Au Lavandou, en quelques heures, un déluge de pluie stationnaire élève brutalement de 3 mètres le niveau du Quicule qui dévale furieusement des collines abruptes de l’Hubac vers la plage de Cavalière.
Malheureusement son lit naturel passe sous l’étroit pont de la D559, puis sous l’obscur parking suspendu de l’hotel Surplage, avant de s’expulser vigoureusement dans la mer, Mais son embouchure est obstruée par une dune de sable et des embâcles jamais dégagées par défaut d’entretien.
Cherchant un passage en force l’eau reflux dans tout le quartier, remonte le niveau du bassin Beaumont qui déborde à son tour, écroule le parking suspendu, inonde les commerces, noie 2 personnes, endommage la station d’épuration et fait des millions € de dégâts…
A qui la faute: fatalité ? PLU ? catastrophe naturelle ? négligence publique ?
Illico le maire se hâte sur le sinistre, active son réseau, rameute les autorités, affronte les médias, geignant sur le mauvais sort… car en tant qu'élu garant de la sécurité publique, président du SCLV, ex-président du SIPI*, il joue gros face à ses administrés déjà irrités par d’autres péripéties qui jalonnent ses mandats.
La solidarité régionale, le soutien des grognards de la première heure, l’émoi de la détresse et l'omerta politique, font provisoirement taire sa faute. Le prétexte éculé de la catastrophe naturelle fera l'affaire !
Cependant, peu dupe, la rumeur court au Lavandou révélant en catimini les manques d’entretien du fautif Quicule ; les réunions houleuses avec l’exploitant du bassin Beaumont* ; l'interdiction de stationnement contre les propriétaires successifs de l’hôtel et les tensions avec la Villa Mauresque… autour de l’innocent ruisseau, contrarié par le courant Ligure, le vent d’Est, le rechargement de la plage et la faute… à pas de chance !
Jusqu’à entendre parfois que Cavalière… n’est pas au Lavandou ! que le matériel municipal n’est pas adapté à passer sous les ponts; que le déblaiement à la main est impossible faute d’ordre de mission ou d’effectif; que le parking suspendu est illégal; qu’aucun voisinage ne s’est plaint d'un défaut d’entretien sur 30 ans ; encore moins l’association locale d’usagers, ni même l’adjoint aux Quartiers de la commune, de Saint-Clair à Pramousquier… L'opinion s'interroge aussi sur la soudaine précipitation municipale à nettoyer l’embouchure du Bardigon sur la plage de Saint-Clair.
Circulez, il n’y a plus rien à voir !
Oui ! mais où se cache donc la vérité ?
Patrick Richard
Extrait autobiographique de l’exploitant de la DSP* du Bassin Beaumont de 2000 à 2007 sur ses relations toxiques municipales :
" … Un matin je découvre avec stupeur que le bassin peut être inondé jusqu'à 1,50 mètre d'eau de pluie survenant de la Quicule ou de la mer poussée par vent d'Est qui entre dans le bassin.
Par ce mouvement de va et vient, s’accumule alors une dune de sable, sous la dalle du parking suspendu de l'hôtel construite au-dessus de ce qui aurait dû être le chenal. Une fois la mer et le Quicule apaisés, cette dune de sable et d'embâcles haute jusqu'à 2 mètres, retient l’eau stagnante. Les niveaux du bassin ne sont plus les mêmes, les quais sont inaccessibles et par sécurité je ne peux pas recevoir la clientèle d’où de lourdes pertes d'exploitation.
Il me faudra creuser - seul à la pelle - dans ce chenal sur une distance de parfois 50 mètres et jusqu'à plusieurs mètres de profondeur, pour vidanger le trop plein de cette retenue vers la mer. Un travail exténuant que j'ai dû accomplir au moins une trentaine de fois en 7 ans dans la totale indifférence de la mairie, malgré mes demandes d'intervention… l'obstacle dunaire se reconstituant rapidement après mes interventions. Ce faisant j'ai, sans aucun doute, empêché quelques inondations à Cavalière par mon travail de forçat. J'en garde encore quelques séquelles physiques au bras gauche.
Mes rappels au Code général des collectivités territoriales sur l’entretien des cours d’eau au maire sont toujours restés vains, jusqu'à me faire virer sans ménagement de son bureau … Ce jour là, j'ai compris que ma délégation de "service public" ne serait pas renouvelée… Depuis mon éviction en 2007 (bientôt 20 ans !) et l’abandon municipal du parc de loisirs au bassin Beaumont rien n'a été fait pour régler la situation... "
Photos prises sous le parking suspendu de l'hôtel
avant et après le sinistre du 20 mai 2025
* DSP : délégation de service public. *SCLV : Syndicat des communes du littoral varois. *SIPI : Syndicat Intercommunal de Prévention des inondations.
Avertissement. La liberté d'expression est inscrite à l'article 11 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen (DDHC) de 1789. Elle fait partie des droits fondamentaux et conditionne l'exercice d'autres libertés comme la liberté d'opinion et le droit de réponse. Plusieurs textes internationaux garantissent la liberté d'expression, notamment la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH).
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