/image%2F1274096%2F20250821%2Fob_4bac0d_filet-1.jpeg)
En 30 ans la municipalité n’a jamais réussi à donner une ambition économique au Lavandou autre que touristique. D’où une concentration insupportable de vacanciers sur un pic de juillet à septembre destiné à enrichir d’abord la mairie puis les hébergeurs à la petite semaine. Si la première claironne ses excédents budgétaires, les seconds valorisent en silence leur patrimoine immobilier sur son dos.
Depuis 1977 deux maires ont provoqués la destruction progressive du noyau villageois, laissant place libre aux clapiers dévorant l’espace vert encore disponible. Au grand mécontentement de ceux qui vivent là toute l'année.
Cette pression touristique qui multiplie par 10 une population résidente de 6.431 habitants, avec des pics entre 60.000 à 110.000, confisque le plaisir des plages et du soleil. Le Lavandou confirme son mauvais gout de Luna-park éphémère dans un petit village de seniors (47,4%).
En haute saison la tranquillité des résidents permanents vole en éclats : plages bondées, rues chargées, parkings saturés, incivilités, drogue, tapage, agressivité, stationnement sauvage, hausse du coût de la vie… des épreuves qui les amènent quitter temporairement (parfois définitivement) la station.
A l’opposé, l’hiver est désert : tout est fermé ! les tiroirs-caisses du jackpot estival se vident en Thaïlande, Dubaï, Megève… ou en vœux et messes électoralistes blingbling… La vassalité municipale place sa manne en fonds de commerces à la casse, SCI immobilières familiales, dons de complaisance, redessinant le PLU au gré des prochains permis de construire d'un petit clan de nantis qui abondent la THRS*
En 1920, pour survivre, la mairie vendait son sable par tartanes aux lesteurs ; en 2025, elle le ramène par camions coûteux. (sable interdit de prélèvement au quidam, sauf au Ligure qui le déplace plus vite que les arrêtés municipaux).
Ce ressenti, partagé par l’opposition, alimente une dispute locale sur la place du tourisme au Lavandou. "L’habitant à l’année est en plein cœur de cette pression estivale, surtout celui qui n'en vit pas. On ne peut plus se contenter de subir ce tourisme, il faut l’organiser"
Certes, mais le tiroir-caisse municipal n’a jamais pratiqué sa communication autrement qu’en comparatifs ridicules autour du sable et du soleil, négligeant au passage son port "international", son arrière-pays, ses 12 quartiers, ses racines, ses résidents, ses jeunes, ses célébrités, sa gastronomie, son "authenticité" …
Faute d’idées, le réfractaire locataire sortant navigue comme un pirate sur la mer du surtourisme dont il lui faut vite attraper les poissons migrateurs avec son filet percé pour survivre.
Patrick Richard
* THRS = Taxe d'habitation sur les résidences secondaires
Taxe foncière, le bon compte n’y est pas au Lavandou !
Surtaxe foncière l'article de Var Matin
/image%2F1274096%2F20141025%2Fob_a64f48_cimg5559.jpg)