Partager l'article ! Supplice chinois: Comment convertir un opposant à sa cause ? En le faisant manger dans sa main ! Une déferlante de commandes pour 20 milli ...
Nicolas Sarkozy a passé trois semaines à Marrakech, dans un Riad de
la royauté, avec son épouse Carla et leur petite fille Giulia. Selon un proche cité par Le Journal du Dimanche, "il ne va pas trop mal. (...) Je ne sens aucune déprime chez lui, plutôt de
l'ennui". Le JDD précise que l'ancien président sera en mesure de prendre possession à la fin de la semaine de ses nouveaux bureaux, rue de Miromesnil dans le 8e arrondissement de Paris, non loin
de l'Elysée. En tant qu'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy devrait siéger au Conseil constitutionnel dès septembre. A plus long terme, une fonction au niveau européen pourrait
l'intéresser, croit savoir le journal dominical. Toujours selon le JDD, Nicolas Sarkozy a eu des entretiens téléphoniques la semaine dernière avec Brice Hortefeux, Franck Louvrier, Alain Juppé,
Henri Guaino, Jean-François Copé, Claude Guéant, Christian Estrosi, Nadine Morano, Bruno Le Maire et François Fillon. Nicolas Sarkozy, qui redeviendra un justiciable ordinaire le 15 juin après
cinq années d'immunité pénale, "se conformera" à son nouveau statut, a déclaré Brice Hortefeux. Il pourrait être inquiété dans plusieurs affaires de malversations financières présumées: dossiers
Bettencourt, Karachi et Kadhafi
Comment convertir un opposant à sa cause ? En le faisant manger dans sa main ! Une déferlante de commandes pour 20 milliards $ aura amadoué notre pourfendeur président sur l’autonomie du Tibet,
les droits de l’homme et la finance internationale. D’abord, il aura discrètement retiré
Hong Kong des paradis fiscaux, délégué un ex 1er ministre pour recoller les morceaux de la discorde
olympique, éloigné l’encombrant Dalai Lama de la bienveillante Carla, puis inauguré avec repentir le pavillon français de l'Expo Universelle, pour finalement inviter officiellement le président
chinois à Paris, peu dupe de ses contorsions. Protocolairement, pas question de tapes amicales dans le dos du président Hu Jintao comme il le pratique familièrement avec Obama, Barroso, Merkel. Ici c’est le choc culturel, avec d’un côté le productivisme planifié, de l’autre la finance débridée. Entre les deux, le transfert
technologique va bon train, toujours de l’Ouest vers l’Est. Pour la nation chinoise la patience et le temps ne comptent pas; tout le contraire de l’occident trop pressé et préoccupé par ses
échéances électorales permanentes. La Chine sait jouer du billard à bande. En donnant une commande de 102 Airbus à la France (assemblés en Chine), elle divise très directement les partenaires
européens concernés et s’installe comme leader dans le très fermé G20 présidé par le… président français. En remerciement de sa médiation, la France récupère une nouvelle commande d’uranium
(origine Niger, Australie, Canada) et - moins glorieux - de technologie militaire. Contrats toxiques, menacés d’interruption à tout instant pour faire tenir tranquille notre turbulent petit pays
(3 fois la population de Shanghai). Plus tard, la Chine décidera du sort de nos emprunts incessants
qu’elle détient avec ses alliés du Moyen Orient, mais par sagesse elle n’étrangle jamais un obligé qui peut servir ses intérêts. 3 jours ont suffi à la Chine, sans effet d’annonces, pour montrer au monde qu’elle détenait l’avenir politique de ses débiteurs. En termes élégants le président
français, si effronté, a mangé son chapeau ! Difficile pour lui de donner des leçons quand on compare les 1535 milliards de la dette française (-23.600 €/habitant) aux 2450 milliards de réserve
permanente de l'Empire du Milieu (+1650€/habitant). A moins que le plus chinois des deux ne soit pas celui que l’on croit ?
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