Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Lavandou Tribune. L'info citoyenne, pas l'intox !
  • : Suivez l'actualité du Lavandou sur la tribune officielle des citoyens opposés à la reconduction continue de la majorité municipale sortante. Pour rappel : la liberté d’expression est un droit fondamental défendu par la Cour européenne des droits de l'homme (CDEH) et les lanceurs d’alerte sont protégés par la loi 2016-1691 relative à la transparence.de la vie publique
  • Contact

Rassemblons Le Lavandou !

Les administrés* indignés par un cinquième mandat du même clan, réélu par 153 voix d'écart, expriment leur opposition dans cette tribune.
Ensemble, refusons l'incompétence et le clientélisme qui ruinent notre commune depuis 1995.
Ensemble,
 rassemblons le Lavandou de demain !


*47,54 % de votes contre la liste Regain aux municipales 2020

*44,55 % de votes contre la liste Regain aux municipales 2014
*25,15 % de votes contre la liste Regain aux municipales 2008

Recherche

Conseil municipal 2020-2026

Lavandou Rassemblement : 
*Jean-Laurent Félizia.
 
Stéphanie Boccard. Franck Giorgi. Gwenaëlle Charrier. Bertrand CarlettiI. Valérie Pasturel. Gilles Collin

 

Regain pour le Lavandou :
*Gil Bernardi maire

Adjoint(e)s: *Charlotte Bouvard. Bruno Capezzone. Laurence Cretella. Roland Berger. Nathalie Janet. Denis Cavatore. Frédérique Cervantes. Patrick Le Sage 
Délégué(e)s: Corinne Tillard. Philippe Grandveaud. Nathalie Christien 
Conseiller(e)s:
Cédric Roux. Carole Mamain. Jean-François Isaïa. Nicole Gerbe. Johann Koch. Laurence Touze-Roux. Nicolas Coll. Julie Roig. Jacques Bompas. Sandra Bianchi 

*Conseiller(e)s communautaires 

Vite lu

Le président fera une déclaration importante aux français le 28-10 à 20h (AFP)

Un reconfinement probable est à l'étude pour la région Paca après la Toussaint (FB)

Réactivation du plan Vigipirate autour des rassemblements religieux (AFP)

Boycott des produits et manifestations contre la France dans les pays musulmans (HP)

70 à 90% des pharmacies n'ont plus de stock de vaccins contre la grippe (FI)

L'application "TousAntiCovid" disponible sur smartphone est encore boudée (Ministre)

Incident diplomatique France-Turquie suite aux propos des présidents (F24)

Les communes annulent repas et colis de Noël par peur de propager la Covid-19 (FB)

L'Assemblé Nationale vote l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 16-02-2021 (AFP)

Couvre-feu dans le Var à partir du 24 octobre pour six semaines (Préfet)

Brexit. La France perdra 3,6 milliards € en exportation en cas de no-deal (Euler)

Couvre-feu. 46 millions de français contraints de rester chez eux de 21h à 6h (LP)

Une amende record de 4,3 milliards € contre Google infligée en 2018 par l'UE (FI)

Google poursuivi pour abus de position dominante aux USA (HP)

Vaccins contre la grippe en rupture de stock dans 60% des pharmacies (LM)

Europe la France cotisera 26 milliards € à Bruxelles mais en recevra 40 d'aides (AN)

Facebook interdit toutes publicités ou infos contre la vaccination de la grippe (AFP)

Sécurité Sociale le déficit serait de 44,7 milliards en 2020 contre 5,4 en 2019 (Bercy)

Le virus Covid-19 a déjà muté plus de 1000 fois depuis son apparition (HP)

Confusion des statistiques par amalgame entre Covid-19 et grippe saisonnière (Twitter)

Le président de la Région Sud et son bureau épinglés pour leurs salaires exorbitants (CRC)

Une loi en préparation va obliger les maires à réguler leur surfréquentation touristique (AN) 

Tempête Alex l'urbanisation incontrôlée à l'origine des dégâts exceptionnels (HP)

Création d'un observatoire national des agressions envers les élu(e)s (AMF)

56 % des américains prédisent la réélection de Trump qui "rattrape son retard" (NYT)

Cinéma. Le streaming vide les salles de cinéma désertées par la pandémie (Actu)

440 milliards € dorment à perte sur les comptes courants des français (BdF)

L'ex ministre de l'économie J.Cahuzac ne porte plus de bracelet électronique (FI)

La France toujours championne européenne des impôts : 46,1% du PIB ponctionnés (TC)

Faute de candidat éligible en 2022 la droite L.R. tente un accord avec Macron (LFI)

La Saur aurait "offert" 2 œuvres d'art à l'ex-maire d’Annonay contre un contrat d'eau (HP)

Le Lavandou classé 76 sur 100 communes du littoral méditerranéen où il fait bon vivre (V&V)

L'Iran émet un mandat d'arrêt international contre Trump après la mort de Soleimani (HP)

Carqueiranne "Monsieur X" doit rendre à la mairie 124.634 € détournés en 2012 (CEC)

24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 00:12

medaille11b.jpgNous apprenons avec tristesse la disparition de Philippe Thorn, ex conseiller municipal de 2007 à 2010, ex président de Lavandou tourisme de 1995 à 2010. Entraineur de chevaux, il avait rejoint le sud en prenant la direction du centre de vacances Azur Hôtel et s’était engagé dans le premier office de tourisme du Lavandou, contraint au dépôt de bilan pour échapper à une lourde sanction prud’homale . Gil Bernardi avait alors soutenu la renaissance de l’association Lavandou Tourisme, forte de 600 adhérents. Finalement, le maire l’avait habilement manipulée puis torpillée en 2009 pour...incompétence, au profit d’un Epic de tourisme à sa main. Le caractère fort et le dévouement extrême de Philippe Thorn lui valaient respect et crainte. Courageux, indifférent aux conséquences, il lui était arrivé de désavouer publiquement certaines décisions arbitraires du maire. Sur la fin, malgré son mandat municipal de circonstance, il ne portait pas le politique dans son cœur qu’il jugeait prétentieux et sans parole. Idéaliste, un peu utopiste, n’ayant peur de personne son coeur était à droite. A son départ de la présidence de l’Udotsi puis de la Fdotsi et du conseil d’administration de la Fnotsi, la profession avait déjà perdu pied dans l’harmonie en lâchant sa représentation dans le Var. L’ambition et la cordonite aigue de ses collègues avaient grignoté les grandes amitiés avec la profession dont il avait obtenu la médaille du tourisme et quelques autres prix d'excellence. Il savait aussi bien se faire aimer que détester. Il n’était pas homme à se laisser entortiller dans le filet des honneurs. C’est avec désillusion qu’il se retira finalement dans le Lot. Son empreinte sur le Lavandou restera indélébile auprès de nombreux collaborateurs, adhérents et partenaires qui se reconnaitront dans ce court hommage. Si une vie de labeur peut être résumée en vingt lignes, le mandat de certains pourait l'être en deux lignes !

Partager cet article

Repost0
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:06

La lourdeur administrative, les sommes englouties, le manque d’intérêt des professionnels, le résultat assez ordinaire…ne découragent pas le maire sur son choix de 2009 qui consista à saborder par ruse l’association Lavandou Tourisme (toujours existante) pour imposer un Epic Tourisme à sa main. Pourtant les recettes de la taxe de séjour  ne sont pas à la hauteur des dépenses de son caprice, comme le souligne le récent rapport de la Cour des comptes "...La création de l’Epic Tourisme est en définitive plus couteuse pour la commune: la perte d’une taxe de séjour de 462,5 K€ n’est pas compensée par la suppression d’une subvention de 324 K€ (montant 2009)". Cette année, avec 529.174 € (budget primitif 2012), l’Epic doit donc se débrouiller pour trouver la différence en régie publicitaire, plateforme de réservation, vente de produits dérivés (…et finalement quémander la différence à son bienfaiteur), alors qu’auparavant les professionnels contribuaient plus largement à l’effort touristique (+ de 50%). Leur implication était bien meilleure et la mairie acceptait une certaine cohabitation avec une association, forte de 800 professionnels, il était de facto président d’honneur. La décision de la liquider lors des élections municipales de 2008 avait été orchestrée par un habile montage de mécontentements utilisé lors des Etats généraux du tourisme (pas moins) assortie d’une adroite négociation d’un poste d’élu et de directeur général appointé pour le président complice, assortie d’une régie publicitaire pour sa compagne. Une pure tambouille locale où le maire n’avait cessé de conserver le manche de la conspiration avec  l’espoir d’y imposer enfin un directeur de station.
Trois années plus tard le bilan n’est pas satisfaisant aux yeux des professionnels qui veulent prendre la porte. Les reproches sont multiples: absence de dimension intercommunale, querelles de chapelles, jalousies internes, tarification excessive, publicité sélective peu efficace, période estivale de plus en plus courte, fonctionnement trop cher, lourdeur administrative, mainmise municipale…Bref ! pour eux  l’Epic a vécu et il faut passer à autre chose. Mais quoi ? une clientèle plus riche, une prospection au-delà de l’Europe, une meilleure organisation… pour cela il faudrait de l’argent, beaucoup trop d’argent… et surtout mettre tout le monde d’accord sur le marketing de la station. En bref, passer de la cosmétique municipale à une offre produit attarctive. De l’avis général cette stratégie ne peut venir de la municipalité trop aveuglée par un regard démodé et son césarisme.
Le handicap est donc sérieux. Pendant que nos voisins multiplient les initiatives, les professionnels du Lavandou, trop contents de se débarrasser de cette charge, n’ont plus envie de se faire dicter leur comportement par la commune; tandis que l’Epic surdimensionné coutera de plus en plus cher à la collectivité sans les fédérer.
La solution viendra probablement de l’intercommunalité "Méditerranée, Porte des Maures" où Bormes et la Londe sont les plus entreprenants sur le plan des animations et du tourisme. Mais un vieux règlement de comptes risque de surgir du temps où Bormes et le Lavandou partageaient le SDIT (Syndicat intercommunal de Tourisme) mis au rencart dès l’arrivée de l’équipe Regain en 1995, histoire de rappeler la scission de 1913.
L’hypocrisie veut que 2013 célébrera justement les 100 ans de cette séparation tumultueuse et que le maire du Lavandou - en nette perte de crédibilité partout - agite déjà ses élucubrations de gentil organisateur auprès des professionnels  qui s’en amusent. Il joue simplement à la roulette russe pensant peut-être détenir la clé de sa réélection ! Le Lavandou ne peut que se fondre dans l’intercommunalité afin d'élargir son offre ou encore rejoindre le CDT jusqu’à maintenant superbement ignoré. Mal dimensionné, flattant l’intérêt de son initiateur, trop onéreux, dispersé dans ses outils, supervisé par une élue atone, l’Epic ne convient pas non plus à l’opposition sous sa forme actuel. Un projet de refonte serait d'ailleurs en préparation pour le cas où, en 2014, les lavandourains fatigués par l'idole, tourneraient enfin la page Regain !


31/10/2012 Var Matin. Attention la légende de la photo n'est pas une provocation délibérée du journaliste C.M. conseiller municipal du Lavandou !... prédication, intercommunalité ou cheveux blancs sans doute ?...

2012-cent-ans--VM.jpg 

Soleil couchant sur l'Epic de tourisme du Lavandou
2012-12-voeux OT 2013 

Partager cet article

Repost0
17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 00:05

Les médias ne tarissent d’éloge sur les chiffres du tourisme toujours à la hausse en France. Toutes les enquêtes démontrent que les français [et les étrangers] rêvent de vacances surtout dans le sud, mais que les séjours sont plus courts, achetés en dernière minute et bien souvent se terminent par des sandwiches sur la plage. Le manque d’argent n’est pas la seule excuse, la déception sur les services est également en cause. La France a cette particularité d’être attirante et de n’avoir aucune considération envers ceux qui lui apportent de l’emploi et des devises.  Le personnel recruté à la va vite n’est pas formé, mal payé et parfois pas logé. L’anglais est approximatif et le comportement trop désinvolte. Sans regarder ce que l’on vous met dans l’assiette, la gastronomie est rarement au rendez-vous. evaluation.jpgQuant aux accès mieux vaut  ne pas l’évoquer, ce n’est pas à l’ordre du jour. Pourtant les collectivités rivalisent d’initiatives désordonnées : pavillon bleu, village fleuri, ville internet, animation, pub internationale, sardinades,  feux d’artifice, interventions médiatiques creuses… mais passent toutes à côté de l’essentiel: l’amélioration des services, la maitrise des prix, la coordination des actions avec leurs voisins. En gros : le marketing du produit. De plus, elles font toutes la même chose au même moment, se concentrant sur la haute saison, négligeant le reste de l’année financièrement trop incertain. Entre le pouvoir municipal et le commerce c’est souvent le divorce du calendrier, des budgets, des travaux mal appropriés, du bruit mal venu, du stationnement limité… Bref,  le marketing produit qui consiste à concilier l’inconciliable n’a pas de mode d’emploi autre que l’écoute, la patience, la conviction, le rassemblement. Des vertus absentes du pouvoir local qui impose sa vision touristique au forceps fort de sa légitimité électorale. Pour le commerce c’est un diktat ; pour le vacancier une incompétence. De tous, le touriste  est bien le seul qui peut décider du succès ou de l’échec d’une collectivité. Les autres acteurs sont captifs de son verdict. Dans le Var, rares sont les villes balnéaires qui réussissent toute l’année comme Saint-Tropez, Saint-Raphaël, Bandol... A bien les observer, leur succès ne repose pas que sur les plages mais aussi les congrès, expositions, festivals, évènements nautiques,  vignobles… Avec un budget moindre, la stratégie de Bandol est bien plus performante que celle du Lavandou. Normal, absente des médias elle se concentre exclusivement sur une trame commerciale (commerces, bars, marchés, camelots, pêcheurs …) qui stimule à tour de rôle l’espace public. En été, chaque soirée se termine par un bal populaire, un chanteur, un feu d’artifice, une joute qui fixent les vacanciers dans les restaurants, les bars tard dans la nuit… L’office de tourisme de Bandol est aussi un modèle, par ses horaires, sa diversité d’offres, ses produits dérivés, soutenu par les relations publiques et les entreprises locales souvent concurrentes de l’OT. La mairie se limite à l’organisation de l’espace, du stationnement, la propreté et n’est pas trop affamée sur les taxes. Son port est le plus dynamique après Cannes et sa fréquentation est constante toute l’année. Cela, depuis des lustres  quelle que soit sa couleur politique. Le petit plus : son casino. Le grand moins : le prix de l’immobilier trop élevé. Au Lavandou, ne reste que le prix de l’immobilier et heureusement encore ses 12 plages. en-vacances.jpgL’animation est du niveau d’un village de vacances, le commerce n’est pas fédéré et un petit réseau de privilégiés, lié à l’Epic de tourisme, se partage le gâteau. La commune persiste à traiter le tourisme comme Disneyland, mais sans les manèges ni le marketing. Or, c’est sa seule source de revenus depuis 100 ans sans trop se fatiguer. Hélas la concurrence des communes voisines s’est organisée et les destinations lointaines sont moins chères qu’un séjour dans la Cité des Dauphins. Elle est aussi peu accessible par une route inadaptée, une circulation non maitrisée et un stationnement très mal conçu. Sa crise de croissance dans le béton n’en finit pas, alors que son territoire est très limité. Elle doit sa renommée par le travail des autres, tout en la revendiquant jalousement. Faute d’une politique claire, les professionnels sont opposés à tout fédéralisme, laissant libre cours à la fantaisie immature d’une collectivité piégée par son propre égo. Elle veut tout décider mais ne tient rien qu'une dette peu raisonnable et des chimères ressassées au gré des campagnes électorales. Et pour demain quelles solutions pour la commune ? Dépenser plus pour le tourisme, elle ne le peut; tourner le dos à la mer, elle ne le veut; inventer une nouvelle économie écolo, elle n’y croit; suspendre le temps, elle ne le sait… Faute d’une stratégie concertée, la voilà condamnée au piège du tourisme de masse. Celui des banlieues "sac à dos" qui transforme un peu plus chaque année ce petit coin de paradis... en enfer !

Var Matin 21-09-2012
Var-matin-CRC-21.09.12.jpg 

Partager cet article

Repost0
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 23:11

Déontologiquement un élu, de par le suffrage universel, est de facto le gardien de la tradition et de l’histoire de sa commune. Transgresser ou ridiculiser des fêtes traditionnelles, nationales ou religieuses relèvent de l’incivisme. La dérive de notre société est en marche avec l’irrespect chronique et la banalisation du "tout permis". Le Lavandou navigue dans le paradoxe, forçant nos chères petites têtes blondes à croire au Père Noel le 31 juillet ou à la fête de la lavande en avril... A force de trouver des cerises en toute saison, il est étonnant de ne pas les voir pousser dans les palmiers du Front de mer... Parler écologie en signant la main sur le cœur la Charte Pelagos tout en acceptant de labourer la grande plage du Lavandou à coup de quads chaque fin d’année est l’exemple d’une société en perte de valeur morale. Couiner sur les inondations ou la disparition du sable tout en construisant des digues de cailloux relève de l’emporte-pièce. Déplorer l’absence de terrains tout en bétonnant la Baou ou en distribuant des permis de construire sans discernement dénote un manque de réflexion sur les lois naturelles. perenoel.jpgL’inculture succède petit à petit à la Connaissance et finalement devient la nouvelle référence d’un couteux PLU en quête d'inédites violations de l’environnement. Cette fuite en avant est la ruine des communes sans grand dessein, voguant au gré des taxes indispensables à leur survie. A notre époque, l’échelon communal devrait tout simplement être supprimé et repensé en territoires évitant ainsi la superposition et la juxtaposition de structures inutiles et trop couteuses pour le contribuable. C’est la réforme que n’a pas voulu imposer Sarkozy inquiet du retournement des élus locaux qui finalement l’ont lâché. A chaque instant l’élu bafoue les lois de la République se sachant intouchable par la sanction, autre qu’électorale. La servilité des médias locaux fait leur succès à grand coup d’échanges publicitaires. Quand le Lavandou aura laminé ses plages, bétonné ses derniers terrains et fini de tirer des feux d’artifice à tout propos, le touriste carnivore ira détruire d’autres étoiles. En 100 ans le Lavandou a vendu son âme sur l’autel du profit touristique. Sans golf, ni casino, ni logement pour les saisonniers, ni emploi pérenne [autre que ceux de sa mairie], ni extension portuaire, ni palais des congrès, ni festival, ni parking de délestage…qu’à vraiment fait la hâbleuse indépendante de cette manne tombée d’un train depuis 1890 ? Etourdir le quidam de fêtes tropéziennes ne rattrapera pas l’absence d’une stratégie partagée. Les lavandourains comptent les points entre indifférence et indignation. Certains préfèrent partir, d’autres font tout simplement de l'argent facile sur le dos de la collectivité. Reste à savoir combien coûte réellement au contribuable le recrutement d’un touriste volage, davantage attiré par l’éclat d’une buche de Noel en plein été que par le destin d’une station balnéaire? D’ailleurs, à ce petit jeu de la surenchère on finit toujours par trouver plus fort que soi !

Partager cet article

Repost0
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 23:02

Une simple plaque d’immatriculation ou un petit accent allemand, belge, hollandais, anglais…devrait forcer notre admiration d’autochtones. Pour venir de si loin il leur faut la foi, braver les embouteillages, supporter la fatigue et, arrivé à bon port, se faire respecter comme un client. Sans compter le coût du déplacement qui entame les petites économies d’une année. Une simulation de transport de Bruxelles au Lavandou A/R par la route coûte 440 € ; par le train 510 € et par avion entre 450 et 800 €, pour un voyage allant de 8 et 15h. Et en plus, à la gare de Toulon (en travaux pour plusieurs années) ou à l’aéroport international d’Hyères (perdu au fin fond de la presqu’île),  le malheureux touriste devra trouver le bon car pour le transporter au Lavandou. Cet enclavement des stations balnéaires du littoral, et de la nôtre en particulier, freine considérablement les candidats aux plages varoises sans émouvoir plus que cela nos élus combattants, sabre au clair, le tracé de la LGV salutaire (dont le chantier mettra certainement entre 20 et 30 ans). Pas question non plus de fraternité auprès de ces "étrangers" qui doivent laisser leur argent au vestiaire et ne pas trop la ramener sur les excellentes (sic) prestations hôtelières, culinaires ou touristiques mises à leur disposition. Ici, on doit se plier à la règle commune : horaires, nourriture, stationnement, plages réservées et bruit nocturne, sieste et langue de bois française obligatoire. Et en prime, ne pas se faire casser son véhicule qui renferme forcément un trésor de bourgeois - Bien loin de l’hospitalité légendaire des canadiens qui vous voyant déplier un plan volent (au sens propre) à votre secours - couple-touristes.gifPour le Lavandou, subsistant exclusivement sur quatre mois de tourisme annuel, c’est aussi un peu désuet en animation, très orientée troisième âge. Reconnaissons que seul l’Epic de tourisme peut tenir une conversation en italien, allemand, anglais avec un personnel dévoué derrière le comptoir. Si les autres langues exotiques sont priées de se débrouiller avec leur smartphones et leur GPS…la taxe de séjour s’applique dans toutes les langues y compris pour les petits suppléments comme le chien (qui n’a pas été abandonné comme chez nous), le bébé (qui ne mange pas, mais pleure), la petite douche, les WC (qui coutent l’eau aux plagistes), le ménage obligatoire de fin de séjour (fait au black par le saisonnier)…chacun y allant de sa petite entourloupe pour gagner toujours plus. La faute à la collectivité qui tire trop sur la corde de la fiscalité pour renflouer ses caisses vides. Cette saison de bonne pêche est cependant variable au gré de la météo, de la concurrence et du phénomène de mode évoluant comme le vent. De villégiature résidentielle d’hier au luna-park d’aujourd’hui, nous avons changé de dimension touristique sans nous en rendre compte, en nivelant par le bas ce que nous souhaitions tirer vers le haut. Moins de résidents à l'année, plus de touristes l'été, nous obligent à des structures plus contraignantes, plus couteuses à financer par l’emprunt et l’impôt, pesant sur le prix à payer pour les plages du Lavandou. Jusqu’au point de rupture où l’hébergement, la nourriture, le divertissement s’ajoutent au déplacement…et, au final, favorisent d’autres destinations plus attractives. C’est la dure loi de la concurrence que doit méditer notre autiste commune sur son avenir économique incertain si elle poursuivait cette fuite en avant. A sa décharge, ses vaines tentatives de rassembler les acteurs économiques dans une seule main démontrent bien les limites à ne pas franchir sur le secteur privé. Ce n’est pas son rôle. Elle doit fixer un cap et laisser les meilleurs gagner leur vie sans leur imposer un mode d’emploi public. Bandol est le bon exemple du compromis touristique à suivre sur la côte varoise. Ouvrons les yeux ! Les nouveaux touristes ont changé de mentalité et de…destination, tandis que les anciens touristes grossissent à présent les rangs des retraités modifiant profondémen la sociologie du Lavandou, y compris politique. Utiliser Internet ou des bornes WiFi pour séduire les touristes sans remettre en cause le discours ampoulé et idéologique du Lavandou est le paradoxe du "vieux beau" qui cultive un certain mauvais goût dans sa manière d’être et tente de se rajeunir jusqu’à en devenir ridicule. Trop fardée, la commune ne peut cacher ses rides de centenaire et continue à parler comme au 19ème siècle, mais les belles… ne sont plus les mêmes !

Partager cet article

Repost0
28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 14:12

Initiée par Jean-Michel Couve, député de la 4ème circonscription du Var, la sauvegarde du massif forestier des Maures s’impose par des mesures de revitalisation et de réintroduction des activités humaines en son sein, en le liant aux richesses de son littoral et de ses plaines agricoles qui le bordent au nord. Le territoire des Maures qui intègre le massif forestier, son littoral et ses plaines naturelles et agricoles, représente le quart de la superficie du Var: 150.000 ha dont 95.000 ha de forêt.
cartemaures.jpgPar la beauté de ses sites et son exceptionnelle nature, il constitue une grande richesse pour le Var mais, aussi, un espace doté d'un fort potentiel de développement à la condition qu'on sache en préserver l'environnement et la biodiversité.
C'est dans ce sens que les membres de l’association "Maures Développement durable", élus et représentants du monde socio-économique, travaillent à l'élaboration d'un projet de développement durable. Revitaliser la forêt pour en préserver son devenir, créer des emplois pérennes et valorisants par l'implantation d'activités nouvelles et de centres de formation dédiés à l'environnement terrestre, favoriser et maîtriser un tourisme des terroirs. Tels sont les objectifs poursuivis depuis de nombreuses années, à l’égal du Parc National de Port-Cros.
Grandes étapes de l’association :
1997 : la Ministre de l’Environnement prescrit le Plan d’intérêt Général de la plaine des Maures.
1998 : le Comité des Elus du Golfe de Saint-Tropez créé en 1994 par Jean-Michel Couve présente à la DATAR une première candidature à la création d’un Pays.
2000 : A la suite de l’appui du Conseil Economique et Social de la région PACA, l’Association de Préfiguration du Pays des Maures (APPM) est créée le 19 juillet 2000 rassemblant des élus du territoire et des représentants socioprofessionnels.
L’objet de l’Association est de mettre en œuvre la procédure définie par  la Loi d’Orientation pour l’Aménagement et le Développement Durable du Territoire afin que soit délimité un périmètre définitif de Pays sur le territoire des Maures. En particulier l’objet de l’Association est d’élaborer et de faire adopter sa charte de développement. Pour atteindre son objectif l’association étudie toute question relative au développement équilibré et concerté du territoire ainsi qu’à la protection du patrimoine naturel et bâti.
2005 : Le premier "Avant-projet de développement du Pays des Maures" (APPM / Compagnie Européenne d’Intelligence Stratégique) est présenté aux partenaires de l’APPM.
Nouveau Schéma de développement durable du tourisme.
2010 :La Charte Forestière du Territoire des Maures est cosignée par 24 communes, le Conseil général, le Conseil régional ainsi que 26 organismes institutionnels et associatifs.
Cette "Charte Forestière de Territoire" prévoit 29 actions ayant pour but la revitalisation du massif. Elles couvrent un champ d’intervention très large: de l’aménagement de sites "agrosylvopastoraux", à la défense contre les incendies, en passant par le développement de la filière bois énergie, l’accueil du public, l’émergence d’une filière "liège"…
Lancement du site internet promotionnel du territoire des Maures porté par l’association et les éditions Gallimard. www.maures.latitude-gallimard.com
Première projection publique du film "Pour que vivent les Maures" produit par l’association en partenariat avec la société Gallimard et réalisé par Jean-Pierre Pustienne.
Premiers échanges en assemblée générale de l’association sur l’opportunité et la faisabilité des projets du Pôle économique, du Centre environnemental méditerranéen et du Schéma de développement durable touristique.
2011 : nomination d’Hervé Passamar, Directeur de l’Agence Régionale de Développement et de Valorisation du Patrimoine en qualité de chargé de mission auprès du Président de l’association.
Organisation du colloque "Des forêts de Méditerranée au territoire des Maures" à Cavalaire-sur-Mer dans le cadre de l’année internationale de la forêt initiée  par l’Organisation des Nations Unies (ONU).
L’association précise en assemblée générale les trois études de faisabilité à réaliser pour juin 2012.
→ La création d’un pôle économique dans le Canton du Luc.
→ La réalisation d’un Centre de formation environnemental méditerranéen en bordure de la Réserve naturelle de la plaine des Maures.
→ La rédaction d’un nouveau Schéma de développement durable du tourisme liant plus intimement le littoral, le massif et les plaines agricoles.
janvier 2012 : lancement du nouveau site internet : www.maures-developpement.fr
Subvention de 130.000 € du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement pour poursuivre les travaux de l’association.
A noter qu'en février 2011, Jean-Michel Couve a été nommé, par Jean-François Copé, Secrétaire National de l’UMP chargé de l’Hôtellerie, de la restauration et des centres de loisirs. En novembre 2011, il a rendu un rapport sur ces thèmes à Jean-François Copé. Il est candidat à la députation dans sa circonscription (suppléante Annick Napoléon, maire de Cavalaire) alors que le dissident maire UMP de Sainte-Maxime, soutenu par le maire UMP du Lavandou, mène campagne contre son camp. 

Partager cet article

Repost0
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 23:25

28-03-2012. Mise à jour

Vol au-dessus d’un nid de coucou au Lavandou. Ainsi après dix ans d’observation l’office de tourisme et son généreux bienfaiteur le maire du Lavandou décident d’installer des webcams sur la commune sans bourse délier. Curieusement les emplacements retenus sont ceux de son principal concurrent touristique sur le web, dont la collectivité n’a pas réussi à faire décrocher les webcams privées, malgré les tentatives d’intimidation des partenaires. Hélas ! l’entreprise chargée de la besogne se heurte à toute sorte de tracas techniques, allant jusqu’à s’appuyer sur les installations de son concurrent sans se soucier du droit de propriété. De toute évidence, dix ans d’expérience ne peuvent se rattraper d'un coup de baguette technologique et le concept n’a plus la même attractivité qu’hier. Comme à son habitude, la mairie laisse faire, gesticule puis crie "au voleur" en courant derrière la réussite d’un entrepreneur plus rapide qu’elle. Site internet, guides, plans, produits dérivés…ont tous subi ce pillage public par instinct de pouvoir personnel. Cette maladive attitude avec l’argent des autres est typique d’un pouvoir fragile et aux aguets de tout ce qui pourrait travailler à sa gloire. A priori le nouveau coucou [suprême injure municipale de l’époque envers ce concurrent] a changé de morale. Tiens une idée à saisir pour augmenter la fréquentation du Lavandou; l’office de tourisme pourrait distribuer des bons d’essence aux touristes ou organiser des navettes de ramassage depuis Saint-Tropez !



11-09-2010. Une concurrence déloyale du public sur le privé
Pour la petite histoire sachez que la subvention municipale de 40.770€ donnée le 12 mars 2010 par un vote banal et sans explication à l'association para-municipale Lavandou Tourisme -  toujours en activité et hébergée dans des locaux municipaux - a été une cession dissimulée du site internet de feu L'association Lavandou Tourisme (déjà financé par les subsides de la mairie) en faveur de l'EPIC (Etablissement  public  à caractère industriel et commercial) nouvelle organisation municipale de tourisme de la mairie du Lavandou. Elle correspondrait au trou comptable des bilans 2008 et 2009 dont le maire, gestionnaire de fait depuis 1995 qui s'invite aux AGO, ne veut pas rendre public les comptes. Vos impôts l'auront payé 2 fois ! 
Les règles complexes d’un EPIC par notre consultant JA
La loi veut qu’un EPIC, financé par les contribuables, mentionne gratuitement dans tous ses documents et outils de promotion l’ensemble des professionnels immatriculés au registre du commerce ou des métiers sur son territoire. Pour  l’exiger, en cas d’oubli, vous devez rappeler cette obligation par lettre recommandée à l’EPIC local ou saisir le Tribunal Administratif pour réparer cette inégalité du droit qui peut être sanctionnée par  des pénalités à l’organisme de tutelle

concurrenceLa loi autorise la majoration des indemnités des élus municipaux en charge de l’EPIC (art. L 2123-22 du Code Général des Collectivités Territoriales) ou des cadres municipaux des petites communes ou  en sur-classement démographique, point sur lequel insiste beaucoup le maire du Lavandou  pour lisser le calcul de l’endettement.
Elle permet aussi la perception d’une taxe additionnelle aux droits d’enregistrement ; ce point est obligatoire pour les stations de moins de 5 000 habitants au taux de 1,20%. La loi permet également à l’EPIC de faire l’implantation d’un casino, uniquement dans les stations balnéaires, thermales ou climatiques
 L’EPIC ne peut pas prétendre à des adhésions, mais il est tout à fait en capacité de mettre en place un système de services auprès des professionnels du tourisme, moyennant une participation financière forfaitaire et de solliciter des participations complémentaires (%) pour des actions spécifiques et ponctuelles les concernant.
Par exemple, il peut faire la vente et l’organisation de séjours, participer aux équipements publics et déléguer l’accueil et l’information aux organisations existantes qui  y concourent.  Il est tout à fait possible, au sein de cette forme juridique, de valoriser les bénévoles et les associations locales. Les présidents des « anciens » OT peuvent intégrer le Comité de Direction de l’EPIC et les bénévoles  être impliqués dans des commissions thématiques.
La mission « animation » reste à l’échelon local, chaque structure en marge de l’EPIC restant libre d’organiser les manifestations comme elle le souhaite et en conserver tous les bénéfices
En règle générale, les missions de base sont mutualisées par l’EPIC (accueil, information, promotion, communication, coordination des acteurs locaux, …). Les missions restant à l’échelon local sont l’animation et la gestion d’équipement
Les fonds associatifs des "anciens" OT dans le cadre d’un regroupement  doit être reversés à l’EPIC Néanmoins, dans la pratique, un tel transfert de fonds d’une association à la nouvelle structure n’a jamais été observé. Il est donc possible que chaque ex-Office de Tourisme conserve son fonds associatif, mais il se posera rapidement un problème de déontologie ou de confusion qui contraindra à la dissolution des anciens OT associatifs
L’EPIC porte la dénomination "Office de Tourisme". L’OT associatif s’il est maintenu, devient une antenne de l’OT mais doit changer de dénomination. L’association peut conserver son compte bancaire et respecter les règles classique de fonctionnement avec un bureau, un président, des AGO… et même obtenir, si ce n’est pas une antenne de l’EPIC,  une subvention dans le cas d’animation locale. Evidemment l’ancien OT ne peut plus remplir la mission « tourisme » dévolue à l’EPIC déjà financé par les fonds publics et ne peut éditer de documents de promotion ou réaliser des services en concurrence avec ce dernier.
L’EPIC devient donc le nouvel et unique employeur de tous les salariés de l’ancien OT ce qui est assez avantageux puisque les contrats de travail subsistent dans les mêmes obligations qui incombaient à l'ancien employeur (article L 1224-2 du Code du Travail) avec une dimension quasiment d’agents territoriaux. Les salariés de l’EPIC peuvent être mis  à disposition de l’association pour une mission précise d’animation locale, à la condition de quantifier très précisément le temps de cette mise à disposition . En outre, la totalité des bénéfices engendrés par les animations reviennent aux associations organisatrices.
L'EPIC peut mener des appels d'offres pour autant qu'il respecte la nouvelle procédure des marchés publics et la dématérialisation des réponses sans éxonération des clauses administratives, publication légale (si > 30.000€) t surtout payer dans les délais impartis par le législateur et selon le type d'appel d'offres (AO, AOO, AOR, MAPA...). Rondement mené, ce qui est rare, l'ensemble mettra entre 40 et 60 jours
On le devine, ce type de fonctionnement est assez lourd à gérer et nécessite une surveillance administrative de tout instant, pour raison de comptabilité publique. Il est souvent  accusé de concurrence déloyale envers les groupements commerciaux, centrales de vente  ou professionnels installés sur la place. A ce jour, en matière de tourisme, aucune centrale de vente ou groupement n’est rentable pour une collectivité qui se heurte aux organisations professionnelles de l’hébergement ou aux grandes centrales de réservation souhaitant  la disparition pure et simple de ce type d’établissement ni public, ni privé. L’EPIC trouve mieux sa place dans les grands projets structurants, les intercommunalités et les missions publiques de l’Etat.

Partager cet article

Repost0
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 00:39

Le groupe d’opposition "Lavandou Ensemble" souhaite apporter quelques commentaires à l’article de Var Matin, daté du 20 février 2012, relatant la dernière réunion de l’Office de tourisme. Chronologiquement :
Nous n’avons pas compté 300 personnes. Tout au plus 120 personnes étaient présentes.En soustrayant les élus concernés, le staff de l’office de tourisme, le personnel municipal, qui encadraient la manifestation, nous sommes plus proches d’une petite centaine de personnes. Ces dernières étaient bien souvent en couple pour représenter les intérêts de leurs entreprises. En résumant, nous pouvons considérer que le tissu économique local concerné par l’office de tourisme, avoisinait, ce jour-là, une trentaine d’entreprises représentées.Très peu et révélateur d’un malaise vite esquivé par son promoteur: c’est la faute de la date choisie… 
plante_carnivore.jpgLe maire, Gil Bernardi, rejoint par l’adjointe au tourisme, a "loué" la professionnalisation du tourisme dans la station ! Devons-nous considérer que cela n’était pas le cas jusqu’à présent et que notre politique touristique était régie, dans un récent passé, avec amateurisme ?
Le directeur ne manqua pas "d’évacuer les critiques" en précisant : "Mieux vaut créer plutôt que de répondre à la polémique"… Las ! Il ne fut question, un quart d’heure durant, que de justifications et règlements de compte vis-à-vis de l’opposition qui s’est récemment exprimée dans les colonnes du quotidien sur la gestion de l’OT…Nous évoquions alors quelques cafouillages. Sa susceptibilité parait tout aussi évidente que l’affichage permanent de son autosatisfaction, véritable spécialité municipale qu’il a fait sienne ! La critique est parfois constructive et la relecture de cet article (18 novembre 2011) confirmera qu’il n’y avait pas de quoi fouetter un chat !
Nous n’avons pas contesté le travail de toute une équipe! Une équipe d’ailleurs fort sollicitée et bien mal payée de ses efforts, si l’on compare avec le salaire et avantages du directeur… Nous constatons aussi que ce dernier s’implique désormais dans la politique locale et que ce n’est pas son rôle, sauf si Gil Bernardi le considère comme son dauphin (dixit le café du commerce). Concernant Lavandou Résa, les résultats du chiffre d’affaires avancés pour l’année 2011 par lui-même sont arrondis avec optimisme autour de 150.000€… Nous comprenons mal les 420.000 € de "bénéfice" annoncés par le petit rapporteur de service dans les colonnes de Var matin, grâce à cette plateforme. Il ne peut s’agir que d’une erreur... d'oreille !

Nos griefs sur Lavandou Résa portent sur 2 points.
1) La plateforme commercialise, sans talent, le même produit que les hôteliers locaux, en s’octroyant au passage une commission. La commercialisation d’un produit "élaboré" (ou packagé…) justifierait mieux cette ponction et la démonstration d’une vraie dynamique de l’OT !
2) Cette plateforme a pour vocation de convaincre une clientèle sur le Net. Elle sort de ses attributions lorsqu’elle procède à des réservations et encaissements auprès d’une clientèle venue physiquement à son guichet. Une exclusivité préférentielle est alors donnée aux hébergeurs qui ont adhéré à la plateforme. Les autres sont évincés. C’est un détournement de finalité. Rappelons que l’ensemble des hébergeurs locaux sont collecteurs de la taxe de séjour qui finance l’Epic et qu’à ce titre, ils doivent être traités sur un pied d’égalité, sans forcing ni chantage au résultat. Ce n’est pas le cas.
Nos griefs concernant les guides et plans a 1€:
1) N’oublions pas que le financement de ces publications se fait aussi grâce à des annonceurs qui ont lourdement investi sur ces supports. Cet investissement est lié à des garanties de diffusion qu’ils sont en droit d’attendre pour que leurs messages soient lus.
Cette diffusion, annoncée comme gratuite lors de la signature du bon de commande, ne donnera évidemment pas les mêmes résultats si le support est vendu. Nous pouvons considérer qu’il y a tromperie. La justification «pseudo écologique» ne tient pas ! L’annonceur, cochon de payant, est lésé. Il est "cruel" de constater la vérité de notre propos quand il est précisé plus loin dans l’article que 25.000 ex. de cette publication n’ont pas été diffusés… CQFD !
2) Concernant le prix des adhésions à la plateforme et le guide 2012, il n’y a pas d’adhérents dans un Epic supporté par la fiscalité locale. On peut admettre une option payante garantissant une meilleure visibilité sur le web ou les publications de l’OT c’est tout. Encore faudrait-il que la citation minimale obligatoire soit respectée. Il n’en est rien. Le guide 2012 n’est qu’un support publicitaire. Oubliant son devoir d’information légale, n’y figurent quasiment que les annonceurs. C’est cette mesquinerie sans élégance que nous reprochons. Un soupçon de diplomatie aurait évité bien des ressentiments de la part du tissu économique local à l’encontre de l’OT.
"Chat échaudé craint l’eau froide". Les acteurs du tourisme lavandourain s’en rappellent déjà… et l’opposition n’y est pour rien. Editer des guides et des plans c’est bien. Les diffuser c’est mieux !  Hélas, ils sont depuis toujours distribués (puis vendus…) au compte-goutte, pour finir lamentablement stockés par cartons entiers avant destruction !...(au Club de Bridge). Les hôteliers, obligés de se déplacer au Château pour en obtenir péniblement une vingtaine, le savent bien. 
Concernant les nouvelles technologies développées ( Smartphone, Bluetooth , etc)
Nous émettons quelques réserves sur la stratégie développée. Ces applications sont en constante mutation et s’avèrent très rapidement obsolètes. Leur usage réel est pour l’instant anecdotique. Leur financement privé est lié au retour sur investissement généré par la publicité et la régie de ces nouveaux supports. Nous doutons que les chiffres d’affaires espérés soient réalisables. Ce qui compromet la pérennité de ces installations. Il est donc important de les appréhender avec prudence et circonspection.
Quant aux webcams, la sophistication du matériel est intéressante. Il faut cependant prendre en considération le réseau de diffusion de ces images et l'inaptitude des internautes. Que faire d’une Ferrari sans autoroute ? Nous avons quelques craintes sur le choix du prestataire retenu, mais nous apprécions la décision du maire qui après dix ans de tentatives de démontage d'un concurrent privé s'y met enfin ! Le Lavandou aura bientôt plus de webcams que Nice au M2.
Evoquons rapidement le positionnement "luxe" de notre village, imposé par notre illusionniste maire et son office de tourisme sous ordre.  Le syndrome de "Saint-Tropez" le hante ! Le complexé flatte l’Ego ! C'est bien méconnaître les potentialités de notre village. Globalement, notre tourisme est familial, plutôt bourgeois, sans ostentation et n'est pas concerné par le "bling bling" tropézien. Le Lavandou est loin d’avoir tiré profit de sa situation géographique, de son environnement, de son climat, de ses partenaires… faute simplement de savoir organiser l’offre et l’animation, au lieu de jalouser politiquement des plus riches que nous. Lavandou Ensemble,

Lavandou-ensemble-640 Lavandou Ensemble  
Une nouvelle ambition pour le Lavandou 
Arnaud Parenty, Jacqueline Pilette, Marc Lamaziere

 


15/02/2012 L'Epic de tourisme du Lavandou: une séance pour rien ?
 
Lorsque l’on organise une réunion publique pour donner de bonnes nouvelles, il est probable que la curiosité pousserait les concernés vers l’entrée. Las ! à peine 80 personnes se sont déplacées pour écouter la messe. Quelle ingratitude ! Silence assourdissant, banalités, justifications par rapport à un article de Var matin sur les réserves de l’opposition et aucune question sur la stratégie du bonimenteur de service. Encore moins sur le nouveau guide touristique 2012, assez décevant, qui a oublié une bonne partie de ses obligations, malgré la grossière petite phrase parapluie pour couvrir son auteur. Il est inquiétant de constater un tel détournement de l’argent public: plagistes, prestataires, restaurants, agences immobilières…tous fiscalement redevables sur la commune…oubliés ou parfois escamotés! Au moins leurs citations administratives, sans autre forme de mention, auraient mis cette paramunicipale dans la légalité à minima, comme le pratiquent scrupuleusement la plupart des communes dotées d'un Epic. Et que dire sur l’étalage haute technologie de l’information ou d’éditions de luxe…quand on n’est pas capable d’organiser l’offre avec les acteurs locaux ? La diplomatie municipale ne connait que le rapport de force avec ses sujets pour les soumettre à sa vision des choses. La poudre aux yeux, le bling-bling et le luxe tropéziens sont encore passé par là, ce qui ne correspond objectivement en rien aux capacités actuelles de la commune... L’effet produit de ce rassemblement est contraire à celui espéré, mettant le doigt sur la limite du Lavandou à l’échelle de la planète. A la sortie, beaucoup sont restés sur leur faim et ont confortés les autres sur la débrouille personnelle. Ici pas de miracle, que des charges d’autopromotion politique, jusqu’au logement de fonction du courtisan ! Je décide, tu paies avec le sourire forcé et tu t'écrases ...Indubitablement, le seuil de compétence est atteint à tous les niveaux.

07/10/2011 Au Lavandou l’Epic sombre dans l’utopique

Revenons sur l’Epic Lavandou Tourisme et la saison estivale. Nous l’avons dit: Lavandou Ensemble, groupe d’opposition représentant les lavandourains dédaignés depuis 1995 par la pensée unique, n’a pas pour vocation de nuire aux intérêts touristiques de la commune. Bien au contraire ! Nous avons cependant un droit d’observation et d’expression sur cette paramunicipale financée pour partie par la taxe de séjour collectée par les hébergeurs du village. ( hôtels, campings, meublés, etc…525.000 €/2010…), et pour solde par nos impôts !
Pour 2011, l’équilibre n’y sera certainement pas, surtout avec un budget qui frôlera les 700.000 €…[le double de l’ex association Lavandou tourisme sabordée par le maire en 2009]. Une telle dépense exige quelques résultats ! Le maire, auto-satisfait chronique [avant l'affaire Dexia], annonçait en préambule du dernier conseil municipal, une augmentation de la fréquentation de +6.5% [pendant que le Var progresse de +10 à 12 %], ainsi que "la satisfaction générale des touristes "interrogés à la porte de la mairie. Nous voulons juste rappeler que les récents évènements au Maghreb ont modifié, au dernier moment, le choix de nombreux français qui ont préféré rester dans l'hexagone… Pas de quoi pavoiser donc, dans un contexte d’actualité à chaud qui ne devrait pas se renouveler; ajouté au fait établi que la saison 2010 fut plutôt morose. Sans afficher la même assurance, le prévisionnel budgétaire de l’Epic qui s’efforce de devenir incontournable par une profusion d’outils désordonnés, sera "explosé" ! Il lui faut donc trouver partout les fonds pour équilibrer sa gestion. Tout est commerce au château, dont le personnel a reçu la consigne: vendre Le Lavandou et ses "parfums de Lumière" à tout ce qui bouge ! Dans la pratique c’est nettement différent ! 
utopie.jpegPar exemple, la fumeuse centrale de réservation locale "lavandouresa", qui prospecte la clientèle sur le web par le biais d’un "portail local", n’a reçu ni le soutien, ni l’adhésion des professionnels hôteliers, pourtant invités avec force insistance à rejoindre son système déjà dépassé, contre droit d’entrée et pourcentage…Quelques "obligés" s’y sont résigné sans conviction…face au référencement international des grandes centrales de réservation en ligne, opérationnelles depuis plusieurs années. [Booking, Hotel.com, Opodo, Venere, voyagesSNCF, Expedia, Lastminute…]. Le "ratissage" virtuel de la clientèle y est autrement plus efficace. Les hôteliers le savent. Nous atteignons la mesquinerie quand la clientèle se présente en personne au guichet de l’Office de Tourisme du Lavandou pour se renseigner sur les hôtels du village. N’y sont proposés en priorité que ceux ayant adopté ce système de réservation en ligne. Sortez votre Carte Bleue pour notre commissionnement à venir…Preuves et témoignages à l’appui. Inadmissible, voire malhonnête. L’hôtelier, cochon de payant, collecteur de la taxe de séjour et dont les impôts financent l’Epic, et qui n’a pas choisi d’adhérer au système - c’est son droit - n’a aucun retour. Nous vous laissons apprécier de telles pratiques !...
Restons dans la mesquinerie avec la curieuse décision, prise au cœur de l’été par le conseil d’administration de l’Epic, de vendre les guides et plans ! 1€ pièce !…[prix non indiqué sur ces documents en violation avec le code du commerce]. Du jamais vu, à peine croyable ! La diffusion de ces supports, utiles aux touristes, comme aux professionnels, pour découvrir le village et ses commerces, en a évidemment souffert, lésant aussi les annonceurs, qui ont investi sur une diffusion gratuite promise par le régisseur …Tout ça pour quoi ? Quelques centaines d’euros, imposant au personnel la rédaction d’un reçu à chaque acheteur ? Contrarier la découverte du village et son tissu économique pour récupérer trois francs six sous, nous le comprenons mal. Le jeu en valait-il la chandelle ? Le trou est-il déjà si profond ? Les guides et plans, financés par les annonceurs depuis une décennie, doivent être distribués gratuitement, en grand nombre. Ils sont faits pour ça ! Les luxueuses brochures "Parfums de Lumière" sont elles aussi vendues ! [4€ à l’accueil] 
Avions-nous réellement besoin de ces prestigieuses revues, très couteuses en fabrication, que l’on retrouvera discrètement au pilon, dans quelques années ? 
Avions-nous réellement besoin, en fin de saison, de joindre l’image banlieusarde des survêts Adidas, au logo "signé Lavandou" ? Combien cela a-t-il coûté ?  Pour quels résultats ?
L’Epic est bien mal parti, pris en grippe par de nombreux professionnels…remontés contre son équipe. A notre avis, en cette période de récession annoncée, il y avait d’autres priorités pour asseoir l’influence de cette structure municipale, imposée par le maire. 
Hélas ! manquent à l’appel, un soupçon d’élégance, un zeste de tact, une once de respect, de bons techniciens. Tout ce que ne connait pas le grand ordonnateur du plus beau village du monde. Plus rien ne nous étonne au Lavandou… sauf la résignation de certains professionnels qui soupirent en attendant 2014 !

Lavandou-ensemble-640 Lavandou Ensemble  
Une nouvelle ambition pour le Lavandou 
Arnaud Parenty, Jacqueline Pilette, Marc Lamaziere

 

Partager cet article

Repost0
3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 14:16

A force d’écrire n’importe quoi, la presse locale se retrouve en décalage avec la réalité de l’opinion. Au Lavandou, il existe la rubrique des faits réels puis celle de l’interprétation complaisante. Ainsi les articles se multiplient sur la plateforme de réservation de l’Office de Tourisme du Lavandou ce qui dénote une certaine anxiété de la part de son fondateur. journalistes-337018.jpgDe Perpignan à Nice, aucune centrale n’est rentable parce que la gestion de cet instrument coûte beaucoup d’argent, nécessite un fonds de roulement important et une offre abondante. Les bases de données ne sont pas souvent à jour et les « adhérents » rechignent à la corvée informatique. La prestation prélève un % sans intérêt en pleine saison alors que le paiement tarde à leur parvenir. La surcharge de travail en back-office dévore la capacité d’accueil au guichet de l’OT et le copinage complète vite le tableau. Pour toutes ces raisons, les professionnels internationaux de la réservation sont installés en force sur internet et laissent très peu de place aux amateurs locaux. Il serait plus juste d’écrire que l’OT, donc la mairie, accepte de perdre de l’argent pour ce service que de crier victoire sur les chiffres. Elargir cette plateforme aux communes voisines, faire entrer gratuitement les professionnels ou encore rejoindre la plateforme du Comité Départemental de Tourisme (CDT) pourrait être à la rigueur une piste de rentabilité, en jouant sur le volume. Mais l’objectivité du copiste de service est obérée par les enjeux politiques locaux. Tout comme le succès du référendum contre Port-Cros, la dette qui n’existe pas, l’environnement en bonne santé, le muselage des opposants…cette position de la presse écrite dans le sens du pouvoir lui garantit sa survie malgré la perte inexorable de son lectorat. D’ailleurs il est significatif de comptabiliser l’espace publicitaire en contrepartie de cette allégeance. Peu étonnant que 1650 emplois soient rayés dans le groupe de presse en question. En ce sens les propositions de JP Giran au Président de la République sur le fonctionnement de la démocratie locale sont criantes de vérité !

Var Matin 03/11/2011 côté pouvoir
lavresa 
 Var Matin 18-11 côté Lavandou Ensemble
VM-Epic-18nov.jpg 

Partager cet article

Repost0
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 00:08

Mise à jour 03/10/2011. Technologie de 1999 le Bluetooth fait son apparition avec tambours et trompettes au Lavandou en tant que solution miracle pour informer les touristes [ou les électeurs?] avec "trois bornes  révolutionnaires". L’Epic ignore que depuis 2004 le Wi-Fi a supplanté le Bluetooth et est l’outil le plus utilisé pour diffuser l’information locale, fortement soutenu par l’apparition du netbook, du Smartphone et d’un important maillage de hotspots d’accès gratuit. Autres inconvénients du Bluetooth: la compatibilité avec certains téléphones, l’activation du service, le téléchargement, l’ouverture - soumis à l’accord préalable du destinataire - ou encore l’intrusion de messages sans intérêt, dans quelle langue? Il est tellement plus simple de se connecter librement à une borne Wi-Fi sur l’offre touristique du Lavandou que l’on se demande pourquoi faire si compliqué ? plage-humour.jpgLivrer le nouveau guide papier du Lavandou en novembre de cette année plutôt qu’en…mai de l’année prochaine et le diffuser gratuitement est bien plus vitall pour la station. Cet été, la mauvaise surprise des professionnels du Lavandou a été la sortie en mai et la diffusion payante du guide et du plan touristique 2011 (pour 1€ pièce) décidée arbitrairement par le conseil d’administration, supervisé par le...maire. A croire que cette fumeuse idée allait un peu sauver les finances calamiteuses de l’Epic, en chargeant le personnel d’une nouvelle tâche comptable (des bons de caisse à chaque acte). Maigre bénéfice, mécontentement des professionnels, grogne aux guichets et stupéfaction des touristes. De 1995 à 2007, l’ex-élu- directeur- président de Lavandou tourisme, avait certainement des défauts mais surtout le bon sens de ne rien payer d’internet, des plans et guides grâce à une régie externe qui lui fournissait gratuitement à chaque début de saison ces documents. Mais en 2008 le prix de sa trahison est connu ! la régie dégagée au profit de sa compagne, un poste de conseiller municipal, des émoluments de directeur général puis une démission discrète du couple et un dépôt de bilan de la régie [avec quelques ardoises locales] une fois les clés de l’association remises au maire. Alors bonjour l’Epic ! il en rêvait pour plier les professionnels à sa vision du tourisme. Un directeur plus tard, les problèmes de stratégie, de personnel, de budget, de pouvoir perdurent. A trois différences importantes: les professionnels l’ignorent, le budget à sa charge est devenu déraisonnable et le dernier maillon du Fisac qui le reliait encore aux commerçants vient de sauter ! Se tromper de technologie, utiliser un discours publicitaire abscon, sous-traiter ses outils de communication à Grenoble, s’isoler des acteurs locaux… en tonitruant sa réussite, c’est pratiquer la méthode Coué dans le désert. Mais le directeur de l’Epic a une excuse, son patron voudrait tellement ressembler à Saint-Tropez qu’il n'en a attrapé que son principal défaut: la dette ! Et comme le dit Ernest Renan à propos du politique "le moyen de ne pas varier, c'est de ne pas penser" 

 

29/08/2011 L'après tourisme, l'urgence du Lavandou
Le marché du tourisme est de plus en plus compétitif, les distances se raccourcissent, les prix baissent. Désormais à 2 h d’avion l’offre est supérieure à celle de nos plages du littoral varois.. La mise en œuvre d’une politique "tout tourisme" coûte de plus en plus chère aux collectivités pour un résultat qui ne progresse plus. Pire, il faut aujourd’hui partager le gâteau entre toutes les communes qui chassent sur les mêmes terres. Elles ont pris la main à tort sur les opérateurs privés pourtant plus aguerris au marketing avec des outils plus puissants. Ainsi, les communes ont été incapables de se fédérer pour partager le butin, chacune jouant son répertoire. L’une sur les plages, l’autre sur l’animation ou le culinaire... Certaines ont imaginées un regroupement de leurs moyens au sein d’associations ou d’établissements publics qui ne marchent pas. Trop lourds, sans imagination. L’ère de l’après tourisme est venue. La mutation écologique fera une nouvelle clientèle tandis que d’autres ressources sont à créer. Certaines villes ont de l’avance comme Aix, Avignon, Bandol... Elles ont su coller au marché en allant chercher leurs clients au Japon, Chine et Russie. Des clients qui font peur au radicalisme local !

La stratégie du tourisme doit évoluer et faire des choix – "choisir c’est renoncer" disait Napoléon -. D’abord sur l’accessibilité, à l’heure où le transport coûte trop cher (450 € un A/R par la route Bruxelles - Le Lavandou). Une ville enclavée dont la voiture serait le seul moyen d’accès est condamnée à terme dans la compétition touristique. Puis la voiture est devenue un souci constant (stationnement, dégradation, usure…) et encore davantage dans un village sursaturé, où l’on ne peut se déplacer facilement. Ensuite, faire une dépense aussi importante mérite des animations jamais vues et permanentes. Bandol est le modèle d’une station touristique équilibrée avec marché de nuit, spectacles gratuits, bals populaires, office de tourisme ouvert quasiment non-stop, parkings de délestage et un port qui contribue largement à sa renommée internationale. Pas d’opposition entre les forains et les commerces; pas de couvre-feu qui musèle l’animation après minuit. Tout le monde s’entraide, jusqu’aux touristes handicapés qui trouvent dans cette ville une attention particulière. Contrepartie de cette organisation, l’immobilier n’est plus raisonnable. Nos élus du littoral devraient aussi s’inquiéter de leur avenir touristique avec des plages dégradées, en recul, des routes saturées, des parkings bondés, des passe-droits perpétuels. 2011 a profité d’une conjoncture peu banale qui ne se reproduira pas, avec une concentration hexagonale de touristes effrayés par le contexte politique
à l’étranger. Les jeunes, eux, ne peuvent plus se contenter d’aller dans une station balnéaire où il n’y a que des badauds qui attendent l’action des autres.
Au Lavandou, par exemple, l’image est surévaluée par rapport à la qualité du service, sans que la collectivité ne puisse agir, laissant faire le marché de l’offre et de la demande. Il ne sert à rien d’imprimer à grands frais des brochures idylliques sans tenir compte de l’envers du décor : locations vétustes, hôtels déclassés, restauration moyenne, accueil peu avenant, tarifs exagérés. Pas du tout dans les normes européennes, malgré les artifices des  labels: villages fleuris, pavillon bleu, villes internet, ports propres…Le Lavandou fait ce qu’il peut, mais tire aussi beaucoup sur la ficelle, à commencer par les taxes, redevances, droits, locations…dont la collectivité claironne partout qu’elles ne dépassent pas l’inflation, sans savoir si sa fiscalité est justifiée, trichant à la faveur des chiffres corrigés des variations saisonnières. Ce n’est pas le problème du maire qui doit satisfaire sa boulimie d’infrastructures, motivée par l’ambition politique. Nul doute que cette façon de faire connaît maintenant des limites dont celle de la charge publique transférée sur le dos des touristes, alors que la concurrence redouble d’ingéniosité pour la gommer. L’exemple du "all inclusive" en Tunisie, République Dominicaine, Mexique, l'exemption des taxes de séjour, la suppression du racket du stationnement dans certaines villes de France… n’a jamais connu d'écho ni au Lavandou, ni dans le Var. Pour cause, tout le monde est d’accord pour tondre le touriste de passage et s’il ne revient pas la saison suivante, il sera remplacé par un autre. Jusqu’à quand ce type de raisonnement ? Ce manque de dialogue entre vendeurs, acheteurs, distributeurs sera fatale au tourisme varois qui déclare depuis 20 ans des chiffres records de fréquentation. A croire que toute la planète se donne rendez-vous dans ce département. L’après tourisme c’est aussi la valorisation de l’artisanat local, des petits métiers, l’organisation de filières d’exportation. Ce sont des circuits hors littoral avec des accompagnateurs qui rapprochent les cultures; une autre façon de vivre. Car la question n’a jamais été posée de savoir pourquoi les touristes viennent ici ou là. Les réponses sont parfois surprenantes. Le soleil, la mer, le sable sont largement distancés depuis 5 ans par la recherche culturelle, l’intelligence d’une vie différente. Et montrer quelques bateaux traditionnels de pêche pour un marché aux poissons éphémère est une injure à l’intelligence des touristes. Ils savent bien qu’il n’y a plus rien dans la mer, mais font semblants de s’émerveiller d’une malheureuse rascasse étalée aux appétits des restaurateurs qui vous la feront payer bien chère. Ainsi les collectivités manquent de réalisme et n’arrivent plus à s’adapter à la mutation rapide du marché. Imposer des normes aux professionnels est autrement plus urgent que de se proclamer le plus beau village de France.. (affirmation bien désuète et gratuite). Que faire à Saint-Tropez en dehors d’une promenade sur le port, un café chez Sénéquier et un rince-œil à Pampelonne ? Que faire au Lavandou un jour de mauvais mistral ou de quelques gouttes de pluie ? Peux-ton élever le débat avec les flonflons d’un corso ou d’un romérage - fussent-il ancestraux - pour animer une saison ? Si la collectivité ne subventionnait pas ces festivités, rien n’existerait plus que par les photos souvenirs. Défendre si jalousement sa marque, à une époque où courir devant est bien plus productif que de se battre devant des tribunaux, est bien le signe d’une attitude rétrograde et nombriliste. Les initiatives individuelles se cumulent et font la réussite de l’ensemble. Le manque de recul, l’inculture marketing, la peur de perdre le manche, l’absence de curiosité, la jalousie...font la sclérose des collectivités qui restent paralysées, multipliant les insatisfactions et les erreurs. Tout reste finalement une affaire de pouvoir pour imposer sa vision des choses par la force et non par la réflexion. Est-il raisonnable d’avoir créé un Epic au Lavandou quand on voit la lourdeur de gestion d’un tel système, la démobilisation du coup d’état organisé par le maire parmi les professionnels et le coût final de cette opération Tout cela pour quoi ? Pour faire une saison pas meilleure que la précédente (dont l’étalement d’arrière-saison n’est jamais au rendez-vous) ou jeter fièrement sur le marché le concept des lumières que personne ne peut comprendre ?
Il serait mieux d'accompagner la prolifération des moyens de communication autour du Lavandou pour dégager un consensus, avec une coordination ouverte et un slogan consensuel. Oui l’après tourisme est urgent au Lavandou et ce ne sont pas de nouveaux Etats généraux du tourisme qui permettront de trouver le remède miracle. Au contraire, chaque déclaration de ce genre enfonce davantage son auteur, en dévoilant ses faiblesses, alors qu’il appelle chaque fois à la rescousse une population asservie, sans idée autre que la sienne. Comment sera le Lavandou en 2020 ? Voilà la bonne question, celle qui fera la prochaine équipe municipale, plus réaliste, plus pragmatique, plus près des préoccupations citoyennes. A l’heure où les chinois font la richesse touristiques de la capitale, il ne sert à rien de tourner le dos aux nouveaux venus, soit par appartenance ethnique, soit par loyauté locale. De toute façon le naufrage économique du Lavandou est écrit dans le temps avec une frontière communale non extensible, une population nettement orientée sur les retraités. A savoir si cette commune veut devenir un modèle du tourisme moderne autour d’axes événementiels forts ou un mouroir pour riches petits vieux qui auront réussi à faire fuir les jeunes vers des villes plus ambitieuses et porteuses de rêve. Réponse en 2014 peut être ! Sinon en… 2020 ! Mais plus dure sera la pente, faute d’une bonne équipe municipale au travail plutôt qu’un homme isolé dans ses certitudes !

Partager cet article

Repost0