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Présentation

  • : Lavandou Tribune. L'info citoyenne, pas l'intox !
  • : Suivez l'actualité du Lavandou sur la tribune officielle des citoyens opposés à la reconduction continue de la majorité municipale sortante. Pour rappel : la liberté d’expression est un droit fondamental défendu par la Cour européenne des droits de l'homme (CDEH) et les lanceurs d’alerte sont protégés par la loi 2016-1691 relative à la transparence.de la vie publique
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Rassemblons Le Lavandou !

Les administrés* indignés par un cinquième mandat du même clan, réélu par 153 voix d'écart, expriment leur opposition dans cette tribune.
Ensemble, refusons l'incompétence et le clientélisme qui ruinent notre commune depuis 1995.
Ensemble,
 rassemblons le Lavandou de demain !


*47,54 % de votes contre la liste Regain aux municipales 2020

*44,55 % de votes contre la liste Regain aux municipales 2014
*25,15 % de votes contre la liste Regain aux municipales 2008

Recherche

Conseil municipal 2020-2026

Lavandou Rassemblement : 
*Jean-Laurent Félizia.
 
Stéphanie Boccard. Franck Giorgi. Gwenaëlle Charrier. Bertrand CarlettiI. Valérie Pasturel. Gilles Collin

 

Regain pour le Lavandou :
*Gil Bernardi maire

Adjoint(e)s: *Charlotte Bouvard. Bruno Capezzone. Laurence Cretella. Roland Berger. Nathalie Janet. Denis Cavatore. Frédérique Cervantes. Patrick Le Sage 
Délégué(e)s: Corinne Tillard. Philippe Grandveaud. Nathalie Christien 
Conseiller(e)s:
Cédric Roux. Carole Mamain. Jean-François Isaïa. Nicole Gerbe. Johann Koch. Laurence Touze-Roux. Nicolas Coll. Julie Roig. Jacques Bompas. Sandra Bianchi 

*Conseiller(e)s communautaires 

Vite lu

Le président fera une déclaration importante aux français le 28-10 à 20h (AFP)

Un reconfinement probable est à l'étude pour la région Paca après la Toussaint (FB)

Réactivation du plan Vigipirate autour des rassemblements religieux (AFP)

Boycott des produits et manifestations contre la France dans les pays musulmans (HP)

70 à 90% des pharmacies n'ont plus de stock de vaccins contre la grippe (FI)

L'application "TousAntiCovid" disponible sur smartphone est encore boudée (Ministre)

Incident diplomatique France-Turquie suite aux propos des présidents (F24)

Les communes annulent repas et colis de Noël par peur de propager la Covid-19 (FB)

L'Assemblé Nationale vote l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 16-02-2021 (AFP)

Couvre-feu dans le Var à partir du 24 octobre pour six semaines (Préfet)

Brexit. La France perdra 3,6 milliards € en exportation en cas de no-deal (Euler)

Couvre-feu. 46 millions de français contraints de rester chez eux de 21h à 6h (LP)

Une amende record de 4,3 milliards € contre Google infligée en 2018 par l'UE (FI)

Google poursuivi pour abus de position dominante aux USA (HP)

Vaccins contre la grippe en rupture de stock dans 60% des pharmacies (LM)

Europe la France cotisera 26 milliards € à Bruxelles mais en recevra 40 d'aides (AN)

Facebook interdit toutes publicités ou infos contre la vaccination de la grippe (AFP)

Sécurité Sociale le déficit serait de 44,7 milliards en 2020 contre 5,4 en 2019 (Bercy)

Le virus Covid-19 a déjà muté plus de 1000 fois depuis son apparition (HP)

Confusion des statistiques par amalgame entre Covid-19 et grippe saisonnière (Twitter)

Le président de la Région Sud et son bureau épinglés pour leurs salaires exorbitants (CRC)

Une loi en préparation va obliger les maires à réguler leur surfréquentation touristique (AN) 

Tempête Alex l'urbanisation incontrôlée à l'origine des dégâts exceptionnels (HP)

Création d'un observatoire national des agressions envers les élu(e)s (AMF)

56 % des américains prédisent la réélection de Trump qui "rattrape son retard" (NYT)

Cinéma. Le streaming vide les salles de cinéma désertées par la pandémie (Actu)

440 milliards € dorment à perte sur les comptes courants des français (BdF)

L'ex ministre de l'économie J.Cahuzac ne porte plus de bracelet électronique (FI)

La France toujours championne européenne des impôts : 46,1% du PIB ponctionnés (TC)

Faute de candidat éligible en 2022 la droite L.R. tente un accord avec Macron (LFI)

La Saur aurait "offert" 2 œuvres d'art à l'ex-maire d’Annonay contre un contrat d'eau (HP)

Le Lavandou classé 76 sur 100 communes du littoral méditerranéen où il fait bon vivre (V&V)

L'Iran émet un mandat d'arrêt international contre Trump après la mort de Soleimani (HP)

Carqueiranne "Monsieur X" doit rendre à la mairie 124.634 € détournés en 2012 (CEC)

19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 23:18

Le miracle Tapie ne sauvera pas la presse régionale. Coincé par une justice aveugle et un gouvernement socialiste revanchard, le groupe Hersant fonce vers la faillite. Juste avant les municipales, cette situation sème l'effroi parmi les maires de droite qui comptaient sur les pages locales pour faire leur publicité. "Tapie et Hersant vendez-nous ! " implore le Syndicat des journalistes (SNJ) ! Les salariés du groupe Nice-Matin (la Provence, Var Matin, Corse matin, Nice matin) sont de plus en plus inquiets. Alors que le groupe régional perd près d'1,5 M€ par mois, l'éventualité d'un dépôt de bilan d'ici la fin de l'année a été évoquée, tandis que la suppression de 180 à 200 postes est présentée comme inévitable. La saisie des parts de Bernard Tapie dans GHM par les juges a eu pour effet de geler tous les investissements et le redéploiement prévus dans le groupe de presse. Les titres, en pleine mutation, vont désormais tout droit à la liquidation judiciaire. Pire ! cette disposition empêche l’opportunité aux propriétaires de vendre ou de laisser entrer un nouvel actionnaire. Pour récupérer, coûte que coûte, les 420 millions €, donnés par la justice à Bernard Tapie, en compensation d''une indélicatesse du Crédit Lyonnais, les juges n’ont pas vu les conséquences de leur décision médiatique et vont se retrouver maintenant à gérer un groupe de presse au bord de la faillite ou envoyer au pôle Emploi plus de 1200 familles ! 

 


08/12/2012
Groupe Hersant, touché coulé !
Prenez un lectorat complaisant, flattez-le au point de l’abêtir de contre-vérités, laissez mijoter quelques années et attendez le résultat. Si la mayonnaise ne prend pas assez vite, utilisez des journalistes défroqués, ceux qui se cachent derrière quelques mandats municipaux sans intérêt. Dans la rubrique "chiens écrasés" vous trouverez bien des informations stratégiques sur le bal des petits vieux, la dernière Miss Cacahuète, l’incontournable association sportive seniors et le gentil maire qui se décarcasse pour sa réélection. Malmené par 5 ans de gestion éditoriale à la gloire des baronnies de droite, les titres du groupe Hersant tombent un à un devant les tribunaux de commerce. Le prochain sur la liste est convoité par des repreneurs dont le seul nom effraie les petits soldats de la plume. charliehebdo-no64.jpg
"Nous refuserons d’être la danseuse de qui que ce soit, Bernard Tapie, François Pinault, Etienne Mougeotte, Rossel ou la Reine d’Angleterre ! Pour nous, le groupe Nice-Matin est une entité indissociable composée de Nice-Matin, Var-Matin et Corse Matin" expliquent-ils. Ben voyons !  Philippe Hersant l’héritier, réfugié fiscal Suisse, avec 215 millions € de créances sur le dos n’en a cure ! Il veut se sauver d’une mauvaise passe avant d’y laisser sa fortune. Bernard Tapie (qui a le soutien de Bercy) ou le groupe Rossel (soutenu par la BNP et déjà retoqué par les syndicats) annoncent la couleur: plus question de gratte-papiers de complaisance, de presse d’opinion et des petits arrangements entre copains ! La Provence, Nice Matin, Var Matin et Corse Matin doivent devenir des journaux d’information intelligents. Et si la mariée échappait à Tapie ou Rossel, elle ira directement aux Restos du Coeur. Pour les banques créancières, l'aventure Hersant aura toutefois le goût amer d’une perte de plus de 150 millions €. Une grande majorité d'entre elles défendrait la solution d'une offre globale de rachat de leurs créances, de préférence à la solution de vente séparée des différents journaux initialement envisagée. Comment les "honorables pigistes", vrais-faux journalistes, sont-ils arrivé à couler ce puissant groupe de presse ?...alors que la charte déontologique de la SNJ (Syndicat National des journalistes) proclame: "Le droit du public à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste guide le journaliste dans l’exercice de sa mission. Cette responsabilité vis-à-vis du citoyen prime sur toute autre". Pour Var Matin, la dérive commence aux municipales de 2008, lorsque les plumitifs sentant le vent tourner se sont improvisés entremetteurs entre les candidats et la presse locale. Prix de la contrepartie: un poste de dircom, dircab, conseiller municipal, conseiller technique, directeur de campagne…juste une petite planque dorée ! L’idée a payé et le nouvel élu comblé de sa fourberie s’est offert un service de presse à sa botte avec les millions € évaporés du groupe Hersant. Sans Var Matin, pas de caisse de résonance auprès de cet électorat des rubriques nécrologiques et des mots croisés. Un fonds de commerce en perdition, à la vitesse de remplissage des cimetières, face à l’information instantanée. Dans le sud de la France, le groupe Hersant a entretenu l'idéologie d'une danseuse adroite et perdu la main sur ses troupes, de connivence avec les barons locaux. Aujourd’hui, tout est remis en cause jusqu’à l’existence de la presse locale le dos au mur ! 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 23:13

Malgré sa mauvaise gestion taclée par la Cour des Comptes et son absence affligeante de stratégie, personne n’a jamais demandé sa démission. Si l’on est républicain il suffit d’attendre que le fruit tombe tout seul à l’occasion de l’échéance démocratique de 2014. Ce sera celle du désaveu d’un pilotage aveugle dans l’idéologie d’un seul individu avide du pouvoir. Un catalogue de déni démocratique (faux débats, manipulations, décisions arbitraires, validations à postériori, muselage de l’opposition…) a su habilement manœuvrer l’opinion pendant 18 ans, sans sortir le Lavandou du statut de petite station balnéaire varoise où il ne s’y passe rien pendant 7 mois de l’année. Insensibles à Var Matin, aux flonflons, sardinades, feux d’artifices, plaquettes luxueuses… les touristes n’auront retenu que les prix exagérés, la malbouffe, la kermesse, le stationnement pléthorique, l’accueil à minima... inversement proportionnels aux louanges de l’office de tourisme sur ce "petit paradis". democratie.jpgPendant que le contribuable finance les couteuses installations, l’excès de municipaux, les nuisances d’une surpopulation estivale, les emprunts et le train de vie d’une  mairie en dérive... la justification municipale est toujours : plus de touristes, d’équipement, de fêtes, et de dépenses… L’image du maire est progressivement passée de sauveur en 1995 à fossoyeur en 2013, encouragée par l’atonie de son opposition interdite d’expression. Monsieur "girouette" n’a malheureusement pas su donner un nouveau souffle au Lavandou et s’est contenté d’exploiter jusqu’à la corde ses 12 km de littoral dans un rôle de séducteur obsédé par l’apparence sans voir les rides du temps. Ce que n’a pas compris ce courtisan du passé, donneur de leçons, qui cultive à longueur d’année le sénior, est l’évolution du monde. Il n’a pris que trop tardivement le virage d’internet, de l’intercommunalité et flatté les certitudes gauloises de son vieil électorat.  Son narcissique style « on craint degun » est devenu le fléau de l’image institutionnelle qu’il propage. Les administrés ont trop facilement fermés les yeux sur ses mauvaises décisions municipales imposées dans le même mépris bourgeois infligé aux pescadous par les borméens d’antan. Un changement de cap du Lavandou est majoritairement attendu, mais la succession laisse pressentir une mauvaise situation financière que révélera un audit. L’absence de concertation avec nos voisins et de respiration démocratique pèseront un temps sur l’indispensable reconstruction relationnelle. La démission du maire n’est pas utile avant l’heure, mais pousser le sortant vers un quatrième mandat, ferait perdre encore 6 ans au Lavandou qui décrocherait définitivement de la compétition économique. Avis partagé par les banquiers, les promoteurs et quelques enrichis de ces trois mandats sucessifs. L’actuel locataire n’est plus une garantie de leurs petites affaires. Ils préfèrent investir sur une nouvelle équipe plus ambitieuse pour le Lavandou.

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 18:05

Mise à jour 24/04/2013 
Les gouvernements se succèdent sans succès contre le chômage et la dette. De droite comme de gauche, les français vont de déception en réalisme. Finalement, le gros mot « crise » existe.  D’après Mélenchon c’est le revenu du capital contre les revenus du travail, mais vu de Chine c’est l’absence de téléologie politique depuis 30 ans qui donne ce résultat. Ainsi les 27 pays d’Europe sont embarqués dans une spirale descendante. La litanie est la même : trop de fonctionnaires, trop de charges, une classe politique omnipotente défendant ses privilèges, un bras de fer entre l’Etat régalien et le pouvoir de la rue…Combien de temps ? La ligne Maginot de fermeture des frontières, du consommer français, de sortir de l’Europe, de la chasse aux sans papier…cachent mal une triste réalité : nous sommes plus qu’endetté, notre recherche et développement est en panne, nos exportations  sont ridicules, nos élites s’enfuient vers de meilleurs cieux et nous continuons à développer de grandes théories sur notre influence internationale. Reformer la France c’est moins de fonctionnaires, une meilleure organisation collective, une simplification législative, financer les initiatives, chasser les cumulards politiques dans les moindres communes.  Nous préférons tondre ou casser l’œuf plutôt d’avoir le courage de nous remettre en cause. Nous n’avons plus la liberté, ni l’égalité, conservons au moins la fraternité qui consiste à dire toute la vérité à nos concitoyens. N’est-ce pas Monsieur Gil Bernardi ?

 

 

Mise à jour 06/04/2013
L’affaire Cahuzac fait ricaner l’UMP, pétitionner l’UDI, rayonner Mediapart, grossir le FN... Mardi noir pour la politique, de la gauche (Guerini) à la droite (Sarkozy). Les français se détournent des élus en les mettant tous dans le même sac des menteurs et bonimenteurs patentés. Les illusions sont perdues, mais la réparation sera sévère. Pas dans les urnes, mais dans les tribunaux de la République car l’opinion veut des têtes, des radiations à vie, des remboursements, des embastillés. Peu importe le parti, elle veut la vérité que la vérité dans cette folie du mensonge institutionnalisé. La presse d’investigation, celle combattue par le pouvoir, a su résister face aux pressions, perquisitions, écoutes… une référence accompagnée par Anticor  qui va s’inviter dans les prochaines municipales afin de contrôler les promesses, les bilans et les actes des professionnels du pouvoir.  L’administration se chargera des comptes de campagne, des patrimoines. Les juges des recours.  Plus question de tolérer le moindre écart sans sanction contre les auteurs directs et indirects. Les politiques, par avidité personnelle, ont corrompus notre société et non l’inverse. De Paris au Lavandou, les citoyens organisent une chasse aux mystificateurs à coup de balai. La moralisation politique est d’une urgence absolue pour notre démocratie !

 

13/05/2010
Rendez-vous avec la démocratie
Avec l’Alsace, le Var reste un fief de la droite dure où les anciennes troupes du  FN  se sont progressivement amalgamées aux effectifs de l’UMP, depuis son naufrage financier et quelques stages de décontamination dans les permanences locales de leur hôte. Ordre et rigueur restent les fondamentaux d’inspiration FN que la droite exporte jusque sur les bancs de l’Assemblée pour masquer la triste réalité économique du pays. Dans cette mouvance du moment,  le Var est considéré singulièrement à gauche de la vraie droite. Avec un peu de réalisme, le problème du département est ailleurs. Le corps électoral est vieillissant, ancré sur la peur de perdre ses acquis, d’où la dérive sécuritaire, l’autarcie  et l’immobilisme. Terre de migrations, le Var ne peut continuer à embarquer à cette vitesse tous les psychopathes d’Europe sans risquer l’implosion de ses infrastructures, de sa fiscalité, de son environnement et compromettre son avenir.  La suppression suggérée du département – seule soupape sociale - au profit d’une plus vaste région n’apportera pas plus de solutions. D’autant que l’écologie va devenir la préoccupation N°1 des citoyens prêts à migrer sur la planète, pourvu que la vie y soit plus agréable et moins chère. L’UPM (Union pour la Méditerranée) a jetée les bases d’un nouvel espace et le Maroc, la Tunisie jusqu'à l’Afrique occidentale se préparent à récupérer nos retraités abandonnés à leurs maigres ressources pour faire travailler leurs innombrables chômeurs.  Laminée sur le plan industriel par l’Asie; sur la recherche par les USA-Canada ou sur l’agroalimentaire par les nouveaux membres européens, la France manque de souffle, ne sachant saisir son seul fonds de commerce encore à construire : le tourisme. Accueil désastreux, prix prohibitifs, animations inexistantes, hôtellerie désuete, arnaques en tout genre font fuir les candidats. Dans nos communes, nos politiques, monstres d’arrogance, sont victimes de l’idéologie du bâton et nombre de faux démocrates paralysent la société civile et l’initiative privée. L’interdiction du cumul des mandats, l’impossibilité de se succéder à soi même, le retour au bénévolat sont les pistes de travail que Bruxelles veut imposer en 2014 pour faire passer la France du paternalisme au libéralisme. De la modélisation à la suédoise, une nouvelle génération à la cause publique pourrait ainsi voir le jour. D’ici là, combien de scandales et d'injustice dans le Var ?
 


PROPOSITION DE LOI N°1812

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 8 juillet 2009
visant à créer une
séance spéciale du conseil municipal

consacrée à des
questions orales d’actualité locale

présentée par Mesdames et Messieurs
Jean-Pierre GIRAN, Loïc BOUVARD, Françoise BRANGET, Jean-François CHOSSY, Dino CINIERI, François CORNUT-GENTILLE, Bernard DEBRÉ, Jean-Pierre DECOOL, Michel DIEFENBACHER, Jacques DOMERGUE, Guy GEOFFROY, Georges GINESTA, Jean-Pierre GORGES, Christophe GUILLOTEAU, Françoise HOSTALIER, Pierre LASBORDES, Marc LE FUR, Patrice MARTIN-LALANDE, Henriette MARTINEZ, Jacques MASDEU-ARUS, Jean-Philippe MAURER, Damien MESLOT, Pierre MOREL-A-L’HUISSIER, Renaud MUSELIER, Jean-Pierre NICOLAS, Jacques REMILLER, Jean ROATTA, Francis SAINT-LÉGER et Guy TEISSIER,

EXPOSÉ DES MOTIFS

La démocratie locale ne peut fonctionner que si, d’une part, la majorité peut constituer un exécutif stable et si, d’autre part, les minorités peuvent bénéficier de suffisamment de moyens d’expression et de contrôle.
La réglementation actuelle accorde certes aux minorités le droit de poser une question orale au conseil municipal (article L. 2121-19 du code général des collectivités territoriales) ; mais, le plus souvent, cette question est reléguée en fin de conseil et a du être déposée auprès du maire plusieurs jours avant sa convocation. On est donc conduit à constater que cette procédure reste très insuffisante et qu’elle ne permet pas aux élus de l’opposition de se faire véritablement entendre. Dès lors, son utilisation reste marginale et les séances habituelles de conseil municipal s’apparentent trop souvent à des chambres d’enregistrement émettant des communiqués de presse.
En conséquence, et à l’instar de ce qui se fait dans les assemblées parlementaires, il paraît indispensable que soit organisée, une fois tous les trois mois, une séance du conseil municipal entièrement dédiée à des questions orales d’actualité locale. Ces questions s’adresseraient à l’exécutif municipal (maire et adjoints au maire) et seraient posées, à parité, par la majorité d’une part et par l’opposition d’autre part, au prorata de l’effectif de chacun des groupes la composant pour cette dernière.
Ainsi, sans que l’ordre du jour ne soit, pour une fois, établi par la seule majorité, un débat démocratique pourrait enfin véritablement s’instaurer dans une enceinte où, il faut le rappeler, il n’existe ni la possibilité de déposer pour l’opposition une proposition de délibération, ni un véritable droit d’amendement.
La durée maximale de chaque réponse serait identique à celle de chaque question. Le temps total dévolu à ces questions orales au conseil municipal serait au minimum de une heure et l’ordre de passage des questions de l’opposition tiré au sort.
Cette procédure pourrait être, à leur initiative, adoptée par les conseils généraux et les conseils régionaux.
Tel est l’objet de la présente proposition de loi qu’il vous est demandé d’adopter.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

Après l’article L. 2121-19 du code général des collectivités territoriales, il est inséré un article L. 2121-19-1 ainsi rédigé :
« Art. 2121-19-1 – Le conseil municipal organise, une fois par trimestre, pour une durée ne pouvant être inférieure à une heure, une séance de questions orales portant uniquement sur l’actualité locale.
« Lors de cette séance, le conseil municipal reste présidé par le maire.
« Les questions sont posées, à parité, par les membres de la majorité municipale, d’une part, et par les membres des groupes d’opposition d’autre part. Le nombre de questions posé par chacun de ces derniers est défini au prorata du nombre de leurs représentants au conseil municipal.
« Les questions sont posées uniquement à l’exécutif du conseil (maire et adjoints au maire) par les autres membres de l’assemblée. Le même temps de parole est attribué pour formuler les questions et pour présenter les réponses.
« L’ordre de passage des questions des membres des groupes d’opposition est défini par un tirage au sort opéré en début de séance par le maire. Ces questions alternent avec celles des membres de la majorité. »

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 00:05

Gil Bernardi, maire du Lavandou, a de saines lectures. Il vient récemment de prendre conscience que le Web, ce "machin" qu’il croyait jusqu’à peu, réservé aux femmes en quête de recettes de cuisine ou autres patronages de tricot, pouvait diffuser le poison de la libre expression citoyenne dans sa commune. Ses administrés sont demandeurs et friands d’une information différente et crédible qui porte un autre regard, plus critique, que les organes d’information traditionnels d’une commune. Les gazettes et autres revues municipales, largement financées par le denier communal et par les redevables commerçants en quête de bonne grâce, ne sont plus appréciées, victimes de cette lénifiante autosatisfaction qui s’affiche  sans retenue. .Dès potron minet, notre édile prend connaissance des pertinences déversées dans les colonnes de Lavandou tribun, analyse les commentaires et maudit  les malandrins qui osent critiquer son indiscutable préscience  à gérer la commune…
Il faut bien reconnaitre qu’à ce jour, il est resté silencieux, voire stoïque, face aux attaques de ses nombreux opposants, de tous bords et de toutes sensibilités… consciemment ou pas, il y trouve quelques intérêts… Il peut y prendre le pouls du village à quelques mois des élections sur son image fort défraichie qu’il traine comme un boulet rouillé par 19 ans de règne sans partage. Il peut ainsi corriger le tir. Soyons clairs: Les lecteurs  de Lavandou Tribune vont chercher l’information qui manque ailleurs. C’est une démarche volontaire  qui démontre l’intérêt qu’ils prêtent à la politique locale. Les scores sont là qui démontrent leurs implication et expression. Tous ne sont pas forcément d’accord avec les propos qui s’y tiennent, mais tous sont sensibles à cette information nouvelle que les quotidiens d’une presse régionale exsangue n’ont pas su appréhender . Si la presse régionale souhaite reconquérir ses lecteurs (Var Matin = 350 ex/jour  au Lavandou), il serait temps pour elle  d’en finir avec  le clientélisme où l’information de patronage , crêpes, sardinades, communions solennelles et autre vin de messe… qui  passent sous l’éteignoir l’endettement, les décisions de justice  ou le rapport calamiteux de la Chambre régionale des Comptes... Hélas pour la vérité, les considérations financières entrent en jeu. Un maire, décideur de pages de publicité au frais de la commune, coupera  la pompe à fric, si l’information  véhiculée  n’a pas l’heur de lui plaire…
A bon  entendeur, salut !  Mais je m’égare. Revenons à nos moutons …Gil 1er s’est trouvé un coupable. Le tissu d’inepties, fables, mensonges  et autres fariboles, est l’œuvre d’un seul mécréant. Un sournois  qui trouve ainsi vengeance putride à sa mise à l’écart  de Cavalière. Son nom ? il le signe à la pointe de l’épée d’un  Z  qui  veut dire  Zéro ! Zéroooo ! Sauf qu’en d’autres lieux de réflexion (hors de son étroite intelligence) cette lettre a une toute autre signification dont il pâtira en 2014 ! Ce Parenty, puisque c’est de lui dont il s’agit, c’est la mauvaise foi personnifiée, un menteur, une plaie !  Il est la plume au vitriol de cette insignifiante opposition, ce groupuscule nocif – Lavandou Ensemble - qui déblatère sans vergogne dans les colonnes de ce brulot nébuleux qu’est Lavandou Tribune… Le tacler, c’est lui donner trop d’importance. Le poursuivre en Justice, c’est lui faire trop de publicité pour un résultat non garanti. La seule parade possible de l’éreinté, c’est de faire le gros dos en se drapant dans la dignité du faux démocrate bafoué, irréprochable en public…Ce que n’a pas compris l’intéressé, c’est que les colonnes de Lavandou Tribune lui sont ouvertes, sans aucune censure, à contrario de celle qu’il exerce  régulièrement sur les gazettes municipales. Il pourra se plaindre que seuls les commentaires  critiques sur sa prose resteront  pour la plupart anonymes. C’est hélas, la conséquence de ce nous vivons au Lavandou.. S’exprimer démocratiquement vous garantit les plus basses manœuvres de rétorsion sur l’obtention d’un  permis de construire, une ouverture tardive, les terrasses commerciales, les contrôles de sécurité, l’attente d’un  logement social,  avec l’assurance que tout sera fait pour vous pourrir la vie. Les candidats à l’expression  libre et critique  se ravisent  et choisissent l’anonymat. On peut le comprendre…
Moi j’ai donné. L’assassinat social, je l’ai vécu !  

Arnaud Parenty, élu d’opposition Lavandou Ensemble … 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 00:06

Lundi 7 janvier 2013. Pas moins de trente fautes de syntaxe, de rabâchage et d’orthographe dans cette causerie fleuve endurée par les masochistes du gobelet de l’amitié. En synthèse de cette prosopopée de la Divine Providence... j’ai bien travaillé, je suis satisfait de moi. Grâce à ma sagacité, nous avons échappé au pire. Pour votre argent, vous pouvez dormir tranquille...la Chambre régionale des comptes m’a remis un brevet de bonne gestion. Je n’ai que de bonnes idées d’animation afin de remplir notre village de cochons de payants. D’ailleurs la fête du centenaire restera entre nous. Le climat se dérègle, mais heureusement pour vous je veille au grain…de sable. J’ai voulu l’intercommunalité et je relance l’emploi des jeunes tout en bichonnant les vieux...Amen ! Après Jean-Jacques Rousseau, mal cité aux vœux de 2012, voici  venir Diderot dont l’extrait sur le bonheur est une adaptation de notre érudit. Nous lui préférerons celle-ci :
" Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté ". Confucius. 
Pour ceux qui ont échappé involontairement (ou volontairement) au chant du cygne en voici la rediffusion publique. Amateurs de la langue de bois, concentrez-vous, chaque mot compte !


"Au moment où nous entamons ensemble une nouvelle année, et sans vouloir « plomber » l’ambiance, comment ne pas évoquer cette nouvelle épreuve, qui – 4 ans, presque jour pour jour après la catastrophe naturelle qui a ravagé notre Commune, le 18 décembre 2008 – a de nouveau affligé Le Lavandou d’une improbable pluie centennale ?...Tant elle est présente dans tous les esprits…Ou, encore une fois, le déluge s’est abattu sur nos collines, dévalant les ruisseaux transformés en torrents impétueux, débordant sur nos routes par vagues folles, ravageant bon nombre d’équipements publics, et envahissant de boue les commerces, les habitations et les garages. Ruinant des propriétés et emportant des murs édifiés par nos arrière-grands-parents !
   Quelle fatalité que cette occurrence de référence centennale, qui prend la fantaisie de se reproduire seulement quatre ans plus tard, et de surcroît, sans que les prévisionnistes de la Météorologie Nationale et leurs puissants ordinateurs, n’aient pu nous en avertir. Ne serait-ce qu’avec quelques heures d’avance. Et quelle lamentation, de voir des bâtiments détruits, des efforts anéantis !

   Et pourtant, malgré l’intensité du déluge, l’heure tardive de son déclenchement retenant au foyer la plupart de nos concitoyens, leur a évité de s’exposer à l’impétuosité des flots, comme aux enfants des écoles de se retrouver confrontés au confinement, et à leurs parents de connaître l’angoisse. Fort heureusement, à 2 heures du matin, en plein hiver, les rues étaient désertes.

   Et pourtant, en ce 14 décembre 2012, en dépit d’une inondation résultant de précipitations démesurées, les désordres ont été d’une ampleur sans commune mesure avec ceux de décembre 2008, n’entraînant aucun risque pour la sécurité des personnes, et occasionnant des dégâts nettement plus limités que les précédents. A intensité de précipitation égale.

   Et pourtant, la plupart des ouvrages restaurés et recalibrés depuis 4 ans ont tenu bon. A commencer par les nouvelles protections de la station d’épuration de Cavalière…Celles-là même que nous venions tout juste de compléter durant les derniers mois, achevant presque parfaitement le programme des aménagements hydrauliques prioritaires ordonnancés alors.

   En dépit de l’amertume, de la déception, ou de la révolte parfois, l’évidence s’impose, au travers d’une seule question : que serait-il advenu, dans cette tempête, si nous n’avions pas résolument, méthodiquement, et certes coûteusement, parachevé le programme d’équipements déterminé par les hydrauliciens ?

   Et encore, que fut-il advenu, si d’aventure, la foudre n’avait pas neutralisé la sirène communale d’alerte, nous confisquant l’option du mieux qui aurait pu être le pire ; en déclenchant un mouvement instinctif vers les garages souterrains pour en extraire les véhicules, alors que plus de 2,50 m. d’eau s’y engouffraient en cascade. Et où d’aucuns auraient risqué la noyade. Alors que les dizaines de véhicules endommagés qui s’y trouvaient – parmi les 144 voitures détruites- ne valent pas que l’on expose la vie d’un seul homme.

  Dans cette adversité, la Divine Providence, conjuguée aux aménagements réalisés, et dont la plupart sont intacts…tout autant que la mobilisation des secours et la solidarité des agents communaux et du voisinage, nous ont permis de faire front, et de tenir bon, face aux caprices du temps.

Un climat qui se dérègle

   Mais cela risque de se reproduire ! J’en rappelais la menace au Conseil Municipal, 48 heures seulement avant cette nouvelle inondation : que l’on s’y range ou non, notre climat d’ordinaire si clément, se dérègle ; et la fréquence comme l’intensité des épisodes tempétueux ne feront que s’accentuer. Après avoir remis en état ce qui pouvait l’être, et en un temps record, il nous faut, sans attendre, nous remobiliser. Parfaire notre programme de prévention des inondations pour en endiguer les effets. Compléter notre Plan Communal de Sauvegarde, instaurer un système local d’alerte téléphonique –que j’ai déjà engagé- et remédier coûte que coûte aux submersions récurrentes. En prévision d’un nouvel aléa. Et en croisant les doigts pour qu’il nous laisse le temps de souffler un peu. Car suivant les premières estimations, les seules reconstructions d’ouvrages absorberaient la totalité de notre budget annuel d’investissement, et la mise en œuvre du programme SIPI nécessiterait une autre année budgétaire supplémentaire ! Quant aux aides de l’Etat, chacun d’entre nous aura compris qu’il ne faut pas trop en attendre, compte-tenu des difficultés financières qu’il rencontre.

Quoiqu’il en soit, la sécurité des personnes et des biens doit constituer notre démarche commune prioritaire.

   Et à mi-chemin entre l’émotion encore douloureuse de l’épreuve, et l’oubli des dégâts que nous voulons estomper, nous devons parfaire nos parades. Au plus vite. Dès les premières heures de la décrue, j’ai engagé le mouvement ; et fort de l’unanimité du Conseil Municipal réuni en urgence, je puis vous assurer que cette détermination sera sans faille.

   En complément de la demande de classement au titre des catastrophes naturelle – qui permettra aux particuliers d’être indemnisés- en parallèle de nos endigages et recalibrages qui sont déjà en chantier, le canal de dérivation de la Vieille vers le Batailler démarrera demain matin. Il mettra peut-être à l’abri le secteur de La Salamandre et de l’avenue Vincent Auriol, si souvent éprouvé. Et quels que soient nos avis personnels sur les « sachants », ou nos solutions individuelles, nous développerons les programmes préconisés sans varier d’un iota. Pour réparer le chemin des Marguerites, le Boulevard des Dryades, ou améliorer le canal d’écoulement d’Aiguebelle. Avec la même obstination. Afin que le premier semestre 2013 nous permette de retrouver une sécurité optimale contre ce fléau. Dont personne ne peut prédire quand il se manifestera de nouveau.

   Chaque jour compte. Aussi, malgré les fêtes de noël, la mise en œuvre des travaux prioritaires au budget de cette année, reformaté pour la circonstance, a déjà été ordonnancée.

   Seul, « le spot de plage » du centre aéré, dévolu aux enfants du Lavandou, ne pourra pas être reconstruit. C’est un crève-cœur, tant ils s’y trouvaient bien, également accueillis grâce à la gentillesse de Mr. Van Doren. Mais chacun comprendra l’importance des enjeux, la dangerosité avérée du site, et il nous faudra trouver une autre solution pour nos jeunes, avant l’été prochain. Nous ferons au mieux.

   Ainsi, 2012 s’est achevé sur un spectacle de désolation. Mais ensemble, nous nous en relèverons. Soyez-en certains.

   D’ailleurs, souvenez-vous, le reste de l’année n’avait pas été avare en difficultés. Personne n’a oublié l’explosion du 9 Avril dernier, au cours de laquelle deux pompiers ont été sévèrement brûlés, et six autres blessés par la déflagration. Mais dont nous nous sommes –pour la plupart d’entre nous- miraculeusement sortis. J’ai eu l’occasion de remettre la médaille d’honneur de la Ville, en votre nom, à ces hommes valeureux, qui ont tous recouvré leurs pleines capacités. Leur courage mérite toute notre admiration.

   De nouveau, la Providence a veillé sur nous, comme elle fut clémente durant l’été : lors de ces deux incidents survenus d’abord à  la station d’épuration de Cavalière, puis à la STEP intercommunale de Bormes, le 15 Août. Malgré la gravité des dysfonctionnements, nous avons pu éviter la fermeture de la baignade, en plein  cœur de l’affluence touristique. Ce qui eut constitué un désastre ! Dieu merci, certes, mais aussi, grâce à la compétence, à la réactivité de tous les services.

   L’eau, le feu, le traitement des eaux…décidément, rien ne nous aura été épargné !...Il ne reste guère que la neige – que nous avons d’ailleurs aperçue un 31 Juillet…mais avec de larges sourires, cette fois…et une invasion de criquets, prévue pour la semaine prochaine, afin que le tableau soit complet !

Chambre Régionale des comptes

   Entre autres faits marquants de l’année écoulée, mais bien loin de ces épisodes calamiteux, la gestion communale a fait l’objet d’un rapport de la Chambre Régionale des Comptes. Dont le contenu n’a rien relevé de croustillant ; si ce n’est des recommandations génériques, ou d’autres, tout à fait pertinentes, sur des marges d’amélioration toujours possibles. Dix ans de gestion publique passés au peigne fin, et sans complaisance. Des améliorations constantes remarquées sur tous les pans de la gestion financière du Lavandou, et des instructions, dont la plupart ont déjà été suivies d’effets.

   Nous pouvons être fiers de cette gestion, et toute l’équipe municipale peut s’en féliciter. Au premier rang desquels Claude Maupeu, Adjoint en charge des finances et des travaux. Désendettement continu, malgré un investissement de 3Me  par an sur la période et les avatars de 2008. Autofinancement des investissements sans recours à l’emprunt, alors que l’Etat nous incitait à emprunter pour relancer l’économie dès 2008. Recouvrement de notre Capacité d’Autofinancement Brute, sans augmentation de la pression fiscale. Dans un contexte où les finances publiques ont été mises à mal par le désengagement de l’Etat et des partenaires institutionnels, les réformes du socle fiscal, ou la hausse du contingent Incendie et Secours (900.000e). Dix ans durant lesquels une gestion rigoureuse a tout de même permis un embellissement sans précédent du Lavandou !

   Une politique volontariste, où nous sommes parvenus à contenir nos dépenses, tout en ne sombrant pas dans le pessimisme ambiant, et en nous engageant dans une programmation événementielle de premier ordre. Dont les effets se sont sans doute mesurés à la bonne tenue de l’économie locale, essentiellement liée au tourisme ; alors que d’autres stations balnéaires – sur d’autres  rivages - voyaient leur prospérité décliner. Mais des répercussions également immenses au plan de notre Produit de Bonheur Brut. Et s’il nous reste quelques deniers après le tir de feux d’artifice qui, cette année, seront quotidiens…mais si, matin, midi et soir…alors, nous reboucherons quelques trous dans la voirie communale, et même, départementale.

Cette politique dynamique était assurément la bonne !

   Une politique résolument optimiste, qui nous a valu une réussite considérable, et le déferlement de 200.000 personnes, lors de ce fameux Noël décalé au 31 Juillet. Qu’il fallait tout de même oser !...Tellement décrié, et qui fut finalement un succès au-delà de toute espérance. Que l’on redemande pour l’été prochain, et que tant de stations regrettent de ne pas y avoir pensé à notre place.

   Nos choix ont été équilibrés : à la fois, fous dans la fête qui fait du bien, de temps à autres, et raisonnables dans la stratégie. Celle de ne pas nous engager dans des opérations d’équipement coûteuses, pour en confier la réalisation au partenariat avec le privé. Tel a été le cas pour la Maison de Retraite, dont le gros œuvre se termine, et dont les premiers pensionnaires seront hébergés dés l’été prochain. Qui, non seulement, n’a pas coûté un liard à notre Commune, mais qui lui rapportera une location annuelle. Tel sera encore le cas pour le programme de logements sociaux, au sein de l’éco-quartier du Village. De même pour le complexe de salles de cinéma, pôle administratif et résidence service de La Baou. Dont Le Lavandou recevra gratuitement le pôle culturel. Et j’en profite pour remercier chaleureusement mes collègues, au premier rang desquels Charlotte Bouvard, pour sa ténacité et la constance de son action à mes côtés. 

   Ainsi, nos choix ont été les bons. Ceux d’un « pilotage fin » et d’arbitrages en termes de besoins raisonnables liés à la structure de notre population. Mais aussi, qualité de vie, au travers d’un service public étendu à tous les pans de l’activité communale ; effet de maillage de la politique d’embellissement urbain, de la frontale du quai Gabriel Péri jusqu’à celle du quai Baptistin Pins, rendue aux piétons, avec le Château en Office du Tourisme pour pivot. Mais encore, solidarité, plus que jamais, dans ces temps d’incertitudes économiques, où tant de nos jeunes actifs rencontrent des difficultés à trouver un emploi…où le pôle social, qui met désormais en réseau les Associations Art et Si et des Restos du cœur, vient à point nommé épauler les situations les plus précaires. Avec le CCAS, bien entendu.

   Alors, oui, je peux le dire haut et fier, le revendiquer pour l’ensemble de l’équipe municipale : les axes choisis ont été les bons ; judicieux et cohérents. Empreints de bon sens, et adaptés aux besoins du Lavandou.

   Et puis, cette longue promesse, cette copie cent fois travaillée…celle d’un urbanisme raisonnable et apaisé, au travers de nouvelles règles, nous mettant en perspective.

Plan Local d’Urbanisme

   Avec la clôture de l’enquête publique, qui s’est déroulée du 19 novembre au 21 décembre, le projet de PLU a franchi une grande étape. De sorte que nous espérons approuver durant les prochaines semaines, ce document essentiel à la maîtrise des sols.

   Que faut-il en attendre ? certainement pas une prolifération des constructions, mais un outil équilibré entre la protection de l’environnement, qui est notre atout précieux, et la possibilité d’une progression urbaine résiduelle et cohérente ; qui saura allier la sécurité juridique des droits des sols au Lavandou, avec la légitime aspiration de bon nombre de nos concitoyens, qui ont trop longtemps souffert de la vision malthusienne d’une Association de Défense, à respirer un peu, dans un espace juridique précontraint qui s’apparente à un maquis inextricable de textes, où la guérilla verte prospérait jusqu’ici. Au détour de chaque permis de construire.

   Que l’on ne se méprenne pas : ce nouveau document sera très mesuré et n’engendrera pas une explosion urbaine qu’aucun d’entre nous n’appelle de ses vœux. Mais cette « remise à niveau » effacera des années noires, durant lesquelles, sous couvert d’une interprétation viciée de la Loi Littoral, la prétendue croissance urbaine du Lavandou a été diabolisée…et nous a valu bien des déconvenues. Alors que nous étions convaincus d’une juste vision !

   Pourtant, nous avons tenu bon. Et après 15 ans de revers incessants –qui, soit-dit en passant- n’ont pas engendré les contentieux indemnitaires que certains agitaient comme autant d’épouvantails, et s’en régalaient d’avance, les analyses communales en matière de continuité d’urbanisation et de qualification d’espaces remarquables, ont toutes été reconnues comme fondées. Ainsi, notre Commune avait raison. Depuis le début. Et je tiens à remercier tous les concitoyens concernés qui nous ont conservé leur entière confiance, durant cette trop longue série d’adversités. Car notre démarche a sans relâche consisté à défendre leur patrimoine, autant qu’une philosophie mesurée d’occupation de l’espace.

   Bien entendu, nous ne sommes pas au bout de nos peines ; car une fois approuvé, le nouveau PLU sera probablement querellé, par les mêmes. Mais notre dessein est désormais étayé par une jurisprudence assise qui lui confère une position solide.

   Dans l’intervalle, nous n’avons pas perdu de temps, engageant Le Lavandou dans une politique de construction de logements pour actifs, dont les premiers éléments sortiront de terre dans les prochaines semaines. Réponse à une situation de carence, mais également, anticipation nous évitant de tomber sous le coup de la taxation des quotas de logements sociaux manquants. Dont on sait la nouvelle orientation gouvernementale.

   De même que la cohérence se vérifie, de confier le gros des équipements publics nécessaires à notre vie commune au partenariat public-privé. Cette analyse, affinée au fil des tendances, se fondait sur la donne démographique, qui commande tout. Et un constat irréfragable, dont le déclencheur se mesurait au nombre de classes fermées depuis 7 ans : Le Lavandou se dépeuple et vieillit. Au dénombrement précédent, qui recensait 5868 âmes, celui de 2012 confirme l’analyse : Lavandouraines et Lavandourains nous comptons désormais à seulement 5500 habitants. Les chiffres détaillés sont encore plus éloquents pour 2012 : …39 naissances, soit 14 de moins qu’il y a dix ans, et 88 décès, soit 19 de plus, dans le même intervalle.

Logements et emplois pour jeunes actifs

   Nous avons su réagir à temps. Offrir la possibilité aux jeunes actifs de travailler au Lavandou…la Maison de retraite propose 50 emplois, et 40 autres sont attendus pour le pôle-cinéma…permettre de s’y loger à prix modéré, et si possible, en accession…pour cela 120 logements aidés et 49 maisons leur sont destinés…et leur permettre d’y développer leur famille dans des conditions agréables.

   Ce cercle vertueux…travail, habitat, école : les dominantes d’une population de jeunes foyers actifs, qui peuvent désormais envisager de s’établir durablement sur leur commune…Finalement, lorsque l’analyse est juste, et que la volonté est au rendez-vous des défis, il y a forcément un chemin.

   Coller aux réalités socio-économiques du temps, mais également à notre environnement climatique. Comme pour les inondations, nous constatons avec gravité que l’humeur de la mer change ; qui impacte notre littoral, si précieux, si attractif, si vulnérable. La aussi, en bord de mer, l’intensité des tempêtes se fait plus mordante, et l’élévation du plan d’eau, insidieuse, de 1,2mm par an, jusqu’à 2,6mm depuis les 5 dernières années, se fait sentir sur l’évolution du trait de côte. Ce que beaucoup percevaient comme une idée fixe, tous le réalisent chaque jour un peu plus comme une réalité.

   Nos plages sont menacées. Et avec elles, la pérennité de notre potentiel balnéaire et touristique. Là non plus, nous n’avons pas attendu le point de non-retour, et je remercie le Conseil Municipal pour la confiance qu’il m’a accordée, dans une démarche où la preuve du risque ne s’affiche qu’après l’échec. Depuis plusieurs années, nous avons surveillé l’évolution des plages Lavandouraines, diligenté une série d’études et instauré un plan de lutte pour la préservation de notre capital sable. Dont un grand projet de récif artificiel, souple et réversible, sera immergé dans les prochaines semaines, le long de la plage de Cavalière…elle aussi durement affectée par de fréquents coups de mer, jusqu’à l’épisode dévastateur du 8 novembre 2011.

   Ainsi, nous disposerons avant Pâques, d’une des plus novatrices, et je l’espère, des plus efficaces protections de plage de tout notre Département.

   Ce travail là ne se voit pas…Non seulement il résulte d’une somme de travail, de négociations, et de difficultés administratives considérables, mais quoi de plus insignifiant, de moins performant au plan politique, qu’un aménagement de 700.000e, sous l’eau, et que par définition, personne ne voit ! A contrario, si nous laissions nos plages disparaître, les unes après les autres, l’impact en serait rapide, et autrement plus douloureux !

   Et puis, hasard du calendrier, alors que Le Lavandou entre dans l’année de son centenaire, notre Commune embrasse une nouvelle intercommunalité. Depuis le 1er Janvier, Le Lavandou fait partie de la Communauté de Communes de Méditerranée Porte des Maures ; s’inscrivant ainsi dans le dispositif législatif du 16 décembre 2010 portant réforme des collectivités territoriales. J’avais eu l’occasion de l’affirmer ici-même : tout nous va, y compris d’avoir envisagé d’autres voies de regroupement, notamment vers la Golfe de Saint-Tropez, en raison de notre positionnement en charnière de deux possibles et d’une identité de vocation touristique. Mais force est de constater que la logique de nos mouvements et des principaux équipements publics oriente plus nettement Le Lavandou vers les pôles d’Hyères ou de Toulon.

   Tout nous va, donc, à la condition –d’ailleurs vérifiée- que l’intercommunalité naissante n’empiète pas sur les prérogatives essentielles de notre Commune, et de son identité ; des principes auxquels les 6 Communes membres sont très attachées. Alors, allons-y gaiement, et certainement pas en trainant des pieds.

   Ainsi, l’année même où s’ouvre un nouveau potentiel de regroupement, l’année des dauphins et des baleines s’est terminée, cédant la place à celle de notre centenaire.

   Bien plus que les festivités conventionnelles qui s’annoncent, c’est le temps du partage et de la convivialité, que nous soulignerons le 25 mai prochain. Tout juste après avoir fêté cette date comme il se doit, par un Corso Fleuri qui fera date dans les grands défilés de chars, le 17 mars prochain.

   Voilà bientôt un siècle, Le Lavandou était érigé en Commune indépendante. A part entière. Une naissance qui ne l’a pas empêché de continuer d’entretenir des rapports affectueux, passionnels, et parfois passionnés avec sa Commune-Mère. Si proche !

   Sans fastes, mais avec cet esprit « village » qui nous anime, ce sera le temps de réaliser le chemin accompli par notre petit village de pêcheurs, devenu d’abord un lieu de villégiature exotique pour de rares privilégiés, avant de suivre les avancées sociales des « congés payés », puis avec la mode des bains de mer, une station touristique de premier plan. A l’avant-garde du tourisme balnéaire ; au nom évocateur d’un art de vivre bien provençal. Après une plantation symbolique, et quelques flonflons, les Lavandourains se retrouveront. Entre eux. D’ailleurs, nous animons la cité, toute l’année pour nos touristes, pour nous réserver, à nous seuls, le centenaire du Lavandou !

   Déjà, la question se pose : mais qui donc sera invité à ce grand banquet empreint de tradition et de simplicité, autour d’une soupe au pistou concoctée par tous les chefs-cuisiniers du Lavandou ?. Et son corolaire : à partir de quand devient-on Lavandourain ?...

   Ici, point de débat entre le « jus soli » et le « jus sanguini »…ou sur les critères exigés pour remplir les conditions de cette excellence. Sur cette terre d’accueil bénie des Dieux –qui veillent sur nous jusque dans les tempêtes- où tant de pêcheurs Génois ont apporté de savoir-faire et de sueur, où leurs condisciples Galitois ont également participé à la prospérité de la Cité ; où tant de métissages et de brassages de populations, d’horizons conjugués, on ne saurait mesurer l’appartenance à notre Commune à la longueur des racines ou au nombre des générations.

   Je ne vois qu’une seule réponse : sont Lavandourains, tous ceux qui ont choisi d’y vivre et qui l’aiment. Car c’est bien la passion, qui nous réunit tous autour de notre clocher !

   Et s’il se présente quelque voisin aux portes du banquet commémoratif, nous saurons faire une place à table, et partager ce modeste déjeuner de rassemblement, dans le sens de l’accueil qui est le nôtre, celui d’un héritage séculaire, où il n’est de vrai bonheur que d’être partagé dans la fraternité.

   Tout aussi passionnément, j’aurais pu évoquer nos caudales identitaires du rond-point de la Saint-Glinglin, devenu celui du Grand Bleu…que l’on ne parvient pas à illuminer convenablement, notre nouveau cimetière qui a connu son troisième effondrement –comme si l’on ne voulait vraiment pas enfreindre cette interdiction de mourir qui arrange finalement tout le monde ;l’aire de jeux multisports, ou nos jeunes pratiquent la seule discipline non prévue, le vélo…aussi frondeurs que leurs parents ; le chemin du Pataras remis à neuf, où le pluvial fait des fantaisies ; les travaux de Bir-Hakeim, qui illustrent parfaitement une guerre de tranchées ; ou cette source d’eau chaude, que j’ai l’habitude d’évoquer lors de chaque vœux…et dont à peu près personne ne se soucie plus, depuis que nous avons mis ses performances en ligne…C’était bien la peine !...

…Ou encore la liste des réalisations prévues pour 2013…qu’il faudra sans doute revoir à la baisse, compte-tenu des urgences…Alors, faisons dans le simple.

   Mon programme pour 2013 sera à la fois bref et complet : quels que soient les avatars d’un nuage trop chagrin, ou la difficulté rencontrée, le sens commun, l’intérêt général, l’amour du pays qui est le nôtre, guident nos pas. Autant que l’imagination, le beau et le positif nous animent. Ne sombrons pas dans le pessimisme et le repli, mais ouvrons nous plutôt vers des espoirs raisonnables. Soyons résolument des acteurs visionnaires d’un monde en mouvement. Tout comme je fais mienne cette maxime de Diderot : « Nous n’avons qu’une seule obligation, celle du bonheur ! ».

   Alors, tous mes vœux de bonheur :

   A l’équipe municipale qui m’accompagne dans ce challenge motivant de chaque jour, avec dévouement, conviction, et fidélité. Meilleurs vœux à chacun de vous.

   A vous tous, qui constituez, chacun dans ses fonctions, dans ses responsabilités, dans sa vie, le cœur palpitant du Lavandou. Qui en êtes une parcelle irremplaçable et une facette à nulle autre pareille. En lui apportant tout son sel. A vous, qui, comme moi, sentez notre village dans vos tripes … Meilleurs vœux !

   A tous nos jeunes, encore, tant le monde dans lequel ils entrent leur semble parsemé d’embûches, et les voies que leur tracent leurs aînés sont parfois peu engageantes. Mais qui ont la chance de vivre au Lavandou, dans un oasis de beauté et de sécurité, où les tumultes de notre monde moderne seront toujours un peu moins incisifs ici, qu’ailleurs. Ou le clapotis de vagues, le long des rivages du Lavandou, a son langage unique.

   En cette année de notre centenaire, que nos pensées ne nous portent pas seulement vers la gratitude envers les générations passées, la nostalgie des anciens, ou sur des racines qui nous sont précieuses. Mais que nos vœux soient en priorité dirigés vers nos jeunes rameaux ; ces générations montantes qui portent tous nos espoirs.

   A tous nos jeunes, puissiez-vous goûter au Lavandou la joie d’y prospérer grâce aux petits cailloux patiemment posés le long de votre chemin de vie par vos Aînés. Pour y vivre 100 ans de plus, 100 ans de bonheur sans mélange, 100 ans d’un avenir radieux, et une éternité d’amour.

Meilleurs vœux à tous, et Vive Le Lavandou !
Gil BERNARDI  Maire du Lavandou  

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 00:10

Il serait exagéré de dire qu’au Lavandou, beaucoup de commerçants, entre autres électeurs, vivent dans la peur du maire, sorte de tyran domestique. Il conviendrait plutôt de remplacer ce terme de peur pour parler plus simplement de crainte de représailles, dans un village sous contrôle.

Toutes proportions gardées, les décisions  au Lavandou ressemblent de loin à celles pratiquées dans quelques démocraties dites totalitaires, façon Corée du Nord ou ex URSS, car le maire est en France le personnage qui possède beaucoup de pouvoir .

Certains ne disent-ils pas que trop de pouvoir mène à l’abus de pouvoir, ce à quoi on pourrait ajouter : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument.

Certains autres, encore, iraient même jusqu’à prétendre que les amis de l’édile municipal, seraient favorisés en priorité; je me refuse à le croire. Pour faire court, le sieur Bernardi  n’aurait-il pas une déontologie bien à lui, apparentée à celle d’un petit coq prétentieux et instable ?

Toutes ces considérations pseudo philosophiques vont dans le sens du pamphlet, sans prétention, envoyé par une amie 

                                                           A la manière de …

Ce maire en son gite songeait
Car que faire en son gite à moins que l’on ne songe.
En un profond ennui, ce maire était plongé
Cet homme est un craintif, la parano le ronge.

 

"Ennemis de tous bords, je vous mettrai au pas,
La vérité c’est moi, attention à vos sièges,
Adjoints ou conseillers prenez garde aux faux pas,
Car vous seriez puni sans que j’en ai de cesse".

 

La vengeance est en lui, sachez-le, pour bientôt,
Tel en cour aujourd’hui sera demain un rat.
Au goût de son humeur, il vous fera défaut.
Même si, courtisan, lui emboitez le pas.

 

Ce pâle myrmidon* pratique la nuisance
Vous n’êtes rien pour lui que des faire-valoir
Cette ville est tremplin, assouvir sa puissance;
Assujettis, vous êtes, au gré de son vouloir.

 

Que faire dés alors ? La réponse est aisée,
Un maire est un élu, vous en eûtes le choix.
Déjà aïeux l’ont dit, chassez le petit roi.

 

* petit homme insignifiant

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 00:04

Au Lavandou deux mondes se côtoient mais ne se voient pas. D’un côté, la gouvernance provisoire qui s’accroche à ses illusions d’un troisième mandat raté; de l’autre, les 5837 lavandourains qui observent de loin ces apprentis du marketing et des finances publiques. Cela dure depuis 1995 avec plus ou moins de paroxysme ! Tel un autiste, le maire s’enferme dans son délire obsessionnel du pouvoir, s’appuyant sur un faux réseau de supporters, qui le soutiennent de moins en moins. Qui brisera ce mur de verre ? La Cour des comptes a bien donné un coup de pioche dans l’édifice du "chevalier blanc", lequel tout étourdi s’est fendu d’une longue lettre doctorale à l’accusatrice. Elle démontre le machiavélisme du signataire, qui reconnaissant les faits, les justifie en conscience narquoise. boule-de-neige.jpgIl promet de faire le nécessaire et remercie obséquieusement l’institution de lui avoir ouvert les yeux et permis de s’expliquer. Sauf que celle-ci ne s’est pas encombrée d’une réponse, laissant planer le doute sur les mystifications de "l’ordonnateur". Au Lavandou, ce rapport, qui galope de chaumière en chaumière, fait désordre et détourne les quelques malheureux aficionados qui espéraient leur tour dans une nouvelle épopée Regain 2014-2020. Après le départ d’un président qui leur ressemblait bien, l’explosion d’un parti qui les transcendait, voici la maison du peuple qui brule. Comme au poker, le maire tente le "tapis" du centenaire dans un dernier coup de bluff. Edition luxueuse, atavisme flatteur, flonflon, sardines-frites, feux d'artifice et Coupo Santo réveillerons à coup sûr le sursaut électoral qui fout le camp au fil des jours. Pourtant, les copropriétaires signent déjà en silence la révocation du syndic. Les gentils pensent qu’il a fait son temps, les méchants veulent lui demander des comptes plus tard, après la chasse à courre qui se prépare. Les faits sont là, les petites trahisons affluent, les erreurs s’accumulent. Autant de signes précurseurs d’un changement de pensée. Le temps file dans ce désert culturel où plus personne n’a envie de voir les derniers espaces effacés d'un trait négligeant sous les assauts de promoteurs en mal de terrains. La côte se délite à coup de sacs de sable; la pollution visuelle et sonore s’orne d'immeubles en béton et de quads, la médiocrité affleure partout. La boule de cristal Regain s'est transformée en opaque mur de verre et maintenant en boule de neige du mécontentement. En 100 ans le Lavandou a saccagé son passé historique, que les nostalgiques pourront bientôt retrouver dans un recueil de photos jaunies et de textes convenus, édité pour l’occasion. En 2014, le "mascaroun", ancien petit train de la côte varoise rayé par une piste cyclable, pourra alors siffler trois fois sa vengeance: "gare du Lavandou terminus ! tout le monde descend ! ".

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 00:05

La conquête de la mairie j’en ai rêvé. Au début pour rendre service à mes concitoyens et redresser la barre d’une équipe sortante en déroute. Très vite, j’ai vu dans leurs yeux toute l’ingratitude et la jalousie. Pas tous ! les plus malins s’ingénient à me flatter afin d’obtenir de petits avantages que je ne refuse jamais histoire de les subjuguer. Cela me permet de garder le pouvoir d’une façon magnanime. De temps en temps je leur montre qui est le patron en publiant quelques arrêtés scélérats. En soufflant le chaud et le froid, j’ai brouillé leur envie de me virer, car ils espèrent tous une faveur de ma position.
Dans mon équipe, j’ai choisi soigneusement mes colistiers pour qu’ils ne critiquent pas mes plans. Je leur demande simplement de voter dans le sens qui m’arrange et de glorifier mes idées. D’ailleurs les indociles n’ont jamais de grandes fonctions et je garde la main sur leurs délégations dans le cas où ils auraient une bien meilleure idée que moi.
Côté personnel municipal ce n’est pas de mon ressort. J’exige et le directeur des services s’exécute comme mes chefs de service. On m’accuse d’avoir engagé trop de monde. Toutefois, ce n’est pas de ma faute si beaucoup tombent malades où sont surmenés par le travail.
Ce que je préfère, de loin, ce sont les discours. Je me transcende à faire des exposés fleuves sur tout et rien. Je perçois bien que mon auditoire fatigue mais c’est une bonne façon de lui montrer qui est le plus intelligent. En général, je ne supporte pas le débat avec plus forts que moi et si ça devient hasardeux je préfère quitter la salle par la petite porte…un coup de fil urgent fait souvent affaire
 ! J’aime bien la provocation, cela m’amuse et secoue le landerneau local.
humour-reforme.jpgPour les animations, je suis imbattable et je me demande encore où je vais chercher toutes ces idées qui laissent béats mes collaborateurs. Comme je n’ai pas le sou je me suis arrangé avec les banquiers qui me prêtent sans rechigner. Ils savent qu’ils pourront toujours se payer à perpète sur les impôts.
Et puis j’aime aussi la castagne devant les tribunaux car j’ai compris que la justice des hommes est variable.
L’astuce est de continuellement contester l’évidence, même venant de l’administration qui n’y connait pas grand-chose du quotidien d’une mairie. A ce petit jeu, c’est le dernier qui reste debout qui a toujours raison. Comme j’ai de bons compères avocats et l’argent public facile, il me faut simplement user de toutes les ficelles jusqu’à obtenir gain de cause. Imparable contre les gêneurs et les donneurs de leçon qui en veulent à ma fonction.
Tiens, en parlant d’eux, je ne peux m’empêcher de tacler mes opposants municipaux, qui se comptent sur le doigt d’une main. Toujours à la ramener sur mes faits et gestes. Heureusement, ils sont inaudibles et interdits de publications municipales où ils racontent n’importe quoi sur moi.
Pas comme les personnes âgées que je bichonnent exceptionnellement et qui me le rendent bien. Ah les braves gens, toujours avec le sourire, le mot gentil pour ma famille et mes actions, jamais négligées par le quotidien local à leur attention. Chaque Noël un petit colis, une galette et hop ! un bulletin de vote pour moi.
Pour mes frais, c’est assez génial. Je me suis octroyé une ligne budgétaire que mes colistiers ne contrôlent jamais par discrétion politique. Je rencontre tellement de monde que je pourrai aller dans les restos et partir en congrès toute l’année.
Oui, la conquête de la mairie j’en ai rêvé et maintenant je n’ai plus envie d’en partir. Pour quoi faire d’ailleurs ? Vous m’imaginez à ressasser mes exploits d’hier dans les bistrots ou mouliner quelques cannes à pêche sur la plage ? J’ai quand même encore un rêve secret: mon buste en marbre à la mairie et une belle plaque dans la rue principale. Avec cette reconnaissance suprême, je me dirai que j’ai eu raison de mes détracteurs. Vous me trouvez un peu mégalo ? sachez que je ne suis pas n’importe qui dans mon village. J’ai serré la main des plus grands, fait avaler plus d'une couleuvre à mes électeurs, supporté les railleries sans broncher, mouillé ma chemise... et si le 21 décembre 2012 était la fin du monde, aucun doute je ressusciterai quelques jours plus tard !... Je suis maire...mais je me soigne, ne vous en déplaise !

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 00:10

lavandou9

« Des pratiques de gestion approximatives sinon irrégulières »               

 

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Etat des lieux

Les documents budgétaires consultés laissent apparaître un manque de rigueur et de sincérité.

Non respect de la réglementation en matière de frais de déplacement et de restauration du Maire comportant pas ou peu de justificatifs avec certaines dépenses irrégulières.

Les rémunérations des personnels municipaux ainsi que les heures supplémentaires (en excès) demandent un contrôle plus strict.

La distribution de l’eau, suite au contrat passé avec la SAUR, fait ressortir, sans explication, des hausses tarifaires importantes et mal justifiées.

La gestion des concessions des lots de plage est irrégulière sur de nombreux points -

Le fonctionnement de la régie du port présente un manque total de transparence.

Le fonctionnement de l’EPIC, qui a remplacé l’office du tourisme, montre un déficit de fonctionnement par rapport à l’organisation précédente.

Les subventions aux associations reposent sur des dossiers incomplets qui ne respectent pas la réglementation ; dont celle qui concerne les comptes de l’association « sport olympique du Lavandou » (plus de 100.000 €).

Niveau d’endettement

Il a été en 2010 de 2991 € par habitant à rapprocher du niveau moyen pour une commune comparable qui est de 1135 € par habitant, il serait depuis en légère amélioration.

Le budget global de la commune est en déficit, les charges étant supérieures aux rentrées ; même s’il est noté un progrès, celui-ci est en grande partie du aux cessions immobilières qui appauvrissent le patrimoine.

La commune dispose de peu de ressources d’investissement propres, elle ne peut donc financer aucun projet en dehors du recours à l’emprunt dont les remboursements s’ajouteraient aux emprunts existants.

Dette cumulée

Elle s’élève à 20,2 millions d’Euros.

Remboursement de la dette municipale

Pour réduire annuellement ce montant très élevé, la municipalité a porté la durée du remboursement de 15 à 20 ans, ce qui diminue artificiellement l’encours de la dette mais plombe l’avenir des finances du Lavandou.

Cet état des lieux peut vous permettre de juger si les promesses de bonne gestion du maire ont été tenues.

Ceci est un extrait sous forme de résumé des 59 pages du rapport de la cour des comptes. Vous pouvez le consulter en intégralité, soit à la mairie du Lavandou qui est à même de vous le communiquer ou encore sur internet à l’adresse : www.ccomptes.fr/le Lavandou

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 22:31

Contribution Jean-Laurent Félizia sur la nouvelle jurisprudence du droit d'expression de l'opposition

Une récente décision du Conseil d'Etat constitue un retentissant revirement de jurisprudence sur les tribunes libres de l'opposition : la majorité n'a aucun droit de regard sur les textes à publier.

En juillet 2009, le Conseil d'Etat jugeait, pour la première fois, qu'une tribune libre de l'opposition, publiée dans un bulletin municipal, était susceptible de constituer un don interdit à la campagne d'un candidat. Moins de trois ans plus tard, dans l'arrêt « Election cantonale de Saint-Cloud » du 7 mai 2012, le Conseil d'Etat a tranché en un sens radicalement contraire. Un revirement aussi précoce et brutal justifie de revenir sur les points en débat et, surtout, sur les implications concrètes de cet arrêt qui se place au croisement du droit électoral, du droit administratif et du droit de la presse.

1. Un revirement radical

Une même question, centrale, était posée par les affaires qu'a eu à juger le Conseil d'Etat en juillet 2009 et en mai 2012 : les maires et les présidents de conseil général ou régional, directeurs de la publication du magazine de leur collectivité, ont-ils le droit de censurer les articles que l'opposition fait paraître dans ce magazine, dans le cadre de l'espace qui leur est réservé ? Une jurisprudence naissante...La question ne se résout pas aisément à la seule lecture de l'article L.2121-27-1 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), inséré par la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, qui dispose que « dans les communes de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d'information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l'expression des conseillers n'appartenant pas à la majorité municipale », étant entendu que « les modalités d'application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur ». Dans les départements et les régions, le même droit est reconnu (respectivement aux articlesL.3121-24-1etL.4132-23-1du CGCT), seule la mention des « groupes d'élus » remplaçant celle des « conseillers n'appartenant pas à la majorité ». En application de l'article L.2121-27-1 du CGCT, il est admis que le maire ne saurait supprimer, par principe, pour quelque motif que ce soit, l'existence même de l'espace réservé. Mais est-il fondé, au coup par coup, à refuser la publication d'un article particulier ? Jusqu'en ce mois de mai, la jurisprudence et la doctrine majoritaires considéraient ensemble que le maire disposait de ce pouvoir de censure, dans au moins quatre cas.
Premièrement, le caractère diffamatoire ou injurieux des articles était « de nature à faire obstacle au droit d'expression des élus d'opposition consacré par les dispositions de l'article L.2121-27-1 », de sorte que, selon le ministre de l'Intérieur, le maire confronté à de tels écrits était fondé à demander "aux conseillers concernés de modifier leur rédaction voire, en cas de refus de leur part, ne pas publier les mentions diffamatoires ou injurieuses".
Deuxièmement, le sujet de toute tribune devait revêtir un intérêt public local, si bien qu'« un article émanant de conseillers d'opposition qui traiterait d'un sujet totalement étranger à la gestion communale pourrait faire l'objet d'une demande de modification par le maire, voire, si les élus concernés refusent une nouvelle rédaction, d'une décision de ne pas publier l'article ».
Troisièmement, le juge a également reconnu au maire le droit de s'opposer à la publication d'une tribune libre qui troublerait l'ordre public.
Enfin, le quatrième motif de censure légale pouvait être déduit d'un arrêt rendu par le Conseil d'Etat lui-même : si le fond du propos tenu par l'élu d'opposition revêtait le caractère d'une propagande électorale en faveur d'un candidat, la publication de son article constituait une violation de l'article L.52-8 du Code électoral, prohibant l'octroi d'un avantage à un candidat par une personne morale, en l'espèce la collectivité éditrice du bulletin. Puisqu'il ne saurait y avoir don, au sens de l'article L.52-8 du Code électoral, sans consentement et qu'il ne saurait y avoir consentement sans liberté, il était aisé de déduire de cet arrêt de 2009 que le Conseil d'Etat reconnaissait au maire, implicitement mais sûrement, un droit de censurer le texte qui lui était soumis. ...désormais anéantie.
L'arrêt « Election cantonale de Saint-Cloud » du 7 mai 2012 vient contredire radicalement cet état du droit. Après avoir rappelé « qu'il résulte des dispositions de l'article L.2121-27-1 du Code général des collectivités territoriales que la commune est tenue de réserver dans son bulletin d'information municipale, lorsqu'elle diffuse un tel bulletin, un espace d'expression réservé à l'opposition municipale», le Conseil d'Etat affirme, en quelques mots percutants, que "la commune ne saurait contrôler le contenu des articles publiés dans ce cadre, qui n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs".

Au vu des décisions précitées, une telle affirmation résonne comme un coup de tonnerre printanier dans un champ jurisprudentiel à peine éclos. La surprise est telle que le commentateur, dans un premier temps abasourdi, peut légitimement se demander si le Conseil d'Etat a bien entendu donner une portée aussi générale qu'il y paraît à son considérant de principe révolutionnaire. Après tout, l'arrêt « Election municipale de Montreuil-sous-Bois » du 3 juillet 2009 avait été rendu par les troisième et huitième sous-sections réunies, tandis que celui « Election cantonale de Saint-Cloud » est rendu par les deuxième et septième sous-sections réunies. Toutefois, le risque d'une coexistence fortuite de solutions contradictoires est nul. Non seulement le Conseil d'Etat est doté des moyens d'anticiper une éventuelle contradiction entre ses arrêts - et au besoin de trancher les divergences internes -, mais de plus les conclusions du rapporteur public Damien Botteghi, rendues sur cet arrêt, ne laissent pas de place au doute. Après avoir rappelé la solution dégagée en 2009, celui-ci entend «convaincre qu'obstination n'est pas raison et qu'il est préférable de ne pas persister dans cette voie ».

C'est donc pleinement éclairé sur le revirement qu'il opérait que le Conseil d'Etat a rendu sa décision. Radicale et sans nuance, la solution dégagée dans l'arrêt « Election cantonale de Saint-Cloud » a le mérite de simplifier la réponse à la question souvent posée de savoir si tel ou tel article soumis par l'opposition doit faire l'objet d'une censure, totale ou partielle, avant publication.  Pour autant, au-delà des protestations que ne manqueront pas de formuler les maires à l'encontre d'une solution qui les prive de toute maîtrise sur une partie de « leur » bulletin, des critiques peuvent être émises contre cet arrêt, en ce qu'il soulève des problèmes d'ordres juridique et pratique.

2. Une simplification qui n'est qu'apparente

L'arrêt « Election cantonale de Saint-Cloud » du 7 mai 2012 emporte des conséquences pratiques pour les collectivités territoriales et les élus, en droit administratif comme en droit électoral. Quant à la dimension pénale du sujet, elle demeure mal défrichée.

Conséquences en droit administratif.

De l'arrêt du 7 mai 2012 résulte un nouvel état du droit dont les contours sont, en apparence, simples et clairs : sous aucun prétexte, le maire (ou le président du conseil général ou régional) n'est fondé à contrôler et donc à censurer le texte envoyé par les conseillers d'opposition en vue de sa publication dans le bulletin de la collectivité locale. L'espace que la loi qualifie de « réservé » est donc désormais « sanctuarisé ». Toutefois, un premier problème apparaît : puisque l'article L.2121-27-1 du CGCT prévoit que les modalités d'application du droit d'expression des conseillers sont définies par le règlement intérieur, comment le maire devra-t-il réagir si l'opposition soumet un article qui viole ledit règlement, par exemple parce qu'il dépasse le nombre de caractères autorisé ? Le maire sera-t-il fondé à tronquer l'article qui lui est envoyé, en supprimant d'autorité la partie du texte qui excède le seuil fixé par le règlement intérieur ? Est-il fondé à imiter ainsi Procuste ? Ou devra-t-il, au contraire, considérer que la loi, telle qu'interprétée par le Conseil d'Etat, lui interdit d'intervenir ? Mais, dans ce cas, à quoi servent les règlements intérieurs ? Il est donc souhaitable que le Conseil d'Etat soit bientôt amené à préciser la portée de sa nouvelle position de principe, par exemple en affirmant que, si « la commune ne saurait contrôler le contenu des articles publiés », cette notion de « contenu » se limite au fond du propos tenu, le maire demeurant compétent pour faire respecter les dispositions du règlement intérieur régissant la forme des textes et la procédure à suivre pour les faire parvenir.

Conséquences en droit électoral

De l'absence de toute possibilité, pour le maire, de contrôler le contenu de la tribune de l'opposition découle l'absence de tout « don » de la commune au profit du candidat éventuellement soutenu dans cette tribune. Le Conseil d'Etat expose ainsi ce lien de causalité en posant que « la commune ne saurait contrôler le contenu des articles publiés dans ce cadre, qui n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs ; que dans ces conditions, si de tels articles sont susceptibles d'être regardés,en fonction de leur contenu et de leur date de parution, comme des éléments de propagande électorale de leurs auteurs, ils ne sauraient être assimilés à des dons émanant de la commune, personne morale, au sens des dispositions de l'article L.52-8 du Code électoral ». Sans capacité de refuser, il n'y a pas de liberté d'accorder, et donc pas de don. En l'espèce, la commune de Saint-Cloud avait fait paraître dans le numéro de février 2011 du bulletin d'information municipale « Saint-Cloud magazine », dans la rubrique « tribunes » réservée à l'opposition municipale, un article émanant d'une conseillère municipale d'opposition et intitulé « Cantonales 2011: le Front national sera présent ».  Dans ce texte, cette conseillère annonçait sa candidature à l'élection à venir. Malgré le caractère incontestablement électoral d'une telle annonce, le Conseil d'Etat considère que la publication de cette tribune « ne traduit, dans les circonstances de l'espèce, aucune irrégularité susceptible d'avoir altéré les résultats du scrutin ». Est-ce à dire, comme ne manqueront pas de le faire remarquer les équipes majoritaires, que l'opposition est désormais libre d'utiliser sa tribune à des fins électorales, en toute impunité ? Certes, l'utilisation électorale de l'espace d'expression réservé n'aura plus les conséquences sévères qu'elle pouvait avoir par le passé : puisqu'aucun don d'une personne morale ne pourra plus être identifié, aucune règle de financement de la campagne électorale n'aura été violée et, par voie de conséquence, le compte de campagne ne pourra plus être rejeté sur ce seul motif, ni l'inéligibilité du candidat bénéficiaire prononcée. Pour autant, il n'est pas exclu que l'annulation de l'élection demeure encourue, en cas de victoire serrée d'un candidat élu qui aura bénéficié d'un appel au vote dans le cadre des tribunes libres de l'opposition, au motif que l'utilisation de l'espace réservé  à des fins électorales a constitué une manœuvre. Mais tel ne semble, malheureusement, pas le chemin tracé par l'arrêt du Conseil d'Etat qui,  loin d'identifier une telle manœuvre (quitte à constater ensuite qu'elle n'a pas eu d'effet sur le résultat), considère au contraire que l'annonce d'une candidature n'est pas, par elle-même, irrégulière. Dans ces conditions, la solution dégagée par le Conseil d'Etat est contestable car, dans le même temps, il est certain que le maire sortant qui annoncerait sa candidature ou exposerait son programme dans le cadre de l'éditorial du magazine municipal violerait l'article L.52-8 du Code électoral, puisqu'il ne pourra pas nier avoir, en sa qualité de directeur de la publication, accepté la publication de son propre éditorial. Certes, comme le notait le rapporteur public Damien Botteghi dans ses conclusions précitées, « il est plus que paradoxal d'aller affirmer que l'opposition a reçu un don de la majorité sortante de la commune », mais la solution nouvelle n'est pas sans créer un nouveau paradoxe, la majorité sortante se trouvant contrainte de publier un message de soutien à son opposition, sans pouvoir utiliser le même support pour soutenir son propre « champion ». Cette solution n'est pas non plus exempte de risques juridiques pour l'opposition, dans le cadre précis des élections parlementaires. Car rien n'indique que le Conseil constitutionnel, juge des élections législatives et sénatoriales, adoptera la même position que le Conseil d'Etat et privera le directeur de la publication qu'est le maire de tout droit de contrôle sur les tribunes publiées. Que les sages de la rue de Montpensier divergent des juges du Palais-Royal en matière électorale n'aurait rien d'exceptionnel et emporterait de graves conséquences pour le candidat élu: ayant bénéficié d'un don de la commune interdit par l'article L.52-8, il encourrait le rejet de son compte de campagne et l'inéligibilité.

Conséquences en droit pénal

Le risque que la position du Conseil d'Etat ne soit pas partagée par d'autres juges se retrouve également dans le domaine pénal, dans l'hypothèse où, par exemple, l'opposition publierait une tribune injurieuse ou diffamatoire. Dans un tel cas, dans le nouveau cadre juridique dessiné par le Conseil d'Etat, le maire ou le président de conseil général ou régional, en leur qualité de directeur de publication, ne pourraient pas voir leur responsabilité personnelle engagée. Dès lors que le juge administratif considère que le maire n'a pas de marge de manœuvre sur le texte publié, il est logique qu'il en conclue que les tribunes libres « n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs ».La compétence liée du maire justifie une dérogation à l'article 42 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse qui place, en principe, le directeur de la publication au premier rang des responsables d'un délit de presse. Mais qu'en penseront les juridictions pénales, saisies d'une plainte en diffamation pour des propos tenus dans le cadre des tribunes rédigées par l'opposition ? Certes, la Cour de Cassation considère que «le directeur de publication d'un journal ne saurait encourir aucune responsabilité du fait de l'insertion d'une annonce dont il ne peut légalement se dispenser ».

Mais partagera-t-elle l'interprétation de l'article L.2121-27-1 du CGCT que retient désormais le Conseil d'Etat, ou considérera-t-elle, au contraire, que le maire n'est pas privé de tout droit à la censure ?

Dans cette dernière hypothèse, le maire qui se croyait contraint (et donc protégé) par la position du Conseil d'Etat pourrait être personnellement condamné pour les propos tenus par son opposition. Au coup de tonnerre du 7 mai 2012 succéderait alors un orage juridictionnel.

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