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La côte varoise a beaucoup de mal à faire respecter son environnement malgré la mise en place de quotas dans certains lieux sensibles. L’unique moyen de sauver ce qui échappe encore à la suburbanisation est de repenser le modèle touristique actuel.
Au lieu d’encourager le tourisme de masse, il est essentiel de favoriser un tourisme durable, respectueux des ressources naturelles. Réguler les fluxs de visiteurs devient un impératif en lissant sur l’année une économie indispensable aux communes, incapables de gérer ce problème dans le cadre des intercommunalités encore contestées par les particularismes locaux.
Cette course aux finances locales pénalise triplement les résidents permanents par la fiscalité immobilière, la flambée de la vie quotidienne en pics saisonniers et l’inconfort d’une surpopulation (circulation, nuisances, dégradation de l’espace public). L’entassement de l’habitat n’a pas favorisé l’implantation de nouveaux services publics aux citoyens. Bien au contraire : école, poste, sécurité, entretien des plages, médical, emploi, animation, activité marine… ne survivent pas aux variations migratoires faute de population permanente où le littoral varois passe du luna-park au désert 6 mois de l’année.
Au Lavandou, la question du surtourisme fait débat, après avoir traversé volontairement une frénésie de constructions sans âme, dévorant ses espaces verts et entassant une forte concentration de touristes sur une période trop courte. En revanche, si cette boulimie a rempli les caisses publiques, elle a précarisé le village qui s'enfonce sans autre objectif économique. Conséquence : avec 75% de résidences secondaires et 50% de retraités ce fleuron balnéaire n’arrive plus à exister que 6 mois dans l’année. Seules quelques communes réussissent grâce à l'international, à l'accessibilité, à l'animation permanente et à leur port dynamique.
La nouvelle équipe municipale doit désormais tout remettre à plat et jouer collectif avec les acteurs économiques trop longtemps considérés comme des supplétifs et mis à l’écart de la gestion municipale. Un mauvais pli sur 30 ans qui a enrichi les communes voisines par la fuite des porteurs de projets et une politique du repli sur soi.
Il est important de mettre en œuvre, en 2027, une nouvelle stratégie plus équilibrée entre l'ancien et le nouveau marché du tourisme.
Cercle d’études Reyer
Emmanuel Moreau
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