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Paradoxe planétaire : plus nous sommes nombreux , plus nous sommes seuls. Aujourd’hui, avec 8,3 milliards d’habitants, l’égocentrisme et la violence dominent. Réseaux sociaux , vidéosurveillance, drones, reconnaissance faciale et I.A. culbutent l’information, le temps, la distance, le commerce, la banque, la médecine, la relation aux autres, la guerre… à la vitesse de la lumière. Notre ancien monde sera bientôt remplacé par les algorithmes en responsabilité des robots humanoïdes.
La surmédiatisation internet amplifie l’angoisse, engendre la frustration et l’uniformisation. Du coup, face au danger, le refuge des uns est la bunkérisation, alors que les autres se transforment en éphémères sous les ovations de leurs followers.
Dans ce tumulte, l’explosion mondiale des maladies mentales contamine 1,2 milliard d’individus classés en 4 types d’aliénation :
- « troubles anxieux » qui sont les plus courants dans le monde (environ 359 millions de personnes) dont l'anxiété se manifeste par une inquiétude excessive et durable, sans lien avec une menace réelle.
- « troubles dépressifs » qui impactent 280 millions de personnes, principale cause d'incapacité dans le monde. Elle se caractérise par une tristesse constante et un manque d'intérêt pour les activités quotidiennes.
- « troubles schizophrènes » très sévères, mais moins fréquents avec environ 23 millions de malades sur la planète (soit environ 1 personne sur 345).
- « troubles bipolaires » avec 40 millions de personnes qui alternent des cycles de profonde dépression suivie d'épisodes de surexcitation (émois). L'OMS classe ces troubles au 6e rang mondial des causes de handicap.
En France, la santé mentale a été une fois de plus considérée en 2026 comme une cause nationale majeure. Les statistiques révèlent que le pays est particulièrement touché avec 13 millions de français affectés, chaque année, par un trouble psychique. Ce qui correspond à une personne sur 5. Et, 1 Français sur 4 sera confronté à une maladie mentale au cours de sa vie.
Ce niveau de souffrance historique - cf. Santé publique France et Ipsos - relèvent que 53% des Français disent avoir ressenti une souffrance psychique au cours des douze derniers mois.
Résultat : plus d'un quart de notre population consomme des antidépresseurs, des anxiolytiques, des somnifères et caracole en tête des plus gros consommateurs de psychotropes au monde. A ce chiffre s’ajoutent 1,1 million d’usagers à la cocaïne et 5 millions d’adeptes au cannabis. Pire : environ 12 % des 16-30 ans (soit 1,4 million de jeunes) ont déjà expérimenté le gaz hilarant (Protoxyde d’azote), contre 6% il y a quatre ans.
Notre civilisation résiste mal aux poisons du nouveau monde : stress climatique, nuisances sonores, troubles du sommeil, pollution de l’air (99% de la population mondiale respire un air toxique), hyperactivité (TDAH), alimentation modifiée, anxiété, dépression, isolement, baisse d'intellect, troubles sexuels… et dérives sociétales en plein essor : masculinisme, exclusion, racisme, fanatisme, autocratie, suprématie… qu’encouragent la scène politique.
En France, ces chiffres occultent 18 millions de personnes âgées (dont 4,1 millions issus de la fonction publique) qui sont les plus exposées, sans défense, ni représentativité. Une population socialement abandonnées, en rupture numérique et parfois familiale, devenue « bouc émissaire » du déficit de la Nation (1/4 de la dépense publique) dont la médecine prolonge la vie au-delà des statistiques. Les Finances publiques aimeraient bien vider leurs poches par « solidarité » pour compenser la charge des 5,8 millions de fonctionnaires, 3,4 millions de chômeurs (cat A), 1.722 milliards € de notre tentaculaire administration ou les 74 milliards € d’intérêts/an d’une dette colossale de 3.536 milliards € … boulevard (ou impasse) d’une future campagne électorale ouverte aux promesses des présidentielles 2027.

Selon la science, ce paradoxe évolutif autour de la santé mentale constitue un « bug humain » selon lequel notre cerveau programmé pour assurer notre survie, nous pousse aujourd'hui à notre propre destruction. 

Hélas qu’avons-nous fait du proverbe de Juvenal ?
Mens sana in corpore sano  (un esprit sain dans un corps sain)*

Cercle d'études Reyer
Marie-Noëlle NOBLE

notes
*Juvénal est un poète satirique romain de la fin du Ier siècle et du début du IIe siècle, auteur de seize œuvres poétiques rassemblées dans un livre unique: les Satires.

Tag(s) : #Société
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