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Lavandou Tribune

Lavandou Tribune

L'info pas l'intox sur la tribune des citoyens opposés à la reconduction continue de la majorité municipale depuis 1995


Vers une ère nouvelle ?

Publié par Jean-Laurent Félizia sur 28 Décembre 2012, 00:06am

Catégories : #Écologie

Les précipitations survenues dans la nuit du 13 au 14 Décembre dernier sur notre commune nous ont surpris par leur violence. 
Les volumes d’eau tombés en un temps court (182 et 216mm selon les zones) ont provoqué des dégâts importants dans des zones déjà touchées lors des inondations de Décembre 2008 (où 170mm avaient été enregistrés).

Ce qui est difficile à admettre, c’est qu’elles surviennent pour la seconde fois en quatre ans.

Dès la catastrophe de 2008, le Maire du Lavandou s’était engagé à faire les aménagements nécessaires pour les prévenir et les maitriser. Des travaux ont été entrepris, et les nouvelles installations se sont révélées insuffisantes pour évacuer une pluie diluvienne. 
L’eau en excès n’a pu s’évacuer normalement, les conduits d’évacuation ont été rapidement saturés et il y a eu, comme nous avons pu tous le constater, inondations et dégâts considérables.

S'agit-il d'incompétence(s) ?

Car le quartier de La Salamandre où le ruisseau temporaire de la Vieille est encore sorti 
de son lit, les hameaux de Saint-Clair, la Fossette, Aiguebelle, aussi, tous articulés autour de talweg creusés par des cours d’eau depuis des siècles, ont, vécu l’enfer des torrents de boues mêlés aux résidus végétaux accumulés que la vague aura porté jusqu’à la mer. 

Des habitations ont été durement touchées ainsi que des commerces qui ont été affectés dans leur activité économique. Face à ces évènements climatiques exceptionnels, il faut se réjouir de n’avoir à déplorer ni blessé ni victimes ce qui est sans doute l’essentiel.

Je ne veux accabler personne, mais si M. Le Maire n’est ni technicien ni conducteur de travaux, c’est lui qui a la responsabilité des travaux commandés, mis en œuvre et soldés de leurs coûts. 

Car qu'a-t-on véritablement tiré comme conséquences de l'épisode des pluies de 2008, quand la commune avait été classée en état de catastrophe naturelle ?
(Arrêté du 17 avril 2009 paru au JORF du 22/4/2009).

Grâce à la solidarité nationale, les travaux conséquents engagés avaient fait dire à notre premier édile, « je crois sincèrement que des destructions aussi considérables peuvent difficilement se régler sans un minimum de précautions techniques, de préparations soigneuses et de délais incompressibles de réalisations ». (Source : Gazette du Lavandou N°81)

La commune avait réagi avec courage à cette catastrophe mémorable en opérant à de vastes chantiers de réhabilitation sur les 58 sites les plus dégradés.
Sans oublier que ces pluies de ce 16 Décembre 2008 avaient touché encore plus fortement la commune.
Le montant des investissements engagés de 3,1 Millions d’€uros était justifié et n’est pas à remettre en cause.

Mais quid de ces travaux ?
Au sortir de l’épisode catastrophique, ils se sont révélés inconséquents et inadaptés.

Que sont-ce ces réunions de quartiers destinées à apaiser les habitants concernés ?
Sont-elles l'expression ou l'aveu d'une impuissance face aux éléments déchainés ? 
Aussi concernant ces pluies récentes, deux phénomènes sont à mettre en lumière :

Premier phénomène, la vitesse avec laquelle l’eau a gagné les embouchures littorales de la commune par les ruisseaux (le Gouron, la Vieille, la Fouasse et le Ferrandin) bien que ceux-ci aient fait l’objet d’aménagements particuliers en 2009. Les enrochements posés méthodiquement ont bien consolidé et maintenu les berges.
Cependant lors des travaux de recalibrage effectués, il n’a pas été tenu compte du diamètre nécessaire pour l’élargissement des tuyaux d’écoulement sous le réseau routier ainsi que les ponts qui ont largement participé aux phénomènes d’embâcles. La violence du flux a entraîné inexorablement l’accumulation de végétaux vers la mer en freinant leur parcours.
Mais l’entretien des ruisseaux n’est pas forcément le fait majeur des embâcles car, pour être honnête, ceux-ci, situés en milieux naturels bordés de berges végétales (ripisylve) évoluent dans une autogestion qui ne nuit pas au ruisseau lui-même et à son milieu

Deuxième phénomène, les enrochements, accélérant le parcours de l’eau ont nourri le débit dans un temps court et les passages d’eau trop étroits ont été inadaptés à cet afflux d’eau qui avait vocation à rejoindre la mer. Les ruisseaux ont donc débordé et pris des trajectoires incontrôlables sur des zones imperméabilisées incapables d’évacuer l’eau en excès.

Carrefour-Fouasse-Reves-d-O.jpgC'est ce qui s'est produit à Saint-Clair, Chemins de la Cascade et de la Fouasse. Face à ce phénomène, le fractionnement du fil d’eau par des retenues, comme certains l’avaient préconisé, auraient sans doute permis de temporiser l’afflux de l’eau vers la mer, le fort dénivelé de certains de ces ruisseaux côtiers s’étant ajouté à une pression gravitaire importante.

Au regard de cet évènement climatique qui aurait pu être tragique si le vent d’Est avait freiné encore plus, la sortie des ruisseaux en mer et principalement pour le Batailler, il est de la responsabilité locale de programmer les nouveaux investissements en les confrontant à ces deux catastrophes.

En Méditerranée, si l’eau est source de vie, elle peut s’avérer fatale si on ne fraternise pas avec.

Il y a trois ans, certains concluaient solennellement que « Grâce aux analyses hydrologiques, nous savons, à présent, que la plaine du Batailler a connu des crues supérieures à une occurrence décennale, que le secteur de Saint-Clair a reçu une pluviométrie d'une séquence de 20 à 30 ans, que cette intensité s’est élevée à des précipitations qui ne se reproduisent que tous les 30 à 50 ans sur le quartier d’Aiguebelle, et que les vallons de Cavalière et de Pramousquier ont subi des pluies supérieures à des précipitations centennales, pour se rapprocher d’un événement millénaire ! » (Source : Gazette du Lavandou N°81)

Nul doute à présent que face aux éléments naturels, et des cycles irrationnels, ce genre de galéjade n’est ni digne, ni sérieuse... et vraisemblablement d’une autre époque...
Jean-Laurent Félizia 
C/O LA VILLE HEUREUSE

Var Matin 12/02/2013
Var-matin-travaux-inondatio
 

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Commenter cet article
P
<br /> Déja fin 2012 : L'intervention de Jean Laurent felizia sur les inondations... Amusez vous a relire les "vieux papiers" de tribune... n'ont pas dit que des aneries...<br />
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1
<br /> OUI c'est de l'incompétence municipale peu importe le responsable<br />
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N
<br /> L'ERE NOUVELLE SERA LE DEPART DE BERNARDI!!!!!!!!!!!!!<br />
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Z
<br /> N'en a rien à secouer de vos explications son seul souci est sa future réélection avec len pognon car il ne sait rien faire d'autre sa place est bonne et il<br /> veut la garder LOL <br />
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M
<br /> Normal un ex de Briançon et de la Londe ne peut rien y comprendre au Lavandou lol <br />
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J
<br /> <br /> <br /> <br /> A franchement parler votre explication est bien suffisante et démontre l’incapacité de G.Bernardi à comprendre comment fonctionne la<br /> nature. Il le démontre en ce moment avec des sacs de sable balancés à Cavalière  - une fortune jetée à la mer – dont le résultat est connu d’avance. A vouloir tout connaitre et tout faire<br /> mène le Lavandou à la catastrophe. Le maire devrait vous prendre comme conseiller technique en mettant sa gloriole au fond de sa poche. Merci de vos explications très pertinentes mais<br /> tardives.<br />
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