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Nicolas Sarkozy a passé trois semaines à Marrakech, dans un Riad de la royauté, avec son épouse Carla et leur petite fille Giulia. Selon un proche cité par Le Journal du Dimanche, "il ne va pas trop mal. (...) Je ne sens aucune déprime chez lui, plutôt de l'ennui". Le JDD précise que l'ancien président sera en mesure de prendre possession à la fin de la semaine de ses nouveaux bureaux, rue de Miromesnil dans le 8e arrondissement de Paris, non loin de l'Elysée. En tant qu'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy devrait siéger au Conseil constitutionnel dès septembre. A plus long terme, une fonction au niveau européen pourrait l'intéresser, croit savoir le journal dominical. Toujours selon le JDD, Nicolas Sarkozy a eu des entretiens téléphoniques la semaine dernière avec Brice Hortefeux, Franck Louvrier, Alain Juppé, Henri Guaino, Jean-François Copé, Claude Guéant, Christian Estrosi, Nadine Morano, Bruno Le Maire et François Fillon. Nicolas Sarkozy, qui redeviendra un justiciable ordinaire le 15 juin après cinq années d'immunité pénale, "se conformera" à son nouveau statut, a déclaré Brice Hortefeux. Il pourrait être inquiété dans plusieurs affaires de malversations financières présumées: dossiers Bettencourt, Karachi et Kadhafi

 

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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 01:23

Alors que 70% (Ifop) des français pensent que la France est en déclin et que 54% (BVA) jugent que la classe politique est corrompue, les « affaires » affectent fortement leur moral au plus bas depuis 20 ans. Désormais 76% des sondés ne font plus confiance à leurs élus. Prompte à donner des leçons de morale au monde entier, la France n’a pas de quoi être fière de son classement au hit-parade de la corruption à la 22ème place, loin derrière ses partenaires historiques plus vertueux. Curieusement les pays les plus corrompus sont ceux où l’interventionnisme étatique est le plus fort. Est-il en effet raisonnable de laisser le pot de miel sous la garde de l’ours ? Si nous voulons réduire la corruption, il nous faut réduire le rôle du pouvoir public.
coq Tout y passe: police, agents des impôts, fonctionnaires territoriaux, maires… pris en conflit d’intérêt, trafics d’influence, cumuls des mandats et des indemnités, techniques d’enrichissement personnel, fausses factures sur le dos du remboursement des frais de campagne, remboursement de frais personnels sur le dos des partis politiques... L’exemple venant de plus haut, c’est tout le champ de l’échiquier politique qui est touché, mais pas seulement réduit à la droite et à l’UMP. La corruption est partout.
Culturellement, le politique est un adepte de l’humiliation et de la division pour arriver à ses fins, dominer ses administrés, réduire et ridiculiser ses opposants. Ces techniques sont directement héritées du manichéisme chrétien : noir ou blanc, enfer ou paradis ! Sociologiquement, pour l’opinion,  le corrompu est un homme plutôt de droite ou de centre-droit. Il peut lui arriver, à l’occasion, de se dire de gauche ou de se croire à gauche. C’est un manipulateur, un bonimenteur et surtout un fin psychologue. Il est élu  avant tout pour se servir de la République, pour préserver, surveiller ou développer ses intérêts. Derrière des allures “bonhomme” et le bon mot facile, c’est un homme qui se croit le seul à travailler, et sans lui la terre s’arrêterait de tourner. Il voue, en général, une aversion aux fonctionnaires, sauf à ceux qu’ils contribuent à faire embaucher dans les collectivités pour qu’ils lui permettent d’étendre son influence partout autour de lui. Il sait faire travailler les autres. Il a tout compris du goût si singulier des hommes à être fasciné par les hommes forts. Deux  récites le résument assez bien dans son quotidien : «… comment ça va depuis la dernière fois ? » (alors qu’il ne vous remet pas) ou encore «… alors qu’est-ce qui vous arrive de méchant ? » (alors que c’est lui l’auteur du problème)
C’est aussi un homme, en général, extrêmement “intelligent”, analytique et synthétique à la fois. Il a toujours au moins 10 coups d’avance sur tout le monde. Il aime l’argent pour le pouvoir et l’image qu’il lui confère. Montrer sa “puissance” aux autres (et leur dépendance à ses décisions) est l’une de ses rares petites jouissances personnelles. Il veut laisser, à la postérité, l’image d’un homme qui s’est voué corps et biens à sa ville, à sa famille qu’il cherche à mettre à l’abri du besoin.
Que dire de la situation de la France ? Elle est mal placée par rapport aux pays occidentaux comparables. Or la France est l’un des pays les plus interventionnistes, avec un grand nombre de réglementations arbitraires freinant l’activité, qu’il est tentant d’essayer d’assouplir par le jeu de la corruption. La cause majeure tient ici au fait que l’Etat revendique des responsabilités qu’il ne devrait pas exercer. C’est vrai dans le domaine de la construction, de l’urbanisme, de l’installation des grandes surfaces, des marchés publics en général. Plus la collectivité intervient, plus les occasions de corruption se multiplient, en raison des liens entre l’économie étatisée et la politique. Fondamentalement, la corruption vient du secteur public et est quasi-inexistante dans le secteur privé. Elle est le fruit du trop-plein de l’ordre politique dans l’ordre marchand, quand le premier sort de son rôle et envahit le second (par l’intermédiaire de structures ambiguës : EPIC, associations loi 1901….). Comme cela se passe dans de nombreux pays du tiers monde, où rien ne se fait sans l’Etat et donc sans corruption ou à fortiori dans les économies planifiées. C’est hélas ce qui se passe en France où le poids des collectivités est la principale source de corruption. Pour retrouver l’éthique économique dont nous avons besoin, il faut 1. Faire reculer l’Etat. 2. Créer des richesses avant de les redistribuer. 3. Enlever le permis de dépenser sans limite aux collectivités, qui laissent perfidement  à la charge du privé les impôts et les déficits.
Faudra t ’il attendre que le FMI frappe à notre porte pour faire le ménage?

Par Liliane Guiomard - Publié dans : Politique - Communauté : Le Lavandou
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