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Lavandou Tribune

Lavandou Tribune

L'info pas l'intox sur la tribune des citoyens opposés à la reconduction continue de la majorité municipale depuis 1995


Eau Secours ! manipulations au Lavandou...

Publié par Liliane Guiomard sur 2 Juin 2013, 23:06pm

Catégories : #Finances

Importune surprise lors du dernier appel d’offres de la mairie du Lavandou: le renouvellement du contrat de délégation de service public de l’eau en faveur de la "moins disante" SAUR. Cela en dépit du rapport de la Cour des Comptes qui épingle cette entreprise  pour son attitude abusive sur le prix du M3 et le laxisme de la commune à surveiller sa délégation. C’est que la rusée SAUR vient de baisser subitement son tarif de 35%, afin de conserver le pactole. Or, rien ne présage la survie de la SAUR en quasi faillite, comme l'assure un malheureux concurrent "avec 1,9 milliard d'euros de dette pour un chiffre d'affaires de 1,7 milliard, la Saur doit être d'urgence recapitalisée si elle veut survivre".
Dernièrement au Lavandou, la Cour des Comptes a établi que "les  deux contrats de délégation de service public passés avec la société SAUR pour l'eau et l'assainissement, font l'objet d'un suivi très insuffisant de la part de la collectivité. La détérioration continue du rendement du réseau, la croissance rapide des charges de personnel imputées par le délégataire pour un format d'équipe constant (constatée dans les deux services) et l'écart croissant entre prévision et réalisation, n'ont pu être expliqués. Il appartenait pourtant à la commune de s'enquérir auprès du délégataire de cette dégradation sensible du rapport coût-rendement du service, alors que les usagers ont subi des hausses tarifaires significatives"
Dans les faits, la commune n’a assuré aucun suivi économique sur le délégataire la SAUR (en place depuis 1978 pour le réseau d’eau et 2004 pour l’assainissement). Pire, en 2009 la commune encaisse 99.000€ du délégataire sans raison plausible, ni justification de redevance (erreur comptable explique le maire). En 5 ans le prix du M3 d’eau bondit de 3,58€ à 4,76€ soit +33% et, sur la même période, l’abonnement progresse de +21,3% sans curiosité de la commune.
Le maire du Lavandou, en mal de bonne image, pourrait se flatter de cette réduction suspecte de -35%, mais serait bien mal placé d’avoir laissé ce délégataire en roue libre (depuis ses 18 ans de mandat) sans s’alarmer sur cette valse des tarifs.
En clair, depuis des années la SAUR surfacture le prix de l’eau et dégrade sa prestation sur le dos des lavandourains, dans le silence assourdissant du conseil municipal. En baissant subitement son prix de 35%, lors de ce renouvellement, la SAUR valide l’accusation de la Cour des Comptes. La commune doit donc engager au plus vite une procédure en remboursement du trop-perçu depuis des années et rendre l’argent aux lavandourains.
Qui pourra croire que l’on peut impunément pratiquer de tels agissements ?  Le directeur des services de la mairie, les conseillers municipaux du Lavandou auraient pu user de leur droit d’alerte auprès du Procureur de la République, afin de dénoncer cette pratique. Comment Gil Bernardi (qui surveille tout, partout, si prompt à la procédure) a-t-il pu permettre cette situation ? Des soupçons de conflits d’intérêts se profilent à la veille des municipales, dont il faudra surveiller les généreux donateurs.
picsou.jpgL’eau, les déchets, les permis de construire sont les trois sources de corruption en France….dans l’inapplication des textes légaux. Pour l’eau, trois grands groupes se partagent l'essentiel des appels d'offre lancés par les collectivités locales, rendant parfois difficile une réelle mise en concurrence. La Lyonnaise des Eaux (filiale de Suez Environnement), la Compagnie générale des eaux (devenue Veolia Eau) et la SAUR contrôlent plus de 98% du marché des délégations de service public. Dans ce trio, la SAUR occupe une place moins importante. Surtout présente dans les zones rurales et périurbaines, elle revendique la gestion de l’eau et de l’assainissement dans 6.700 communes, desservant 7 millions de consommateurs. On se souvient encore de la bataille entre le Lavandou et Bormes lors de l’attribution du marché de la station d’épuration du Sivom. Les maires se sont étripés sur la technologie, comme des représentants de commerce, sans y connaitre grand-chose. Certaines villes ont décidé récemment de retourner à une gestion en régie publique, c’est-à-dire sans passer par une entreprise privée. L’exemple le plus marquant est celui de Paris, revenu au système de régie début 2010. Partout, la Cour des comptes reproche à ces trois sociétés privées l´opacité, la mauvaise qualité de l´eau, des fuites d’eau très élevées dues à une insuffisance d’entretien des canalisations, une augmentation continue des prix et l’abus de leur situation de monopole. Ceci pour maximaliser les profits des actionnaires . Au nom de la concurrence et du marché, le trio, frappe à la porte des communes à court d´argent, conséquence de la politique de décentralisation et du désengagement de l’Etat français envers les régions. Imparablement, dès que leur compétence est remise en cause, le prix de l’eau baisse. Un bon moyen d’éviter la concurrence où un retour à la régie municipale. En régie publique, le prix du service de l’eau est inférieur de 20 à 45 % (même si le personnel est repris) et surtout les comptes deviennent plus clairs. Et pour l’entretien des canalisations, le constat est sans équivoque: Quand l’entretien est effectué sous régie publique, la perte de l’eau par des fuites est réduite de -3% à -12% mais en gestion privé les fuites présentent entre +17% à +27%.
Selon nos informations, la SAUR, placée sous mandat ad hoc, serait dans l’impasse, car le plus exposé de ses 60 créanciers, BNP Paribas (qui détiendrait 450 à 500 millions d'euros de son impressionnante dette), veut la lâcher. Olivier Brousse patron de la SAUR aurait déjà entamé de rudes négociations avec elle pour tenter de trouver une issue.
Décidemment, après les mauvais choix de Dexia, Finareal, Epic tourisme, PLU…le maire du Lavandou confirme son incompétence communale, trop longtemps ignorée des lavandourains et révélée par la Cour des comptes. Le prix de l’eau éclabousse désormais le maire du Lavandou, alors que la SAUR a su habilement annihiler toutes revendications de sa part. Reste à en connaitre les raisons ?...

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F

Le maire du Lavandou aurait pu s’inquiéter avant la Cour des Comptes du prix de l’eau.
Aujourd’hui il proclame être l’auteur de cette baisse. C’EST FAUX ! La peur de perdre un client et de subir les conséquences du rapport CRC y ont contribué. Légitimement les habitants
peuvent se regrouper et demander réparations à la mairie qui appellera en garantie la Saur. L’eau et ses applications n’est plus un enjeu municipal mais intercommunale. Comment croire qu’un maire
-qui a fermé les yeux si longtemps - peut d’un coup de baguette magique arriver à ce résultat ? Gil Bernardi est un spécialiste de l’affabulation à son avantage. L’approche des municipales
lui font tourner la tête et sa veste. Vous rendrez service à votre commune de vous en débarrasser. FDC2
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G

Un peu de pudeur dans vos propos mr le maire:
Gazette N°107."A l'occasion du renouvellement des contrats de délégation de service public pour l'exploitation des services de distribution de l'eau potable et de l'assainissement (approuvés
en 1993 et arrivant à échéance cette année) une négociation serrée a été engagée par la Commune avec les sociétés SAUR et VEOLIA, dans un climat de saine concurrence. Celle-ci, autant que la
volonté de la municipalité de faire baisser fortement le prix de l'eau, a permis de renouveler la délégation de la société SAUR, au travers d'une diminution de -44,1%, équivalent à une réduction
de - 901 666€ de la part revenant au fermier. Cela en maintenant une qualité de service équivalente, et en permettant de répondre efficacement aux enjeux actuels de la gestion de l'eau.Le nouveau
prix de l'eau, négocié par monsieur le Maire dans le cadre de procédures de délégations de services publics, a été adopté à l'unanimité du Conseil
Municipal lors de sa séance du 21 mai, et est entré en vigueur le 1er juin 2013"Aprés établissement de la surtaxe communale pour réalisation des travaux d'investissement sur
les réseaux (0,20€/m3) il en résultera une baisse effective de -35% pour les abonnés. Ainsi, à titre d'illustration, chaque foyer lavandourain ayant souscrit un
abonnement pour 120m3 (soit 85% des abonnés) bénéficiera d'une économie de 130€ par an pour chacun


Une bonne calculette donne 2340 € volés à chaque foyer par la SAUR depuis votre arrivée en 1995. La réalité est que cette entreprise en dépôt de bilan virtuel, sauvée par ses créanciers,
vous maintient à la mairie. Vous n'avez pu retenir votre égo de vous attribuer ce résultat. Vous n'y êtes pour rien la cour des comptes que nous remerçions vous a finalement réveillé. Les
lavandourains ne sont pas dupe !.
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S

qui nous libérera de cette mafia locale ??????????????????
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A

 


CA COMMENCE A FAIRE BEAUCOUP VOUS NE TROUVEZ PAS ? CHERCHONS UN AUTRE MENTEUR CAPABLE DE NOUS FAIRE RÊVER. CELUI-LA EST MORT JIM !
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A

Très simple regroupons nous dans une association des spoliés de la Saur et engageons une procédure en demande de remboursement en appelant en garantie le maire du Lavandou pour défaut
de gestion. Anticor devrait nous prêter main forte.
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N

ELECTEURS DU LAVANDOU C'EST UN GROS INCAPABLE DONT IL FAUT SE DEBARASSERAU PLUS VITE !!!
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R

Au-delà des comptes ouverts à l’étranger, la corruption recourt à de nombreux
procédés. Par
exemple, l’embauche de proches (amis ou parents) et le pantouflage qui consiste à offrir aux politiques une place bien rémunérée dans une direction d’entreprise entre deux mandats et parfois même
pendant le mandat, en échange de décisions favorables. Députés et
sénateurs le savent très bien. Ce pantouflage est non seulement de plus en plus fréquent mais de plus en plus rapide : le va-et-vient des élus et des hauts fonctionnaires entre le privé et
l’Etat s’est accéléré. En 2007, le législateur a même raccourci de 5 à 3 ans le délai interdisant au détenteur d’une responsabilité publique de pantoufler dans une entreprise qui a pu
profiter de ses décisions. Les responsables politiques et administratifs s’accordent aussi des dérogations pour contourner cet interdit.

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@

Resister pour quoi faire ? concilier plutot pour financer les prochaines municipales... Il est bien malin . 
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D

Nous avons l'habitude de nous faire fracasser sur le prix de l'eau. Le maire ne contrôle rien car il n'est pas capable de résister à ces prédateurs
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L

Les raisons ? pourtant simple à deviner
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