Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Lavandou Tribune. L'info citoyenne, pas l'intox !
  • : Suivez l'actualité du Lavandou sur la tribune officielle des citoyens opposés à la reconduction continue de la majorité municipale sortante. Pour rappel : la liberté d’expression est un droit fondamental défendu par la Cour européenne des droits de l'homme (CDEH) et les lanceurs d’alerte sont protégés par la loi 2016-1691 relative à la transparence.de la vie publique
  • Contact

Rassemblons Le Lavandou !

Les administrés* indignés par un cinquième mandat du même clan font entendre leur opposition dans cette tribune. Ensemble, combattons l'incompétence et le clientélisme qui ruinent notre commune depuis 1995. En 2020-2026 rassemblons le Lavandou de demain !

*47,54 % de votes contre la liste Regain aux municipales 2020

*44,55 % de votes contre la liste Regain aux municipales 2014
*25,15 % de votes contre la liste Regain aux municipales 2008

Recherche

Conseil municipal 2020-2026

Lavandou Rassemblement : 
*Jean-Laurent Félizia.
 
Stéphanie Boccard. Franck Giorgi. Gwenaëlle Charrier. Bertrand CarlettiI. Valérie Pasturel. Gilles Collin

 

Regain pour le Lavandou :
*Gil Bernardi maire

Adjoint(e)s: *Charlotte Bouvard. Bruno Capezzone. Laurence Cretella. Roland Berger. Nathalie Janet. Denis Cavatore. Frédérique Cervantes. Patrick Le Sage 
Délégué(e)s: Corinne Tillard. Philippe Grandveaud. Nathalie Christien 
Conseiller(e)s:
Cédric Roux. Carole Mamain. Jean-François Isaïa. Nicole Gerbe. Johann Koch. Laurence Touze-Roux. Nicolas Coll. Julie Roig. Jacques Bompas. Sandra Bianchi 

*Conseiller(e)s communautaires 

Vite lu

Toulon violente tornade sur le Mourillon. Etat de catastrophe naturelle demandée (Mairie)

La France toujours championne européenne des impôts : 46,1% du PIB ponctionnés (TC)

Anticor saisit la justice contre StopCovid qui coûte 300.000 €/mois aux contribuables (AC)

Cyberattaques russes chinoises et iraniennes dans la présidentielle américaine (MS)

Alexeï Navalny du poison retrouvé sur une “bouteille d’eau en plastique ordinaire” (RFA)

Le "medicane" Ianos, cyclone méditerranéen va frapper la Grèce (HP)

Préparer "la fin des concessions" d’autoroutes  à l'échéance car trop rentables (Sénat)

Non-respect du port du masque : 45 000 verbalisations depuis le mois de mai (FI)

Législation. Il n'est plus nécessaire de payer l'amende stationnement pour la contester (CC)

Abus de confiance l'ex-trésorier du CE détourne 40.000 € d'une filiale Pizzorno (FB)

Drogue Coup de filet dans le grand banditisme varois et italien. 30 arrestations (HP)

Canicule  record historique du réchauffement climatique dans le monde (AFP)

Les salles de cinéma ferment désertées à 70% depuis mars en France malgré les aides (Actu)

Ecologie. Fin des sapins de Noel dans différentes villes dont Bordeaux (LCI)

Covid-19 désormais considéré comme une maladie professionnelle (AFP)

Covid-19. La quarantaine réduite à 7 jours sous surveillance médicale (ministre)

Brexit. Londres déchire son accord avec l'UE et s'achemine vers un "no deal" (FI)

9,3 millions de français vivent en dessous du seuil de pauvreté (Insee)

Le moral des français au plus bas, l'épargne de précaution au plus haut (Insee)

Sanary. Le maire condamné pour prise illégale d'intérêts, favoritisme... reste maire (HP) 

Amende forfaitaire de 200 € pour les consommateurs de stupéfiants (AFP) 

8 français sur 10 inquiets sur l'avenir économique et leur sécurité (odoxa)

Faute de candidat éligible en 2022 la droite L.R.tente un accord avec Macron (LFI)

Net regain des braquages avec masque dans les commerces et sur la voie publique (LP)

Evence Richard est le nouveau préfet du Var en provenance de la Loire (PA)

Covid-19. En terme de mortalité, cette maladie n'est "pas pire que la grippe" (DR)

Hygiène : seuls trois Français sur quatre se lavent tous les jours (lePoint)

La Saur aurait "offert" 2 œuvres d'art à l'ex-maire d’Annonay contre un contrat d'eau (HP)

Le Lavandou classé 76 sur 100 communes du littoral méditerranéen où il fait bon vivre (V&V)

L'Iran émet un mandat d'arrêt international contre Trump après la mort de Soleimani (HP)

Le plan "zéro plastique" anéanti par l'usage intensif du plastique contre le Covid-19 (PT)

Carqueiranne "Monsieur X" doit rendre à la mairie 124.634 € détournés en 2012 (CEC)

24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 06:33

Coronavirus : que nous enseigne l’Histoire ? 
Pour ma génération, cette épidémie mondiale est un événement encore jamais connu, jamais vécu. Pourtant, il apparaît que le monde en a déjà connu et pas seulement dans les siècles passés. Nul besoin de remonter à la peste, au choléra ou encore à la grippe espagnole de 1918. D’autres épidémies, ressemblant au Coronavirus ont frappé le monde en 1957 et en 1969.
En 1957, le monde connaît une pandémie nommée "grippe asiatique". Beaucoup reste couché presque sans possibilité de se lever pendant plus de 15 jours. Cette grippe fera 165.000 morts rien qu'en France et plus de 2 millions dans le monde.
En 1969, à nouveau venue d’Asie, la "grippe de Hong Kong" frappe le monde. Elle va faire 31.000 morts en France et 1 million dans le monde.
Le Journal Libération écrit à ce sujet : "On n'avait pas le temps de sortir les morts. On les entassait dans une salle au fond du service de réanimation. Et on les évacuait quand on pouvait, dans la journée, le soir".
L’hôpital Edouard-Herriot de Lyon témoigne : "Les gens arrivaient en brancard, dans un état catastrophique. Ils mouraient d'hémorragie pulmonaire, les lèvres cyanosées, tout gris. Il y en avait de tous les âges, 20, 30, 40 ans et plus. Ça a duré dix à quinze jours, et puis ça s'est calmé. Et étrangement, on a oublié"
Alors que l’hôpital fait face à une crise sanitaire majeure : afflux brutal de malades, impossibilité de les soigner, mortalité par dizaine de milliers, nul ou presque n’en parle dans les médias.
Alors que nous enseigne l’Histoire ?
D’abord et c’est une bonne nouvelle, que nos sociétés en ont "connu d’autres" et qu’elles se remettent de ces épidémies.
Ensuite, en 50 ans, les progrès techniques ont profondément modifié notre société. En 1969 encore la mort de millions d’individus semblait une fatalité alors qu’aujourd’hui elle nous paraît juste inacceptable. Nous attendons de la science qu’elle puisse nous protéger de toutes ces maladies, les vaincre voire peut être un jour vaincre la mort elle-même. En Europe ou en Amérique du Nord 100.000 morts nous paraissent un choc majeur et inadmissible alors que personne ou presque ne semble hélas s’offusquer que le paludisme puisse tuer chaque année un demi-million de personnes en Afrique...
L’Histoire nous enseigne encore que nos exigences vis à vis de l’Etat ont beaucoup changé. Nous sommes désormais, et c’est le prix de l’Etat providence, dans une société qui "attend tout de l’Etat". En 1969 personne n’attendait de Pompidou qu’il arrête la "grippe de Hong Kong" ou encore organise le confinement de la population pour sauver des vies.
Aujourd’hui le moindre accident est nécessairement de la responsabilité d’une autorité publique et si l’on n’arrive pas à un résultat immédiat et satisfaisant, c’est forcément que les élites ont failli.
Enfin, l’Histoire nous enseigne que la sphère médiatique a beaucoup changé et influence terriblement le traitement des événements. En 1969 les médias étaient encore pour beaucoup sous le contrôle de l’Etat. Comme on ne pouvait pas arrêter la maladie on n’en parlait quasiment pas. Et la vie continuait tant bien que mal.
A l’ère des chaînes d’info continue et des médias sociaux on ne parle plus que de la maladie, du traitement sanitaire, politique, économique. Tout devient très vite sujet à polémique et à scandale. Pire, on a l’impression que notre vision du monde se limite désormais à ce qui défile sur nos écrans. Ces voix venues du passé nous disent néanmoins:
 - que les épidémies ont toujours existé et existeront probablement toujours car elles ne sont pas issues de complots de savants fous manipulés par des militaires dans des labos secrets, mais simplement des virus qui font partie de la Nature, au même titre que nous.
 - que l’on pourra déployer toute la science et posséder les meilleurs gouvernements du Monde, il y aura toujours un événement naturel que nul n’avait prévu et que l’on ne pourra pas totalement éviter.
 - qu’il faut toujours garder l’esprit positif car l’Humanité s’est toujours relevé de ces épidémies. La France s’en relèvera aussi et cela d’autant plus vite que nous saurons faire preuve de résilience et de fraternité dans l’épreuve.
Regarder le passé, c’est parfois prendre le recul nécessaire qui permet de mieux construire l’avenir.

Olivier Becht député

 

*Grippe espagnole (1918) France : 165.000 morts dont Var : 16.300 | Grippe asiatique (1957) France : 30.000 morts dont Var : 3.200 | Grippe de Hong Kong (1969) France : 31.000 morts, dont Var : 2.500 | Coronavirus France : 22.245, dont Var: 187 morts (au 24/04/2020)

Partager cet article

Repost0
22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 06:30

Privées des revenus du tourisme (taxes de séjour, parcmètres, crèches, centres de loisirs, équipements sportifs et culturels, délégation de service public, services de transport, occupation d’espaces publics, redevances portuaires, billetteries…) de nombreuses collectivités pourraient être placées sous tutelle préfectorale dès 2021.

La région Sud et le département du Var ne sont pas mieux lotis par le repli des transactions immobilières et la baisse des DMTO (un "choc" sur les droits de mutation par l'arrêt du marché immobilier) et de la TICPE (taxe sur les consommations d’essence en chute de 80%), servant à compenser les transferts de compétences.

Le département sera d’ailleurs la collectivité la plus touchée par la baisse des revenus du tourisme, de la taxe sur les conventions d'assurance, la taxe sur les consommations d'électricité, la TICPE (partagée avec la Région) et la taxe d'aménagement alors qu'elle devra faire face dans le même temps à une hausse de ses dépenses sociales (RSA, APA, AIS, PCH…).

Mais la Région Sud subira aussi de grosses pertes, malgré les aides européennes, car dès cette année, les régions "pourraient assister à une diminution de la fraction de TVA qui leur est affectée" indique le Sénat.

Pour se refaire une trésorerie, aucun espoir sur la cotisation foncière des entreprises (CFE) - ancienne taxe professionnelle – ou la CVAE sur les entreprises dont le CA est supérieur à 152.500 € qui subiront une baisse d’activités ou pire disparaîtront des registres. Dans la panique certaines collectivités étudient déjà la réduction de leurs taux (foncier bâti, CFE, TFPB…). Quant aux dotations de l'Etat... toujours en baisse ! 

Pour les intercommunalités, la question des attributions de compensation (AC) reversées aux communes sera centrale en cas de forte baisse des recettes fiscales.

Evidemment, faute d’argent, les collectivités devront agir sur les dépenses avec la fermeture des équipements publics et des services non prioritaires : études, prestations, divers travaux d’entretien. Idem pour les dépenses d’investissement et les effectifs.

Certaines activent déjà des réductions concernant les charges à caractère général : fluides, fournitures, entretiens ponctuels, intérimaires, subventions…

Cependant, la pierre devrait rester la valeur "refuge" des particuliers face à un risque d’écroulement des placements financiers et la baisse probable du prix M2. Confinés, les ménages dépensent moins leur épargne et l’immobilier peut s’en trouver renforcé malgré une surchauffe du livret A (+16 Mds-€ en trois mois)

Plus préoccupant pour la démocratie, la crise sanitaire empêche l’installation des conseils municipaux et l’élection des nouveaux maires. Il est impossible pour les élus, reconduits de 2014 ou pour les nouveaux, n’ayant pas encore fait adopter leur budget communal  2020 de le faire voter. Cela entraîne également une augmentation des dépenses de la commune et une perte de certaines rentrées.

La loi d’urgence pour faire face à l’épidémie reporte au 31 juillet 2020 la date limite d’adoption des budgets des communes (au lieu du 30 avril). A compter de cette date et à défaut d’adoption du budget 2020, le préfet pourra saisir la chambre régionale des comptes (CRC). De même, la commune aura également jusqu’au 31 juillet 2020 pour adopter et clore son compte administratif et de gestion de l’année 2019.

Au Lavandou, l’opposition doit rester vigilante - sans réunion du conseil municipal - absente des décisions stratégiques d’un maire par intérim, sans transparence, vantard d’un magot de 2 millions € et trop empressé d’installer son 5ème mandat. Pourtant, maintenu en fonction par les ordonnances 2020-390 et 2020-391 - sauf par la volonté du peuple - il pourrait engager de nouveaux emprunts, brader les bijoux de famille ou augmenter la fiscalité locale !

"On peut tout confiner sauf votre cerveau !" affirme une certaine presse d’information. Vraiment ?
 


 

Partager cet article

Repost0
20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 06:00
  • Confiné devant BFM-TV à décrypter les prédicateurs qui ont tous vu l’invisible ennemi N°1 ...
  • Inquiété par les apeurés à quérir leur pitance chez Carrefour Market barricadé ...
  • Incité à la fabrication d'un masque avec mon filtre à café et le tuto YouTube...
  • Rebuté par la posture du maire "intérim" à convaincre les 57,48 % qui n’ont pas renouvelé son CDD ...
  • Étonné des plus petits que moi : insectes, plantes, oiseaux, heureux de mon absence soudaine ...
  • Accumulé sans retenue PQ, pâtes, farine, huile, Nutella, "laissez- passer" pour surmonter l’apocalypse annoncée ...
  • Abandonné avec effroi mon artillerie médicale faute d'antidote ...
  • Refusé d’ouvrir à mes enfants, ignoré mes voisins au sourire compassé ...
  • Compté et recompté avec doute les 169 morts dans le Var ...
  • Rebaptisé "Covid" mon fidèle chat pour me rassurer ...
  • Renoncé à l’église fermée par les infidèles ...
  • Rédigé mon testament en scrutant la voûte étoilée...

J'ai contracté le "conditionnement pavlovien" qui m'a lentement entraîne dans la lobotomisation** cathodique collective. Celle qui me fait toucher du doigt ma finitude, moi qui me croyait tellement immortel !

Merde ! je ne veux pas mourir avant la victoire ! Allo ? les neurones… y a quelqu’un ?


* Monosynaptique est un circuit nerveux qui ne comporte que deux neurones séparés.
** Lobotomisation : opération chirurgicale, désormais interdite dans de nombreux pays, sectionnant les fibres nerveuses unissant le cortex cérébral aux régions sous-corticales. 
 

Partager cet article

Repost0
8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 01:00

Si le Covid-19 laisse présager un ralentissement de l’économie mondiale, certains secteurs sont portés par la pandémie. Côté face : voyages, croisiéristes, compagnies aériennes, manifestations culturelles et sportives, hôtellerie, locations… Côté pile : fabricants de désinfectant, fabricants de masques respiratoires, sites de vente en ligne, transport alternatif, livraison à domicile, pharmacies, laboratoires, médecins, médicaments et produits de santé, production de raviolis en boîte, conserves de légumes, assureurs accumulant des milliards € par manque d’accidents de circulation… et l'environnement débarrassé de son principal prédateur ! 

Alors que nous en sommes à fréquenter les petits producteurs de nos campagnes, Amazon recrute 100.000 employés et accélère son portage dans le monde, Costco lance son troisième point de retrait géant ouvert de 6 à 2 h du matin
Partout la peur vide les magasins en huile, pâtes, farine, sucre… comme aux USA, chaises, écrans pour le télétravail et armes par autodéfense, tandis que le papier toilette remplace mondialement le papier monnaie.
Les services de Streaming gagnent en abonnés. Le nombre de téléchargements a bondi de +40% en moyenne avec le film Contagion, sorti en 2011, que le public se plaît aujourd'hui à revoir comme un message. Mais au coin du feu... les sites pornographiques pourraient bien aussi se retrouver parmi les grands gagnants de l'épidémie. Quant aux masques ils enrichissent la Bourse chinoise.
Cependant, les plus grands perdants sont ceux qui partiront après la pandémie, immolés sur l’autel de l’incompétence : nos élus... dont l’imprévoyance, la cacophonie et l’improvisation nous laissent incrédules. Comment avons-nous pu un jour leur glisser un bulletin de vote pour conduire notre avenir ?

Partager cet article

Repost0
6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 00:48

Covid-19 confirmé dans 184 pays. Aéroports vides. Flottes aériennes immobilisées. Frontières fermées, interdictions générales de voyager. Hôtels fermés. Conférences, concerts et événements sportifs reportés. Les voyageurs dévorés par la peur. Compagnies aériennes, voyagistes, sociétés d'hôtellerie et de restauration faisant face à l'insolvabilité. Les valeurs boursières s'effondrent...
C'est ainsi que l'épidémie du Covid-19 a dévasté l'industrie du tourisme en seulement 60 jours.

De toute évidence, il y avait peu de préparation pour faire face à cette épidémie et la réponse hésitante de plusieurs gouvernements d'Asie, d'Europe et d'Amérique du Nord, en a davantage aggravé les effets. Beaucoup dans l'industrie du tourisme pensent que les aides du gouvernement sont indispensables mais pas suffisantes pour éviter le naufrage.
La seule façon positive d'aborder la crise est peut-être de la considérer comme une pause sur le redémarrage du tourisme.

Face à ces dommages incalculables, comment préparer la reprise du marché post-COVID-19 avec cette réflexion préliminaire de l’Etat à la mairie :
Qu'est-ce qui a été endommagé ou gravement détruit?
Qu'est-ce qui ne fonctionne tout simplement pas?
Qu'est-ce qui a besoin d'un redémarrage?
Que faut-il jeter entièrement?
Ce qui peut être récupéré…

1) Fini la mentalité du "tourisme à tout prix"
Donner la priorité au tourisme à tout prix a affaibli les fondements de l'industrie du tourisme. Cela s’est illustré par des promotions " Visitez le pays X " sans justification. Ces campagnes nationales annuelles faussent les marchés, détournent le marketing créatif et promeuvent le sur-tourisme (comme dans le Var). Elles entraînent également une forte dévaluation d’image (et, paradoxalement, une hausse des prix sur le terrain) afin d'atteindre un objectif abusivement fixé par les gouvernements. L'impact sur l'environnement n'est même pas pris en compte. Les touristes deviennent simplement une statistique économique. Exemple : l'annulation forcée de Visit Malaysia 2020, après moins de trois mois, n'est pas seulement de la malchance. C'est un avertissement que ces tactiques promotionnelles sont un vestige du passé. Le marketing touristique doit évoluer.

2) Le discount est inévitable 
Mais des baisses de prix excessives affaibliront le rebond. Le ralentissement mondial a révélé l'ampleur inquiétante de la surcapacité du tourisme. Les compagnies aériennes et les hôtels ont des retards à combler, et la première méthode est de baisser les tarifs. Mais, nous devons faire face au fait que de nombreux voyages et chambres d'hôtel pourraient ne pas rouvrir de sitôt. Ainsi, lorsque le rebond interviendra, les remises agressives se révéleront-elles une incitation pour les voyageurs qui se sentent à l'aise de voyager à nouveau? Ou cela renforcerait-il simplement la demande de voyages à prix réduit et rétablirait-il le même schéma répétitif ?

3) Le tourisme emploie 1 personne sur 10 en Paca
Et pourtant chaque année la région Sud constate un déficit de 40.000 emplois non pourvus. C’est un secteur clé dans lequel travailler. Les deux derniers mois ont reconfirmé l'importance économique mondiale des touristes - en particulier en Asie, en France. Mais comment le tourisme - et pas seulement la gestion hôtelière - peut-il devenir une carrière plus souhaitable pour les jeunes ? Dans l'ensemble de l'industrie, nous pourrions assister à un licenciement généralisé du personnel. Il serait cependant possible de créer de nouveaux programmes de formation et de développement des compétences. Construire une carrière dans une industrie en évolution rapide, en particulier celle qui reconfigure son avenir, doit être considéré positivement.

4) Les pays adoptent une approche cohérente
Pendant trop longtemps, les voyages entrants et sortants ont dominé. Le tourisme intérieur a tendance à disparaître des statistiques alors qu'il coûte moins en dépenses marketing et de médias. Mais, jusqu'à ce que les interdictions de voyager commencent à s'imposer sanitairement en Asie, USA puis politiquement en Europe (Angleterre) nous avions commencé à nous reconvertir sur les voyages locaux. Cela durera-t-il dans la période de récupération? Les voyages intérieurs ne devraient-ils pas être plus qu'une simple option de deuxième choix? Comment promouvoir efficacement les destinations secondaires et tertiaires? Quelles méthodes innovantes peuvent être déployées pour utiliser les données sur les voyages intérieurs pour créer de nouveaux produits et services pour les visiteurs entrants?

5) Quel marketing innovant pour attirer les touristes ?
La fidélité est rare. Les jeunes touristes ne revenant pas deux fois sur les mêmes lieux. Alors qu'une nouvelle visite est considérée comme une "conquête", celle "fidélisée" rapporte plus et coûte moins chère. Ainsi, les stratèges du tourisme peuvent utiliser cette pause pour rechercher, apprendre et recentrer leurs talents créatifs. Toutes les stratégies ne fonctionneront pas. Mais les commerçants doivent être encouragés à trouver de nouvelles solutions pour diversifier leurs marchés, créer des niches et des produits et des services de pointe pour accélérer le rebond espéré.

6) Des leçons à tirer sur le comportement des consommateurs
La distanciation sociale a modifié l'équilibre du mode de vie et la façon dont les gens interagissent au quotidien. Par exemple, rester à la maison et ne pas voyager peut rendre les consommateurs plus sensibles à leur propre santé et bien-être. Cette attention sur le bien-être pourrait créer de nouveaux moteurs de comportement, en particulier pour les restaurants, les expériences de spa et le tourisme de santé.

En Chine, nous constatons une augmentation massive des jeux et de diffusion virtuelle des voyages. Comment exploiter ces tendances ? Verrons-nous à l'avenir moins de déplacements hivernaux de peur qu'une épidémie similaire ne se produise? Certains pays ont publié des restrictions de visa et même des interdictions générales temporaires - seront-elles levées immédiatement ou par étapes? Les voyageurs peu enclins à prendre des risques éviteront-ils complètement les billets de banque souillés de germes au profit des paiements électroniques lors de leurs déplacements? Et les voyageurs réserveront-ils des vacances et des voyages d'affaires encore plus courts pour réduire le risque d'annulation?

7) Quel enseignement pour le Lavandou ?
Trop longtemps le Lavandou a vanté ses 12 sables et son soleil, convaincu de représenter le concept "3 S" des années 80 (sea, sex & sun) délaissant l'arrière-pays, l'écologie, l'histoire, la culture, la gastronomie …
Par mimétisme de la concurrence locale la cigale Lavandou irréfléchie s'enfonce désormais dans la spirale de l'overtourisme estival.
En 20 ans le tourisme s'est retourné par simple comparaison du rapport qualité/prix via les réseaux, blogs, influenceurs, avis clients et les majors de la réservation en ligne... guère à l’avantage de notre station balnéaire, dont les professionnels se laissent aveugler par la facilité, n’apprennent pas de langue étrangère, ignorent les règles du tourisme international, rechignent à se remettre en cause et surestiment leurs services. En quatre mois, ils veulent réaliser leur année de chiffre d’affaires sans réfléchir, accablés de taxes et de charges, sans personnel qualifié.
L’offre structurelle du Lavandou - et celle de la plupart des communes du littoral - s’est dégradée et n’est plus à la hauteur des nouveaux touristes qui considèrent la destination comme surfaite, décalée entre attentes, promesses et réalité.
De plus, au Lavandou, la reprise en main du tourisme par la municipalité, via un Epic et une valse de directeurs de station, a été une erreur fondamentale tant par le discours que par les outils et son séparatisme intercommunal.

La dernière réflexion est préventive : une épidémie de type COVID-19 est très susceptible de se reproduire et de s’ajouter aux risques écologiques prévisibles du bassin méditerranéen. Cela double le danger. Certes, les gouvernements, les offices de tourisme, les exploitants d'aéroport, les compagnies aériennes, les agences de voyages, les voyagistes, les hôtels, les OTA et autres doivent d'abord surmonter la crise actuelle. Mais ils doivent également planifier à l'avance toutes sortes d'hypothèses "catastrophes"… dans un avenir pas si lointain.

Partager cet article

Repost0
4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 00:26

Profitez du confinement pour lire ce propos en remplaçant "tsunami" par Covid-19 Selon l'académicien Michel Serres, l'élan de compassion avec les victimes des tsunamis est historique.

 

" La mondialisation de la solidarité "

 

Le philosophe Michel Serres (1930-2019) membre de l'Académie française et professeur à la Stanford University de Californie interviewé par Alexis Lacroix [31 décembre 2004]

 

Alexis Lacroix – Quels premiers enseignements peut-on tirer de la catastrophe qui frappe l'Asie du Sud-Est ?

 

Michel SERRES. – Je souhaiterais éclairer pour vos lecteurs ce qu'il y a de radicalement nouveau dans cet événement, comme je le fais, pour d'autres phénomènes, dans mon dernier livre, Rameaux. En 1755, l'Europe a été traumatisée par le célèbre tremblement de terre de Lisbonne qui s'est accompagné d'une vague géante et de la destruction par l'incendie d'une ville entière. Face à cette catastrophe, deux types de réactions se sont manifestés.

 

Alexis Lacroix – En quoi consista le premier type de réaction ?

 

Michel SERRES. – Voltaire a écrit, dans Candide, des sottises admirables sur l'optimisme prêté à Leibniz ! L'optimisme a été littéralement descendu en flammes. Voltaire a disqualifié pour longtemps cette béatitude.

 

Alexis Lacroix – Et le deuxième type ?

 

Michel SERRES. – Simultanément, une grande part de la pensée des Lumières, saisie d'effroi face au tremblement de terre de Lisbonne, a posé les bases d'une idéologie scientiste inspirée par le «plus jamais ça !». On a confié à la science et à la technique le soin d'éloigner définitivement la menace de tels désastres. Donc, une forme nouvelle d'optimisme a paradoxalement pris naissance avec le trauma de Lisbonne : ce fut le scientisme, cette idéologie typiquement moderne qui voit dans les progrès scientifiques et techniques la meilleure garantie de sécurité pour l'humanité.

 

Alexis Lacroix – A l'évidence, on ne va pas vers ce type de réaction après le séisme du 26 décembre ?

 

Michel SERRES. – En effet, le séisme sous-marin d'Indonésie impose des conclusions qui prennent l'exact contre-pied de celles qu'on a tirées au XVIIIe siècle. Le désastre sud-asiatique ruine, d'abord, le scientisme. Depuis 1755, l'humanité a accompli, sur le plan scientifique, des avancées gigantesques. Nous avons appris à nous protéger d'un nombre croissant de menaces. Mais voilà que c'est de la science elle-même que surgit la preuve formelle de notre vulnérabilité. Grâce à la mathématique et à la géophysique, nous savons désormais qu'un tsunami n'est absolument pas prévisible. La théorie des plaques, en particulier, nous révèle l'imprédictibilité profonde du temps, du lieu et de l'intensité des tremblements de terre sous-marins. Ce qui s'écroule, c'est l'édifice d'une idéologie assignant à la science un rôle de prévision des catastrophes. Nous savons donc désormais que rien ne nous permet d'anticiper ces événements cataclysmiques ; on peut seulement alerter les populations quand ils surviennent. C'est la science elle-même qui nous force à rompre avec le scientisme né du XVIIIe siècle !

 

Alexis Lacroix – En quoi réside le deuxième bouleversement des idées issues des Lumières ?

 

Michel SERRES. – Il porte sur la condamnation féroce de l'optimisme. La catastrophe asiatique, qui a déjà fait à ce jour plus de 120.000 morts, est suivie dans un "direct" quasi permanent par les habitants de tous les continents. Grâce aux médias et aux NTIC (1), la plus gigantesque opération de sauvetage humain de l'histoire s'organise. Toutes les institutions humanitaires sont mobilisées. Les dons affluent des quatre coins du monde. Et la solidarité mondiale va faire un bond en avant extraordinaire. C'est dire qu'il n'y a plus lieu de railler l'optimisme comme le fit Voltaire.

 

Alexis Lacroix – Vous n'avez pas peur de jouer à votre tour les Pangloss ?

 

Michel SERRES. – Non, parce que ma réaction ne consiste absolument pas à suggérer, à l'instar du personnage de Pangloss dans le conte philosophique de Voltaire, que le tremblement de terre est inscrit dans le plan de Dieu ! Il s'agit simplement de reconnaître qu'en raison même de l'étendue de la catastrophe, un mouvement de sollicitude mondiale aussi considérable se déclenche. La mondialisation du sentiment de solidarité s'est produite quasi automatiquement. C'est un événement totalement inédit. L'ampleur de la solidarité va être aussi importante que celle du séisme L'optimisme cesse en conséquence d'apparaître comme ridicule et déplacé.

 

Alexis Lacroix – On sent votre jubilation. S'agit-il d'un nouveau "contrat naturel" ?

 

Michel SERRES. – Les êtres humains sentent bien désormais ce que veut dire «être embarqués», être ensemble sur un bateau qui fait un roulis infernal. J'en avais d'ailleurs eu l'impression sensible lors d'un précédent tremblement de terre, en 1989, en Californie. J'étais présent sur le campus de Stanford lors du séisme de Loma Prieta, de 7,2 sur l'échelle de Richter. Alors j'imagine aisément ce que doit être un tremblement de terre sous-marin de 8,9 sur l'échelle de Richter, sachant que l'échelle est exponentielle et que la déflagration sismique d'un tremblement de terre sous-marin produit une onde de choc dont l'amplitude est égale à la hauteur de l'eau. Avec le séisme asiatique, c'est peut-être la première fois que l'équipage se sent aussi directement solidaire du reste du bateau. L'idée d'humanité est mise en actes, sans référence préalable à une définition de l'homme universel. J'ai l'impression que la création d'une opinion publique mondiale, dont j'avais senti par exemple l'ébauche lors des manifestations contre les essais nucléaires français dans le Pacifique, en 1995, vient d'aboutir. C'est cela qui scelle pour le coup un "contrat naturel". A un niveau infrapolitique – celui de la mobilisation des sociétés –, on voit se mettre en place depuis cinq jours une sorte de pool de solidarité, qui rejoint par son étendue et sa vigueur l'importance du cataclysme qui l'a suscitée.

 

Alexis Lacroix – Par ce type de raisonnement, ne cédez-vous pas à la tentation de convertir un mal – la catastrophe consécutive aux tsunamis – en bien – l'avènement de la solidarité ?

 

Michel SERRES. – Je ne me livre pas à un raisonnement. Je ne parle pas en termes abstraits, justement ! Je dis qu'un événement désastreux pour des peuples parfois éloignés d'eux suscite la mobilisation instinctive et massive d'êtres humains de tous les continents. Personne n'aurait pensé, dans un monde en proie à une telle fragmentation identitaire, que l'humanité puisse bousculer aussi rapidement les barrières de civilisation. La singularité de ce qui vient de se produire consiste précisément dans la rencontre d'un phénomène naturel global et d'un phénomène humain global. Le caractère mondial du réflexe humain face à l'étendue quasi mondiale du désastre de l'océan Indien fonde justement ce que j'appelle un «contrat naturel ».

 

Alexis Lacroix – "L'équipage se sent solidaire du reste du bateau", affirmez-vous. Vous allez à l'encontre de nombreux commentaires qui soulignent, dans cette affaire, le «cynisme» des grandes puissances...

 

Michel SERRES. – Peut-être ont-ils raison d'insister sur les ambiguïtés ou les arrière-pensées éventuelles des grands Etats. Mais ceux qui accusent les dirigeants européens ou américains de mégoter sur l'aide financière oublient que, dans notre monde, l'essentiel ne se passe plus au niveau socio-politique et étatique : c'est l'élan de solidarité des opinions qui est déterminant. Et - deuxième erreur –, les théories sur la fracture Nord-Sud, qu'on voit resurgir aussi ces jours-ci, ne sont pas plus pertinentes. Tout un arsenal d'explications idéologiques est à la mer ! Lorsqu'un événement nouveau survient, de nombreux intellectuels repassent immanquablement leurs vieux disques ! Ils devraient relire A travers Tokyo en flammes, où Paul Claudel confie son effroi face au tremblement de terre qui a ravagé la capitale japonaise en y déclenchant d'immenses incendies. Ils comprendraient qu'à l'époque, Claudel a été le seul Occidental à pleurer avec les Japonais ! Ce n'est, à l'évidence, plus le cas aujourd'hui, avec les peuples suppliciés de l'Océan Indien. Il faut, je crois, s'en réjouir.

 

(1) Nouvelles technologies de l'information et de la communication

Partager cet article

Repost0
31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 07:15

Le docteur Philippe Klein, médecin français, directeur de l’hôpital international de Wuhan, explique dans son message comment les autorités chinoises sont parvenues, en 4 semaines, au prix de "mesures radicales", à endiguer l’épidémie de coronavirus sur leur territoire.
Les autorités ont réussi d’abord à imposer un confinement strict à 56 millions de personnes. C’est-à-dire la nécessité de rester dans les appartements. Une deuxième mesure déterminante a été l’obligation, pour les personnels médicaux de caractériser tous les cas de patients présentant le coronavirus. C’est-à-dire de sortir de la population ne présentant pas le coronavirus tous ceux qui étaient infectés, de façon logique à arrêter l’épidémie.
Isolement des patients infectés dans les hôpitaux, confinement des patients asymptomatiques dans des stades, mise en quarantaine des personnes entrées en contact avec toutes ces personnes dans des hôtels: les autorités ont ainsi pris des mesures drastiques qui, aujourd’hui, ont prouvé leur efficacité dans la lutte face au virus.

Partager cet article

Repost0
30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 09:38

D’après les scientifiques le Covid-19 ne serait qu’une "grippe saisonnière identifiée" plus violente.
L'OMS rappelle que la grippe saisonnière fait chaque année 650.000 morts dans le monde, 60.000 morts en Europe, dont en moyenne 10.000 en France ( 8.100 saison 2019, 14.000 en 2018, 13.000 en 2017 ) – malgré un vaccin existant - alors que le bilan provisoire du Covid-19 (au 11-04-2020) est de 108.862 morts dans le monde, 60.000 morts dans toute l’Union européenne dont 13.832 en France.
Rien de comparable à la grippe espagnole qui a tuée plus de 50 millions de personnes entre septembre 1918 et mai 1919 dans le monde, dont on a découvert plus tard (en 2005) qu’il s’agissait en fait du virus H1N1.
Le virus, édition 2020, est donc son mutant qui possède une forme plus sévère que la grippe saisonnière et un taux de complications plus important, sans antidote !
D'où une panique planétaire consécutive à l’absence de médications et d’équipements sanitaires. Résultat : 3,4 milliards d’humains, plus ou moins confinés, un désastre économique mondial, une peur collective virale dont l’industrie chinoise va tirer parti en réorientant sa production sur les masques, blouses, respirateurs, tests de dépistage… commandés dans la précipitation des gouvernements affolés.
La France, au premier rang des nations rétives à la vaccination (1 français sur 3 pense que les vaccins ne sont pas sûrs et 1 sur 5 pas efficaces ou en retard d’une saison ) s’est déclarée en guerre contre cet ennemi sans passeport. Pourtant le taux de mortalité du Covid-19 (3 % contre 0,1% pour la grippe en moyenne des infectés) ne démontre pas l’inefficacité des 10,6 millions de doses contre la grippe vendues cette année qui ont certainement permis à nos 47,4% de concitoyens de mieux résister. Force est de constater que les chiffres dans notre pays sont bien moins alarmants qu’en Espagne, Italie où la vaccination est beaucoup plus faible.
Une autre analyse révèle l’imprécision des chiffres entre malades et morts attribués au Covid-19  "du fait de la difficulté de l'identification et de la confirmation biologique de l'ensemble des cas de Covid-19" qui récupèrent ainsi tous les infectés de la grippe saisonnière (disparue des statistiques) alors qu’un nombre très importants d’hospitalisés (98%) sortent guéris en quelques jours…
L’autre bataille est principalement sur la découverte du vaccin qui assurerait à son détenteur la suprématie économique des prochaines pandémies. Tous les gouvernements investissent dans cette compétition bien plus lente que la centaine de mutations du Covid-19 constatée depuis son apparition à Wuhan.
Dans quelques mois, restera à analyser l’immense gâchis économique et humain ; à prendre en compte ce qui n’a pas fonctionné chez nous : hôpitaux, stocks, ressources humaines, communication, chaîne de commandement…
Probablement assisterons-nous à un à un ballet d’élus et de savants qui viendront chercher médailles et honneurs auprès d’un monde médiatiquement traumatisé pas si reconnaissant que cela.


*La grippe a une période d’incubation plus courte de 3 jours et une contagion jusqu’à 1 semaine, alors que le Covid-19 a une période d’incubation de 4 à 6 jours et une contagion jusqu’à 20 jours. Premiers symptômes souvent observés : rhume, maux de tête, courbatures, douleurs musculaires, fatigue.
→ Parfois aussi de la fièvre, une toux, les yeux rouges avec une légère conjonctivite.
→ Ressentir un essoufflement dans des activités simples est un signe qui doit alerter. Il ne faut pas attendre que cela empire. Ce symptôme nécessite une téléconsultation ou un appel au 15.

Partager cet article

Repost0
23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 14:05

Documentaire informatif extrait de notre-planete.info

Selon le rapport du 10 février 2020 de l'Imperial College London une personne contaminée en infecte environ 2,6 (fourchette 1,5 - 3,5) et porte le virus pendant environ 20 jours.

  • L'analyse la plus complète sur les personnes les plus à risque a été publiée fin février par les autorités chinoises puis dans la revue médicale américaine Jama. Ses principales conclusions - pour la Chine - sont les suivantes :
  • le taux de mortalité est d'environ 2,3 % ;
  • aucun décès n'est à déplorer parmi les enfants de moins de 10 ans ;
  • jusqu'à 39 ans, le taux de mortalité reste très bas, à 0,2%, puis passe à 0,4% chez les quadragénaires, 1,3% chez les 50-59 ans, 3,6% chez les 60-69 ans et 8% chez les 70-79 ans ;
  • Les personnes âgées de plus de 80 ans sont les plus à risque avec un taux de mortalité de 14,8 % ;
  • les hommes meurent davantage que les femmes : 63,8 % des décès ;

Le taux de mortalité augmente chez les patients atteints de maladie respiratoire (insuffisance respiratoire, asthme, bronchopneumopathie chronique obstructive...), maladie cardio-vasculaire (insuffisance cardiaque, antécédent d'AVC ou d'infarctus...), chez les personnes diabétiques, avec de l'hypertension ou un cancer.

Les fumeurs courent davantage de risques : selon le Pr Bertrand Dautzenberg, secrétaire général de l’Alliance contre le tabac, sur la base des informations publiées début mars 2020 dans le New England Journal of Medicine à partir de données chinoises : "Il n’y a pas de certitude sur le risque accru pour les fumeurs de contracter le virus, faute de données en la matière, même si c’est ultraprobable. On le saura peut-être dans un an. En revanche, une fois contracté, le risque pour eux de développer une forme sévère est augmenté de 50%, et même de 130% pour la forme très sévère, soit quasi mortelle."

En Belgique, le virus touche des populations plus jeunes : près d'une centaine d'enfants sont touchés, alors que les enfants étaient jusqu'alors considérés comme des porteurs sains (Bulletin épidémiologique de l'institut de santé publique Sciensano du 23 mars 2020 - PDF)

En outre, la tranche d'âge la plus touchée concerne les 40-49 ans.

Une étude médicale publiée le 19 mars 2020 dans The Lancet révèle que "La charge virale moyenne des cas graves était environ 60 fois plus élevée que celle des cas bénins, ce qui suggère qu'une charge virale plus élevée pourrait être associée à des résultats cliniques graves". En d'autres termes, plus nous sommes en contact avec le virus de manière continuelle et plus nous courons de risque de complications sévères.

Quels sont les symptômes d'une infection au Covid-19 ?

Nous pouvons tout à fait être porteur du virus sans développer de symptômes, mais dans le pire de cas, cela peut se manifester par une pneumonie grave entraînant une défaillance organique et la mort. Heureusement, "La plupart des personnes infectées par le virus COVID-19 ont une maladie bénigne et se rétablissent" précise un rapport de l'OMS de fin février 2020 (PDF) qui détaille les symptômes observés chez les personnes contaminées :

Symptôme Prévalence
Fièvre 87,9 %
Toux sèche 67,7 %
Fatigue 38,1 %
Expectorations 33,4 %
Essoufflement 18,6 %
Douleurs musculaires ou articulaires 14,8 %
Maux de gorge 13,9 %
Maux de tête 13,6 %
Frissons 11,4 %
Nausées ou vomissements 5 %
Congestions nasales 4,8 %
Diarrhée 3,7 %
Crachat de sang 0,9 %
Congestion conjonctivale 0,8 %

Les symptômes surviennent généralement en moyenne 5 à 6 jours après l'infection, mais la plage va de 1 à 14 jours.

Le coronavirus COVID-19 a t'il déjà muté ?

Oui, ce coronavirus mute régulièrement, il a déjà muté des centaines de fois depuis les premiers cas en Chine.

Les chercheurs ont également constaté que le matériel génétique du COVID-19 présentait de légères variations suivant les pays affectés.

« Le génome du virus continue de muter, et c'est justement ce qui nous permet de suivre sa trajectoire dans différents pays et le long des axes de transmission. Dans notre cas, les échantillons pris sur des patients à Valence diffèrent du virus séquencé à Wuhan par six séquences dans un cas, et par neuf dans les deux autres. C'est normal, presque tous les virus qui ont été séquencés avant ça étaient différents de l'original. Le génome séquencé au Brésil contenait 16 mutations », détaille Fernando Gonzalez, membre du Département de génétique de l’université de Valence dans le quotidien espagnol El Confidencial.

Combien de temps va durer la pandémie de coronavirus ?

La pandémie de COVID-19 ne devrait pas s'arrêter dans quelques semaines mais diminuer pour ressurgir ensuite, par vagues successives.
C'est notamment le point de vue de Lothar Wheeler, président de l’Institut Robert Koch - l'établissement responsable du contrôle et de la lutte contre les maladies en Allemagne. Celui-ci a déclaré, lors d'une conférence de presse, que la pandémie du Covid-19 pourrait durer deux ans : « la pandémie se développe par vagues. C'est ce que nous savons avec certitude. Mais à quelle vitesse vont ces vagues? Et quand cette pandémie infectera-t-elle 60 à 70% de la population mondiale? Cela peut durer des années. Nous partons sur deux ans ».


Cette page informative n’appelle pas de commentaires

Partager cet article

Repost0
17 février 2020 1 17 /02 /février /2020 07:46

Ce titre volontiers provocateur est un regard sur notre posture de la chose publique. Un espace souvent réservé aux téméraires, ambitieux, psychopathes, inassouvis, narcissiques…  pour lesquels la fin justifie les moyens.

Parmi leurs outils, le clientélisme est le vice le plus pratiqué car le plus facile à falsifier en bienveillance. Ce serait le fléau N°1 lié à la fonction d’élu (avec ses corollaires : l’iniquité, la corruption, la manipulation, l’autocratie). D’ailleurs, la dernière affaire sur la mairie de Levallois en démontre le savant tricotage du temps, poussant certains administrés à exiger la libération immédiate de leur " bon maire " qui en 28 ans leur est devenu indispensable. Dans l’histoire de France tribale c’est l’asservissement des serfs à l’autorité du seigneur.  
Cette frontière entre clientélisme et paternalisme n’est que l’héritage des grands industriels, modèles de grands destins politiques de notre pays, dans la gestion de leurs affaires qui s’amalgame avec celle de leur main-d’œuvre.
De même, sous une démocratie apparente, une commune se soumet à l’autorité du maire censé la patronner. Mais, pour garder le pouvoir, il lui sera plus facile de pratiquer la division que l’excellence. De "barbichette en barbichette", cette dérive a installée des baronnies que plus personne n’ose balayer par peur d’exclusion, de représailles voire de liquidation sociale.
Au Lavandou le schéma se répète depuis 4 mandats (et peut être 5) sans que les administrés ne se posent plus de questions. Par détachement, affection, intérêt, mimétisme, soumission… alors que tout le monde sait quelque chose qui en chasserait vite le locataire de la place Reyer.
La pure République (du moins la première) n’a jamais imaginé un tel scénario confiscatoire de la respiration démocratique, la retoquant dans sa lutte contre la suppression d’une société d'ordres (féodalité, privilèges, religions, castes…) et pour la limitation de l'exercice du pouvoir politique… Une perversion en 230 ans de lois a rétabli ce qu'elle a tant combattu.
C’est pourquoi, il est urgent dans notre ville du Lavandou – le qualificatif " village de pécheurs " ayant sombré sous des tonnes de béton, d’errements de gouvernance et des vagues de submersion touristique - de revenir au bon sens.
Il est intéressant de comparer l’avenir de notre ville sous l’angle des quatre candidats. Si chacun déplore le temps qui passe, la dérive sociétale… personne n’a vraiment un mot fort pour la bienveillance, l’exemplarité, le vivre les uns avec les autres.
L’un a trop mis les doigts dans la confiture, un autre rêve d’une nouvelle planète, le troisième explore des leurres de jeunesse et le dernier veut rajouter une étoile à son destin. L’addition des quatre serait une aubaine, mais la nature humaine a subtilement transformé le mot démocratie en "démocrassie" depuis bien trop longtemps au Lavandou...

Partager cet article

Repost0