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Lavandou Tribune

Lavandou Tribune

L'info pas l'intox sur la tribune des citoyens opposés à la reconduction continue de la majorité municipale depuis 1995


Pourquoi certains élus volent leurs concitoyens ?

Publié par Mireille Benitta sur 1 Mars 2018, 21:53pm

Catégories : #Politique

L’une des raisons est le clanisme dont sait s’entourer l’élu, comme autrefois le seigneur recrutait ses vassaux à qui il promettait protection, pillage et privilèges en échange de gros bras.
L’autre raison est le désintérêt du citoyen pour le bien public, trop abstrait de son quotidien, qu’il jauge par sa feuille d’impôts.
Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais … 
Chaque jour, les chemins de l’erreur empruntés par certains élus salissent la République, éloignant les électeurs des urnes et la Justice de son devoir. Cette confusion des pouvoirs entre citoyens et élus profite aux plus rusés de l’écharpe tricolore.

Quelques filouteries récentes de certains indélicats :

  • 22 permis de construire successifs pour un terrain  sur le domaine maritime déclaré "site sans intérêt remarquable" par l'élu...
  • La caisse communale vidée en réceptions bien arrosées par l’inculpé qui se fait élire président de son département…
  • Comptes en Suisse, patrimoine immobilier omis dans sa déclaration à la HAPVP*. Le condamné fait appel et conserve tous ses mandats…
  • 3 millions € cachés à Singapour et en Suisse. Le fraudeur - chargé de la fiscalité - parjure devant l’Assemblée Nationale…
  • Permis de construire sur un terrain sur mesure d’une maison de retraite en zone inondable… finalement bien inondée...
  • Agents municipaux pour entretenir sa propriété privée…
  • Biens immobiliers financés grâce aux indemnités de permanence politique…
  • Harcèlement sexuel sur subordonnée contre maintien de son emploi municipal…
  • Luxueuse voiture de fonction payée sur la caisse municipale…
  • Confusion entre carte bancaire personnelle et celle de la collectivité…
  • Petites enveloppes ou grosses valises pour petits ou grands services rendus…
  • Eau, ordure, voirie, parkings, associations fictives, permis de construire, marchés publics truqués : des milliards € "légalement" évaporés…
  • 8 millions € en "chocolats du Sénat" détournés par 117 élus toujours présumés innocents…
  • Deux costumes pour 13.000 € offert à un candidat à la Présidence …
  • Inéligible depuis 10 ans par la justice, le mécène se fait réélire régulièrement par les urnes.../...

OUI ! Cela se passe bien chez nous - pas dans un lointain pays africain - avec notre passivité, voire notre complaisance.
Sans sanction, ni opposition, certains élus cèdent facilement aux tentations de l'arbitraire, à la routine et aux droits acquis. Sans scrupules, ils redoublent d’imagination, allant jusqu’à insulter publiquement ou faire condamner par la justice leurs détracteurs avec... l’argent public.
Petite exception dans le Var où j’ai rencontré un élu qui postait son courrier personnel en achetant des timbres en face de sa mairie.
Mais, j’en connais un autre, toujours dans le Var, qui préfère utiliser illégalement l’affranchissement, le personnel municipal, la promesse d'HLM en campagne électorale.
Citoyens ! ouvrez l’œil, défendez vos intérêts, luttez contre la corruption en col bleu-blanc-rouge  car "à force de tout voir on finit par tout supporter. À force de tout supporter on finit par tout tolérer. À force de tout tolérer on finit par tout accepter. À force de tout accepter on finit par tout approuver". (Les voleurs de la République : enquête sur les parasites fiscaux. Nicolas Dupont-Aignan)

*Haute Autorité pour la transparence de la vie publique

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S
la meilleure solution citoyenne serait de faire valider préalablement les candidatures par la Justice car le casier judiciaire à plusieurs étages ne sert strictement à rien et de plus concerne le passé mais pas les affaires pendantes comme "libéré sous caution", "a disposition de la justice", "obligation de soins", "interdiction de sortir du territoire" affaires en cour d'appel et en cassation qui mettent du temps à venir devant les juridictions et permettent de facto l'immunité car présumé innocent.
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C
De toutes façons après autant de mandats consécutifs, l'intérêt et l'objectif de servir sa ville et ses concitoyens ont disparu dans les seuls numéros d'équilibriste pour rester en place. Du neuf, du dynamisme, des idées et des projets pour faire bouger le Lavandou...
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U
Au Lavandou le cordon sanitaire "Regain" (en clair : les godillots de sa Majesté) protège l'incompétence qui règne depuis 1995 empêchant l'opposition sans bureau, sans moyens d'agir. Cela s'appelle "démocratie participative" au lavandou soumis aux caprices de sa Majesté jouant dans son bac à sable..
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J
Que voulez-vous la place est tellement bonne et si peu contrôlée que le "coucou" n'a pas envie de quitter le nid qui ne lui appartient pas. La république a inventé l'emploi à vie des fonctionnaires alors pourquoi pas des élus ?
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V
Le contrôle du citoyen sur l’action des élus locaux est une composante essentielle de la vie démocratique locale. Il s’ajoute à ceux exercés par le préfet et la chambre régionale des comptes. Ce pouvoir de contrôle découle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui édicte le droit, pour tous les citoyens, " de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique [et] d’en suivre l’emploi " (art. 14), et qui dispose que " la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration " (art. 15).
Le citoyen dispose essentiellement de trois moyens de contrôle :
l’accès à l’information relative aux affaires de la collectivité. Ainsi tout citoyen peut assister aux délibérations du conseil municipal, consulter ses délibérations comme les budgets de sa commune. Ce droit à l’information et à la communication de documents budgétaires est affirmé par la loi du 6 février 1992 "comme un principe essentiel de la démocratie locale". Si le citoyen se voit refuser l’accès à ces documents, il peut saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) ;
l’élection, tous les six ans, des représentants locaux, qui valide ou sanctionne a posteriori la gestion de la collectivité par les élus ;
la saisine, sous certaines conditions, du juge administratif, soit lorsque le citoyen "croit être personnellement lésé par un acte d’une autorité communale" (art. L2131-9 du Code général des collectivités territoriales, CGCT), soit lorsqu’il veut exercer "les actions qu’il croit appartenir à la commune, et que celle-ci a refusé ou négliger d’exercer" (art. L2132-5 CGCT).
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R
En tout état de cause ces façons de vivre la politique dans le Var ne sont pas près de redonner confiance aux citoyens envers le personnel politicien. La dérive de la politique vers les faits divers et les cours de justice n’indigne plus vraiment, à commencer par les médias, en particulier Var-Matin. Les gardes à vue s’égrènent en chapelet avec les mises en examen et les condamnations, dans une atmosphère de déjà vu confinant à la résignation. L’image du Var n’en sort ni grandie ni embellie. Bien sûr on n’est pas revenu aux errements mafieux de l’époque Arreckx-Fargette, ni aux crimes de sang comme l’assassinat de Yann Piat, mais l’ombre portée de ce passé encore récent semble avoir laissé des traces diffuses de contamination. La corruption constitue-t-elle un facteur culturel, voire structurel de la politique varoise ? En tout cas l’attractivité du territoire n’en paraît pas renforcée.
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R
Questions: pourquoi les citoyens laissent leurs élus vider les caisses publiques ? pourquoi les citoyens n'engagent pas de "classe affaire" comme aux états unis contre leurs élus peu vertueux ? pourquoi les citoyens ont-ils peur des élus ?
Vous citez sans le nommer le président du var qui abonde largement les finances du lavandou. Le fait-il par compassion, par intérêt, par contrainte, par amitié, par reconnaissance... dans ce cas qui est le corrupteur ? les citoyens pardi ! qui n'ont jamais voulu regarder la situation en face. Ils doivent remercier leur élu d'avoir su utiliser les bons arguments pour ouvrir les caisses du département.
Reconnaissons la ténacité et l'habileté du maire du lavandou à ne pas augmenter les impôts à ce jour.
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N
TIENS LE DERNIER PARASITE JE L'AI RECONNU !
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É
Sur LCI le 2 janvier Claude Guéant a donné une leçon gênante de “respect de la loi”. Il n’est pourtant pas forcément le mieux placé pour donner un cours de respect de la loi et de déontologie policière. Entre 2002 et 2004, il a reçu des mains de Michel Gaudin, alors… directeur général de la police nationale, quelque 10.000 euros par mois en liquide, prélevés sur une enveloppe destinée aux frais d’enquête et de surveillance des policiers. Il en gardait la moitié et reversait le solde à trois de ses collaborateurs. De ce fait, la cour d’appel de Paris a jugé en janvier 2017 qu’il s’était rendu coupable de « complicité de détournement de fonds publics et recel ». L’ancien ministre a été condamné à deux ans de prison, dont un an ferme, 75.000 euros d’amende ainsi qu’à l’interdiction d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans. Il s’est pourvu en cassation
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