF1, évoquant les mauvais chiffres du commerce extérieur (70 milliards € de déficit en 2011), le leader centriste a qualifié de "naufrageurs" ceux qui, parmi l'équipage, se battent "les uns contre les autres en s'insultant pendant que "le bateau coule". "Il y a un moment où il est important de dire qu'il y en France un peuple républicain qui a besoin que l'on tourne la page sur ces attitudes indécentes. Alors je dis: "les naufrageurs dehors"...lire la suite
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Evidemment le titre est audacieux si loin d'une échéance électorale. Mais des signes avant-coureurs et quelques sondages montrent déjà les fissures du système.
D'abord par le contexte national. Le plein à droite est au maximum de sa capacité malgré l'apport de l’extrême droite (6 à
10%) absorbée depuis lors par l'UMP. La récession nationale qui cherche en vain des coupables chez les patrons, les banquiers, le CAC 40 va continuer à fabriquer des chômeurs et
faciliter le retour des perdants d'hier. Surtout si le pouvoir actuel rempile en 2012, après son emprunt de 100 milliards d'euros qui le prend à contrepied et la fuite des sièges
sociaux sur Londres ou Amsterdam.
Ensuite, par le contexte régional. Nul doute que la région Paca va basculer à droite et relancer l'abandon de la politique sociale et la
nécessité de grands travaux oubliés par la gauche. Sans financement...! d'où une inflation fiscale et un déficit qui s'ajouteront à la défaillance de l'Etat
Enfin le contexte local où la couleur politique n'est jamais absente du vote. Peu de communes ont su garder leur indépendance. La pression du
parti unique est confortable pour le partage du pouvoir. Elle assure revenus, cumul de mandats et plus si l'on est ambitieux. Le Var reste un bastion fragile car trop dépendant d'une
économie touristique fortement concurrencée où l'union des communes est indispensable. Sauf que ca ne marche pas faute d'un vrai projet partagé.
Curieusement la balle viendra encore de la droite qui concocte des textes, découpages, alliances pour ne plus porter le chapeau seule. C'est la démocratie participative, si chère au
président : ni de droite, ni de gauche, ni écolo... qui chassera les professionnels de la politique en attirant la société civile pour faire respirer la démocratie. C’est aussi la volonté
européenne du moment.
Et au Lavandou ? Une commune endettée restera toujours endettée. Elle vit avec sa maladie et s'est habituée aux coûts indirects de son
incurie, souvent dénoncée par les successeurs mais jamais résorbée. Pour la rendre supportable, cette patate chaude est diluée dans le temps, dans l'attente de jours meilleurs. A juste titre,
Département en déclin, Etat en quasi faillite; Europe largement ponctionnée par notre inconséquence, ne veulent rien savoir. Après tout, une piscine, des municipaux, une station
d'épuration, des égouts... ne sont pas de leur compétence pourvue que la législation soit respectée. Et puis l'urgence est ailleurs, il faut sauver la planète, reverdir le décor, nourrir les
pauvres, éradiquer les guerres sporadiques.
Pas d’autres choix pour l’actuel locataire du Lavandou que l’union forcée dans l’intercommunalité avec ses anciens ennemis et de se jeter dans les bras de TPM, aggravant la fiscalité qui va avec.
Marge trop étroite pour garder la main sur ses administrés, dont beaucoup n’ont plus rien à voir avec l'orgueilleuse indépendance de 1913. Le Lavandou est casanier et regarde son fonds de
commerce rongé par une écologie tardive et un manque d’oxygène démocratique de son maire.
Voilà pourquoi l'opinion publique, forte d'une nouvelle génération d'électeurs, généralement longue à la détente mais logique dans son comportement, usée par la recherche de la gestion
magique et tant de promesses non tenues, changera le casting en 2014.
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