Partager l'article ! La jeunesse tourmentée par la droite sécuritaire: Prison dès 13 ans, loi Hadopi, couvre-feu à 23h, bavardage en groupe limité à 3 ados , fl ...
L’incorrigible maire du Lavandou après avoir signé 22 permis de construire pour 62 appartements retoqués en dernier recours par le Conseil d’Etat et s’être vanté dernièrement d’avoir fait déplacer les magistrats de la Cour Administrative d’Appel de Marseille sur "les terrains de la Drome"…vient de gagner provisoirement son procès contre l’Association de Défense de l’Environnement de Bormes et du Lavandou qui défendait tout simplement une décision de l’Etat français. La question reste de savoir qu'est devenue l’écologie sur la commune du Lavandou pour garder si âprement le droit de bétonner ses derniers M2 disponibles sur le littoral ? La protection de l’environnement en avait déjà pris un sacré coup avec le refus de l’extension du périmètre de Port-Cros, ourdi par un astucieux référendum où le maire avait dépensé sans compter pour convaincre ses administrés de voter une nouvelle fois contre la volonté de l’Etat. Sans parler du Bol des Sables, rassemblement de quads pétaradants sur la plage du centre-ville ou le refus d’intégrer la Pointe du Layet au Conservatoire du littoral. Reste à comprendre pourquoi un tel acharnement du maire qui consiste mordicus à accorder aux promoteurs des permis contestés par le législateur. A croire que les intérêts des uns servent les intérêts des autres, comme souvent dans pareil cas. Le terrain en question fait l’objet d’un conflit depuis 20 ans qui n’est certainement pas terminé, d’autant qu’il pourrait servir d’argument aux écologistes dans la future campagne municipale où le maire se retrouve en situation délicate avec sa majorité UMP. Fort de ce résultat, il se prétend l'instigateur d'une jurisprudence qui servira désormais l'ensemble des communes du littoral français. Dont acte !
Prison dès 13 ans, loi Hadopi, couvre-feu à 23h, bavardage en groupe limité à 3 ados , flicage à l’école, permis à 6 points, interdiction de stade, de bizutage,
chasse aux clandestins, aux SDF, marginaux -en majorité jeunes pauvres - arrestation au facies, foulards, webcams partout, ligne gratuite pour délation, test ADN, fichiers jeunes, écoute des
portables, quadrillage militaire des cités… la panoplie de la droite sécuritaire s’abat sur la jeunesse française qui s’éloigne de la vie politique et s’exile -pour les chanceux - au-delà
de nos frontières ou s’abandonne dans le communautarisme. Cette machination pour séparer les populations utiles des populations inutiles est savamment distillée par la télévision politique où le
moindre incident est un raz de marée d’atteinte à la sécurité publique qui fige l’électorat craintif. La justice française est dépassée et la droite « père fouettard » oppose les
français en réveillant les vieux démons de l’identité nationale, qui jadis ont remplis le Vel' d'Hiv avec le zèle de sa bourgeoisie catholique. La note sera salée dans 10-20 ans quand ces
futurs actifs ne seront plus là pour payer les retraites et l’appareil d’Etat, réglant d’un coup leur compte avec cette société régressive qui les rejette à coup de lois liberticides.
Métro, boulot -quand il existe- dodo est la vision angélique du politique pour notre jeunesse, laquelle ne peut plus fumer, boire, draguer, surfer, conduire… mais peut toujours jouer au PMU,
s'adonner aux gadgets de la Française des jeux ou se féliciter de nos ventes d’armes (3ème fournisseur mondial) sans craindre le coup de bâton ! Sur le terrain, les communes ne sont pas
en reste : interdiction de musique, jeux, attitude vestimentaire, fête, libre expression, suppression des aides… avec retour au moule scoutisme, éducation religieuse, arbre de
Noël, kermesse, veillée au coin du feu et langues régionales. Pourquoi la droite sécuritaire n’aime t’elle pas ses jeunes turbulents, manifestants, rebelles à l’autorité, créatifs,
imprévisibles ? Où va –t’on à se couper des électeurs de demain qui façonneront de toute façon la société à leur image ? Malheureusement l’exode de nos diplômés s’accompagne maintenant
d’un mal-vivre et d’une pulsion d’exil qui les précipite vers des pays plus permissifs. Espérance que revendiquaient déjà leurs parents en mai 68. Mais l'ensemble du secteur de la sécurité
publique c'est aussi du gros business. Policiers, vigiles, surveillants, gendarmes... représentent presque 400 000 emplois en France, en croissance constante avec de nouveaux métiers
autour de la biométrie (identification humaine- vendue récemment à la Chine), des caméras intelligentes, des entreprises d'intelligence économique (stratégie du risque), le bracelet
électronique et bientôt les prisons privées. Imaginez toute cette énergie sécuritaire au seul service du travail… la France n’aurait plus de chômeurs, ni de problème avec sa jeunesse,
première victime avec 21% sans emploi ! Enfermer plus tôt, relâcher plus tard, élargir la clientèle c'est un bon plan marketing qui rapporte soit de l'argent, soit des voix !
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