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Nicolas Sarkozy a passé trois semaines à Marrakech, dans un Riad de la royauté, avec son épouse Carla et leur petite fille Giulia. Selon un proche cité par Le Journal du Dimanche, "il ne va pas trop mal. (...) Je ne sens aucune déprime chez lui, plutôt de l'ennui". Le JDD précise que l'ancien président sera en mesure de prendre possession à la fin de la semaine de ses nouveaux bureaux, rue de Miromesnil dans le 8e arrondissement de Paris, non loin de l'Elysée. En tant qu'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy devrait siéger au Conseil constitutionnel dès septembre. A plus long terme, une fonction au niveau européen pourrait l'intéresser, croit savoir le journal dominical. Toujours selon le JDD, Nicolas Sarkozy a eu des entretiens téléphoniques la semaine dernière avec Brice Hortefeux, Franck Louvrier, Alain Juppé, Henri Guaino, Jean-François Copé, Claude Guéant, Christian Estrosi, Nadine Morano, Bruno Le Maire et François Fillon. Nicolas Sarkozy, qui redeviendra un justiciable ordinaire le 15 juin après cinq années d'immunité pénale, "se conformera" à son nouveau statut, a déclaré Brice Hortefeux. Il pourrait être inquiété dans plusieurs affaires de malversations financières présumées: dossiers Bettencourt, Karachi et Kadhafi

 

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Dimanche 10 octobre 2010 7 10 /10 /Oct /2010 13:16

Ca y est ! nous sommes enfin dans la cour des grands, menacés par Al-Qaida, la finance internationale, l’Europe, le CAC 40, les israéliens, les africains, les roms, la CGT, le corps médical… et pour finir les français ordinaires mécontents de leur sort. C’est que la promesse électorale "travaillez plus pour gagner plus" s’est retournée contre son auteur. Alors, comme dans un dessin animé de Mister Bean, les cocus galopent après le petit homme du nouvel ordre mondial pour lui demander des comptes. Mais le malicieux a plus d’un tour dans son sac avec des arguments et un bon réseau d’amis comme parapluie.
tambourImaginez-vous dans le panier à salade des réformes furieusement secoué depuis 2007, au son du tambour. Vous avez une envie pressante d’en sortir en 2012. Au début personne n’osait se plaindre, mais à présent que les sondages s’effondrent à vue d’œil la porte de sortie est trop petite. Ce qui a fait titrer à l’Express "A-t-il déjà perdu ?" en parlant de Nicolas Paul Stéphane Sárkozy de Nagy-Bócsa.
Oui ! si le mécontentement mobilise trop longtemps ; non ! si la division s’installe parmi les grognons. Le véritable défi du gouvernement  n’est plus de donner du rabot,  murer  de la niche fiscale, ne pas remplacer ses fonctionnaires (d’ailleurs combien en avons-nous ?) ou traquer  le médicament,  mais bien d’arrêter le cercle infernal de la dette publique (1591 milliards d’après le complaisant Figaro).  Au pied du mur, la fermeté serait de frapper plus fort, avant que le choc ne soit aussi brutal que celui de la Grèce et bientôt l’Irlande. Les contorsions sécuritaires et autres écrans de fumée n’intéressent plus  les français, tous préoccupés  à ne pas  tomber sous le seuil  de pauvreté déjà franchi par 18 millions de compatriotes. Accessoirement, si on arrête de leur faire peur avec la grippe, le volcan Eyjafjöll ou d’hypothétiques bombes dans le métro, les citoyens peuvent encore entendre la TVA sociale, à condition de faire tomber  le bouclier fiscal (ce qui ne saurait tarder). L’erreur de nos gouvernants est de ne pas voir dans la rue plus loin qu’une mauvaise humeur sur les retraites, dont chacun sait que le système par répartition est fini. Le malaise est bien plus profond et anti sarkozisme, anti droite autoritaire et arrogante.
Expliquer le désastre de la France par les 35 heures, l’immigration, la fuite des  patrons est vain si l’Etat ne fait pas immédiatement une cure d’amaigrissement avec les autres cigales  que sont les collectivités et les mairies, appuyant trop facilement sur les impôts locaux.  Evidement le chantier est immense, impopulaire et il est peu probable qu’une mandature y suffise d’autant que l’incendie gagne les fidèles. Inutile de faire appel au FN, PCF, PS, NPA, Modem… par esprit de solidarité. Le mercato d’ouverture est bien terminé. La meilleure stratégie serait de geler les mauvaises annonces, liquider  les auxiliaires par un profond remaniement, comme autrefois le monarque faisait disparaitre les détenteurs de secrets. Le prochain gouvernement doit donner un gage d’apaisement au peuple. Cette mission impossible pourrait échoir  au centre droit dont il faut impérativement  au président garder les voix après avoir pompé les électrons libres de l’extrême droite. Les colombes contre les faucons contiendraient ainsi l’opinion publique pour mieux repartir  après les présidentielles. Ce scénario est très vraisemblable mais comme l’argent manque, le budget 2011 impactera fortement le vote 2012. Il est encore possible pour la France d’emprunter d’urgence 100 ou 150 milliards € aux pays arabes et aux chinois (agacés par notre soutien au nouveau Prix Nobel et qui diffusent  en boucle nos expulsions de Roms en réplique du Tibet), faire appel au FMI (amusé par notre leçon sur la  finance mondiale à la tribune de l’ONU),  ou encore aux numéraires de l’Opus Dei reçus en grande pompe par le Pape en compagnie de notre "cher" président, chanoine de la Basilique Saint Jean de Latran. Histoire de rappeler que le monde économique est dirigé par "l’Œuvre". Tout juste de quoi arriver aux élections  à cloche pied avec la menace d’un vote sanction pour 5 ans de désordre et d’incompréhension.

Par Renaud Persiaud - Publié dans : Société - Communauté : Le Lavandou
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Commentaires

dérape sérieux le pays surtout les grandes villes-au lavandou tu peux dormir tranquille à moins que sarko s’exile au cap nègre mais j’crois kilira a bregancon fortifié comme l’ile d’elbe

Commentaire n°1 posté par julien le 21/10/2010 à 08h05

Ce matin Melenchon a traité tous les politiques de "parasites de la société" qui n'ont pas d'autre boulot et jamais signé un contrat de travail. Cette vérité s'adressait à qui en particulier?

Commentaire n°3 posté par Samuel Ricard le 12/10/2010 à 09h49

"La plupart des hommes au pouvoir deviennent des méchants". Platon
En France le désamour des hommes politiques est au plus haut dans les sondages après les putes et les banquiers. Encore un petit effort pour gagner la timbale tricolore de l'opinion !!!!

Commentaire n°4 posté par opinion subway le 11/10/2010 à 17h10

REFORMER LA FRANCE EST UNE OBLIGATION IMPOSSIBLE A FAIRE SANS DOULEUR. SARKOZY A LE COURAGE ET L’ENTÊTEMENT POUR ALLER AU BOUT. JE CROIS QUE LE POUVOIR IL S'EN FICHE IL SE DONNE LES MOYENS POUR NOUS REMETTRE SUR LE CHEMIN. BON IL VA Y LAISSER DES PLUMES. SEUL BÉMOL L’INTOLÉRANCE ET LE STUPIDITÉ QUI GAGNENT CHEZ LES FRANÇAIS ININTELLIGENTS TROP HABITUES A L'ETAT PROVIDENCE

Commentaire n°5 posté par Louis Genot le 11/10/2010 à 08h56

Analyse pertinente qui promet un avenir bien sombre aux collectivités qui ne
vont pas tarder à creuser davantage leur déficit  ou bien se mettre à la
diète. Dans les deux cas elles changeront de main avec de nouveaux votants
peu disposés à se contenter de discours électoraux

Lavandou-Paris-Compiègne

Commentaire n°6 posté par Lavandou-Paris-Compiègne le 10/10/2010 à 20h33
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