Partager l'article ! La mairie du Lavandou préfère la justice institutionnelle plutôt que la justice de raison.: "Ubi societas ibi jus": là où il y a une sociét ...
Terrains de la Drôme au Lavandou. L’impopularité du maire s’étale maintenant en détail dans Var matin grâce à son zélé correspondant, élu municipal. Ainsi, G Bernardi a donc obtenu la volte-face des tribunaux qui jusqu’ici appliquaient la loi littoral dans ce dossier. Il se glorifie d’avoir fait déplacer les magistrats pour infléchir leur jugement et lui donner raison. Mais voilà que le tribun veut aussi faire jurisprudence de son succès très relatif. Pourtant d’autres questions plus intéressantes sont toujours sans réponse…l’acharnement du maire à soutenir une entreprise privée qui veut réaliser un projet immobilier sur ce terrain et multiplie les permis de construire (22) sans cesse annulés sous l’action de l’Association de Défense de l’Environnement de Bormes et du Lavandou (ADEBL) présidée par Mme Lafontaine…la fronde systématique du maire contre le pouvoir central alors qu’il s’affiche dans la majorité présidentielle…Lui qui se plaint si souvent du peu d’espaces disponibles afin de réaliser des projets d'intérêt général a curieusement cédé, pour 8.9 millions de francs ce patrimoine communal acheté 23 millions de francs par son prédécesseur, à des bénéficiaires jamais très loin de l’Hôtel de ville. Et puis que dire des campagnes municipales dont le financement anonyme n’est jamais soumis à aucun contrôle ? Pour tout pouvoir sans contre-pouvoir, l’histoire se répète…! D’ailleurs il est cocasse de relire son projet d'’opposant de 1995 qui commençait par un vibrant appel aux citoyens "Halte aux gaspillages, à la gestion approximative, aux décisions sans partage…". Les terrains de la Drôme, l’affaire de l’Epic de tourisme, les logements de fonction à loyer dérisoire, le Fisac et bien d’autres…sont comme un tour de bonneteau à la sauce lavandouraine bien mitonnée par le locataire provisoire.
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"Ubi societas ibi jus": là où il y a une société, il y a du droit. Selon ce bon principe, on ne compte plus les procédures jusqu’auboutistes engagées par la mairie du Lavandou, le budget
conséquent, les condamnations, et les dommages intérêts qui les suivent. C’est qu’une vindicative collectivité se persuade qu'elle aura toujours raison du malandrin qui ne
pourra résister bien longtemps au cynique et fastidieux combat du pot de fer contre le pot de terre. Elle a bien tort, car les victimes lésées par l'arbitraire en font souvent une affaire de
principe plus qu'une affaire d’argent. Elles savent
que la Justice est lente mais que son glaive, tôt ou tard, est impartial. Si les acteurs judiciaires défendent le principe
d’égalité de tous, les acteurs municipaux et les élus pensent en fonction de leurs intérêts électoraux. Ils ont du temps et n’engagent pas leur argent. Inutile donc d’espérer de leur part
une justice de raison ou de bon sens. Ils règlent leurs comptes, souvent personnels, la main sur le cœur, s’exonérant de toutes explications, glorifiant les verdicts en leur faveur, devenant
discrets lorsqu'ils sont contraires. Dans le maquis des textes et des chicanes juridiques, ils excellent pour brandir un interdit, un droit, une jurisprudence, selon leur bon plaisir. Certaines
procédures sont comme la guerre de 100 ans, quand les belligérants finissent par perdre le fil de leurs querelles ou disparaissent dans les oubliettes électorales. Dans la République de Platon,
cité harmonieuse, idéale et juste, préfigurent les fondamentaux chrétiens de la Justice Divine, la seule vertu qui ne peut s’acheter. 2400 années plus tard, la belle pensée du philosophe
s'est compromise dans les arcanes des pouvoirs pour devenir l'illustration d'une parfaite utopie urbaine ou l'intérêt domine sur la matière grise. A la mairie du Lavandou beaucoup de procédures
inutiles encombrent les tribunaux, jusqu’au Conseil d’Etat qui s'en agace, coûtent très cher à la collectivité et font fuir les meilleurs. C’est ce que l’on appelle l’injustice idéale ou
l’électeur abusé ferme les yeux sur l’incurie de l’élu. Par chance, la Justice expéditive des supplices, du bagne et de la peine de mort est supprimée ! Hélas, elle est remplacée dans
certains villages par de pernicieuses mesures de rétorsions : fait du prince, suppression de paroles, préemption, expulsion, couvre-feu, taxation, gestion de fait, prise illégale d'intérêt,
inégalité de traitement, manipulation, assassinat social, désinformation, mensonge, insinuation, retard administratif, obstructions … avec ses corollaires: favoritisme, clientéliste et
impunité. Les exemples pullulent. Les irréductibles du pouvoir absolu savent bien qu'il ne faut jamais contrarier l’égo démesuré du petit homme, afin de ne pas risquer la disgrâce.
Le maire du Lavandou serait bien inspiré de comprendre pourquoi certains élus sont préférés à d’autres. Ils guident tous leur commune avec le cœur et la raison, sans arbitraire, la main
tendue !
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