Partager l'article ! Les lavandourains ne sont pas indignés, ils sont résignés !: La dette ? bof..! les divagations ? bof..! l’autocratie du maire? rebof..! Le l ...
Nicolas Sarkozy a passé trois semaines à Marrakech, dans un Riad de
la royauté, avec son épouse Carla et leur petite fille Giulia. Selon un proche cité par Le Journal du Dimanche, "il ne va pas trop mal. (...) Je ne sens aucune déprime chez lui, plutôt de
l'ennui". Le JDD précise que l'ancien président sera en mesure de prendre possession à la fin de la semaine de ses nouveaux bureaux, rue de Miromesnil dans le 8e arrondissement de Paris, non loin
de l'Elysée. En tant qu'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy devrait siéger au Conseil constitutionnel dès septembre. A plus long terme, une fonction au niveau européen pourrait
l'intéresser, croit savoir le journal dominical. Toujours selon le JDD, Nicolas Sarkozy a eu des entretiens téléphoniques la semaine dernière avec Brice Hortefeux, Franck Louvrier, Alain Juppé,
Henri Guaino, Jean-François Copé, Claude Guéant, Christian Estrosi, Nadine Morano, Bruno Le Maire et François Fillon. Nicolas Sarkozy, qui redeviendra un justiciable ordinaire le 15 juin après
cinq années d'immunité pénale, "se conformera" à son nouveau statut, a déclaré Brice Hortefeux. Il pourrait être inquiété dans plusieurs affaires de malversations financières présumées: dossiers
Bettencourt, Karachi et Kadhafi
La dette ? bof..! les divagations ? bof..! l’autocratie du maire? rebof..! Le lavandourain n’est pas
curieux du destin communal. Il vit seul dans sa bulle et se manifeste seulement auprès du maire lorsque son intérêt personnel est menacé. Ces petits arrangements en tête à tête sont la force du
maire qui divise ses administrés depuis belle lurette afin de se maintenir au pouvoir sans risque. Petit à petit, il s’est transformé en guide suprême, en recours et aucune sanction ne
viendra lui demander réparation dans l’exercice partial de son autorité. Ce comportement tribal n’est pas unique en France où il n’est plus exceptionnel de voir un maire établi à vie, faute d’une
détermination populaire.
Comme dans un vieux couple, le
mimétisme entre lui et son électorat devient banal. A force de cohabitation, une commune maintient contre nature le maire qui lui ressemble et souvent l’équipe qui va avec. Par
exemple, l’esprit frontiste est typique de la mentalité varoise. Doux mélange de corsitude, de racisme, de fierté, d’indiscipline avec une pointe de nationalisme chauvin où l’apprentissage sur le
terrain est plus profitable que l’université. Cette illusion attire aussi le touriste de passage ébloui par sa coûteuse semaine de vacances idyllique et tenté de rester dans son rêve. Mais
que faire si loin des capitales où culture, cinéma, sorties, amis manquent à l’appel ? C’est toute la contradiction des villes du littoral varois, organisées pendant les bons mois de pêche
estivale et figées le reste de l’année. Restaurants fermés, animations en berne, désertification culturelle, patinoire désuete, bol des sables pétaradant, loto des anciens combattants, service
minimum…! Ce cycle constant de la station balnéaire estampillée "carte postale" n’a jamais été rompu, faute d’idées et de volonté municipale. Pourtant quelques villes comme Saint-Tropez, Saint
Raphael…s’en sortent mieux, mais avec combien d’efforts et de déceptions ? Etonnant paradoxe du sud où le citoyen ne s’indigne jamais et se résigne à attendre la saison suivante, fermant les yeux
sur la gestion condamnable de sa mairie dont il a intégré les contraintes fiscales, les décisions étranges, les déficits et les passe-droits. Manipulé par la menterie coutumière, le
lavandourain est tout aussi résigné et ne se fait aucune illusion sur le pouvoir en place, pour lequel il a voté par défaut. Il sait trop comment fonctionne le système et parfois l’encourage par
son silence. Sauf que ce coup-ci l’usure du pouvoir est au prochain rendez-vous, avec une problématique financière assez inconfortable sur les deux années à venir et des projets toujours à l’état
de promesses. Faire amende honorable sur ses fautes de gestion et promettre du "sang et des larmes" dans une administration plus rigoureuse de la commune ne seraient pas du meilleur effet pour
l’équipe sortante. Entre augmenter les impôts, décréter un plan de rigueur, résister à l’emprunt et continuer à crier victoire à tout propos…le locataire de la place Reyer va devoir naviguer à
vue face aux récifs électoraux. D'autant qu'une partie de l'équipage se prépare à sauter par dessus bords !
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