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Lavandou Tribune

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L'info pas l'intox sur la tribune des citoyens opposés à la reconduction continue de la majorité municipale depuis 1995


Faut-il mentir pour être élu maire ?

Publié par Patrick Richard sur 2 Septembre 2019, 07:17am

Catégories : #Cercle d'Etudes Reyer

Faut-il mentir pour être élu maire ?

Comment se fait-il que, de tout temps et à toute époque, les électeurs à travers le monde et particulièrement en France, savent que les promesses sont souvent des mensonges ou des vœux pieux, qu'ils pestent contre ceux qui les font, mais qu'ils continuent à aller voter pour un camp alors même qu'ils estiment que tous sont «blanc bonnet et bonnet blanc»
Mentir et écrire n'importe quoi pour être élu est une tromperie démocratique qui transforme l'électeur en une sorte de consommateur que l'on tente de gruger avec de la publicité mensongère en lui vendant n'importe quoi.
Et encore, la publicité mensongère peut être condamnée pénalement, pas les fausses promesses politiques… qui entretiennent le sentiment profond de nous faire berner
par tous les aventuriers nous considérant comme un ramassis de gens irresponsables, incapables de prendre leur destin en main.
Car le mensonge électoral et la fausse promesse devraient être vus comme une trahison, tout au moins un dévoiement, de la démocratie républicaine et une arnaque envers le citoyen qui, in fine, est le détenteur de la souveraineté populaire et dont le représentant doit théoriquement mettre en œuvre ce sur quoi il s'est engagé devant lui.
Dès lors, nous ne votons que pour des illusions pourtant imprimées noir sur blanc dans des programmes électoraux. La démocratie n'en sort évidemment pas vainqueur.
Un programme électoral ou des tracts de campagne, s'ils sont des morceaux d'orfèvrerie de fausses promesses et de mensonges, sont aussi, de ce point de vue, autant d'occasions de partager un univers commun entre ceux qui les écrivent et ceux qui les lisent.
Il est tout aussi important de condamner les menteurs que de fustiger ceux qui veulent bien les croire alors qu'ils savent qu'ils mentent.

Ce raisonnement de la duperie, a le mérite d'expliquer l'inexplicable : pourquoi la grande masse des électeurs ne croient plus au discours électoral, se méfient des promesses et accusent les élus de mensonges tout en continuant, dans une sorte de duplicité idéologique, à mettre un bulletin dans l'urne en votant, de plus, pour le même camp qui vient pourtant une nouvelle fois de les décevoir.
En n'étant pas dupes de ces procédés, les Français, ont développé au fil du temps un certain cynisme vis-à-vis de la politique. Or ce n'est pas avec une telle opinion que l'on s'investit pour réformer le présent et préparer l'avenir.
Au Lavandou, la liste des canulars électoraux est longue, coincée entre désirs et réalités :
Désir d’un tourisme hors saison mais… réalité migratoire ;
Désir d’une ville heureuse mais… réalité des chapelles locales ;
Désir d’un tourisme de qualité mais… réalité médiocre de l’offre ;
Désir de maîtriser l’urbanisme mais… réalité du tiroir-caisse ;
Désir d’un cinéma mais… réalité des changements sociologiques ;
Désir d’un règne absolu mais… réalité démocratique.
C’est ainsi que, depuis 1995, l’équipe sortante s’est enfoncée dans l'immobilisme accusant d’incompétences les opposants, la Cour des Comptes ou l’intercommunalité.
La tentation de nouvelles promesses à l'horizon 2026 sera une formalité pour certains… un apprentissage pour d’autres… mais gare aux tomates !

Article inspiré par Alexandre Vatimbella

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G
Quelle mauvaise raison touristique ! Merci Mr le Maire !
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A
Votre illustration est parfaite de la dualité électorale. D'un côté les apôtres de l'autre les croyants. Le Lavandou est une chapelle de plus en plus rongée par le mensonge alors qu'à Lourdes un miracle est toujours possible.
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R
Balkany a-t-il menti ? Non ce sont les électeurs qui lui ont remis les clés du coffre. Sarkozy a-t-il menti ? Non ce sont les électeurs qui en redemandent. Giraud a-t-il menti ? Non ce sont les électeurs qui ripaillent avec lui. Bernardi a-t-il menti ? Non ce sont les vieux qui veulent vivre dans la nostalgie du passé. Et alors ??? Où sont les responsables ? Élus ou électeurs ?
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K
QUI VOTERA ENCORE BERNARDI LE MENTEUR ?
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T
Un maire ne ment pas il travestit la vérité selon ses intérêts. Il manlpule le verbe et les textes législatifs avec l'aide des avocats pour tromper la justice vaincue d'avance face a des citoyens peu organisés. Être maire est devenu un job lucratif par le cumul de fonctions. La France ne peut plus réformer cette organisation administrative qui ressemble de plus en plus a une mafia du business insupportable aux citoyens qui désertent les urnes.
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L
mais c'est évident, cela fait parti de leurs métiers, car c'est un métier pour eux, et non plus le désir d'aider leurs administrés à améliorer, leur qualité de vie, leur sécurité, bref leur bien être, que nenni ! c''est de la politique pure et simple, nous l'avons bien vu avec le maire, qui a changé combien de fois d'étiquettes, depuis 25 ans ? seul compte le profit, souvent immédiat, sans penser une seconde aux conséquences de leurs décisions, pour l'avenir desdits administrés, rassembler "quelques familles" qui auront beaucoup de privilèges, histoire de bien servir leur suzerain . Et voilà la messe est dite, et le mensonge règne en maître absolu !
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Z
.Election
Le sieur Bernardi désire sa réélection qui est son gagne pain, n’ayant pas su trouver un emploi véritable.
L’électeur a compris que le maire n’était pas forcement vertueux, il est entré dans l’ère du soupçon. Le salarié a intégré que le maire n’est plus mu par une contrainte morale. Les maires vertueux, dont Bernardi veut apparaître, cela existe t il en dehors d’un intérêt personnel quelconque ?
il n’a pas su ancrer son pouvoir au delà de la frime locale, même si à un certain moment il a même cru pouvoir être sénateur.
Il se regarde le nombril, laissant penser à son entourage que son intelligence est supérieure alors qu’il n’a jamais pu s’élever au dessus du vide qu’est sa vie.
Il a réussi à faire croire à certaines personnes crédules de son amitié alors que l’égoïsme est son seul moteur.
Pour lui, ce qui le caractérise : c’est d’être le petit chef d’une république de copains à qui il fait croire une amitié désintéressée ; pourquoi pas, mais seulement après avoir retiré avantages directs ou indirects.de par sa position.
Personnage sans vrai relief.
En résumé, si vivre c’est être utile aux autres, un maire est censé servir l’intérêt de ses concitoyens avant de penser à des avantages personnels. N’oublions jamais qu’Il n’est pas propriétaire de sa fonction.
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