Avalanche de mauvaises nouvelles sur l’économie française : épargne en berne, inflation à 2,4%, croissance nulle à 0.5% , chômage à 8,3%, défaillance record des entreprises ( 71.000 fermetures depuis janvier), dette déraisonnable (52.000 € par habitant avec des intérêts d’environ 1.075 €/an), taxes foncières et fiscalité en hausse bien supérieures à l’inflation. Sans parler d’un été catastrophique sur le plan touristique où seuls quelques politiques déjà en campagne osent parler de « l’attractivité remarquable de la France » et « tourisme en croissance dans le Var grâce aux étrangers ».
Voici donc le retour des bonimenteurs présidentiables en 2027 avec leurs recettes miracles en recherche ( par défaut) d’une planque dans un ministère, au Sénat ou dans un canton par le jeu subtil des chaises musicales.
C’est que l’urgence de l’Etat - endettés à 3.300 Md€ - et des collectivités à 260 Md€, est de trouver de l’argent, malgré 6.400 Md€ dormants en patrimoine immobilier, 550 Md€ bloqués sur les comptes courants des particuliers ou encore 9.000 Md€ qui doivent changer de mains d'ici 2040 en raison du vieillissement du baby-boom lessivé par la Bourse, rongé par l’inflation et craintif des bruits de bottes venant de l’Est.
Après les propriétaires déjà tondus, la traque fiscale s’en prend désormais aux retraités par patriotisme, égalitarisme et rentes trop confortables … Objectifs en 2027, la non-indexation des pensions (puisque l’inflation serait inexistante), la réforme des valeurs locatives cadastrales (jamais réévaluées depuis 1970). Sans négliger les drones de Bercy à la recherche des piscines et d’abris de jardin non déclarés et l’I.A. de la DGFiP qui inspectent votre train de vie sur FB, Instagram, Snapchat, WhatsApp… recherchant les bitcoins (provisoirement) non déclarés.
Malgré cela rien de nouveau dans l’Administration française ! toujours pas d’économie sur les 1.777 milliards € de fonctionnement, 6 millions de fonctionnaires… (1 agent public pour 15 habitants à l’ère d’internet !), 65.000 véhicules de fonction... cible préférée des pirates informatiques !
Au bout de la chaine, les conseils municipaux pourraient aussi s'inviter dans ce prochain « casse fiscal » par une hausse du taux d’imposition de la résidence principale ou secondaire, conséquence d’une réévalution au dernier recensement des éléments de confort (eau, électricité, sanitaire, cave, parking, douche ou baignoire…).
Ce transfert légal des richesses de la sphère privée vers la sphère publique a des lourdes conséquences intrinsèques : immobilier en panne, emplois en berne, notaires à la peine, dotations publiques en chute, consommation en recul… tandis que la précarité sociale atteint le record de 9, 8 millions de français. Ce qui n’empêche pas la TV nationale et les réseaux sociaux de vanter la haute gastronomie française, la voiture électrique à 45.000 €, le monde merveilleux des ultra-riches, le tourisme exotique et de vous conseiller 5 fruits et légumes par jour …
A force de tirer sur l’élastique, les citoyens risquent de créer quelques surprises aux prochaines présidentielles préférant le Père fouettard au Père Noël, histoire de remettre de l’ordre dans une République en dérive.
Patrick Richard
Cercle d’études Reyer
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