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  • : Lavandou Tribune. Contre-pouvoir citoyen
  • Lavandou Tribune. Contre-pouvoir citoyen
  • : Tribune officielle des citoyens indignés par la gestion municipale du Lavandou depuis 1995. La liberté d’expression est un droit fondamental défendu par la Cour européenne des droits de l'homme (CDEH). Les lanceurs d’alerte sont protégés par la loi 2016-1691 relative à la transparence.de la vie publique.
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Debout le Lavandou !

La Chambre Régionale des Comptes épingle la municipalité en place pour "gestion approximative des fonds publics, vente du patrimoine, augmentation des impôts, emprunts, absentéisme du personnel, privilèges injustifiés…". Les 44,55 % d'électeurs indignés font entendre leur opposition dans cette tribune pour éveiller les consciences, lutter contre l'ambition et le fanatisme clanique qui ruine notre commune depuis quatre mandats. Donnons un nouveau souffle au Lavandou.

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Conseil municipal 2014-2020

Regain 2014-2020 : Gil BERNARDI maire
Adjoint(e)s: *Charlotte BOUVARD. *Claude MAUPEU. *Annie TALLONE. Pierre CHARRIER Bruno CAPEZZONE. Frédérique CERVANTES. Raymonde STATIUS. Patrick LE SAGE. 
Délégué(e)s: Corinne TILLARD. Denis CAVATORE. 
Conseiller(e)s:
Laurence CRETELLA. Beatrice FLORENTY. Philippe GRANDVEAUD. Nadine EMERIC. Patrick MARTINI. Jean-Pierre BIGEY. Monique CARLETTI. Jean-François ISAIA. Nathalie CHRISTIEN. Jacques BOMPAS. Laurence TOUZE. Patrick CANTIE.  
*Conseiller(e)s communautaires 

Le Lavandou Cap 2020 : Thierry SAUSSEZMarie-Jo BONNIER., Guy CAPPE.

La Ville Heureuse : Jean-Laurent FELIZIA, Andrée VIALE.

Sans étiquette : Georges TAILLADE.

Vite lu

Fiscalité. L'Assemblée vote la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages. Elle sera progressivement supprimée jusqu’en 2020 (BFMTV)

Harcèlement sexuel. La parole des femmes se libère en France. Le mot-dièse "balance ton porc" en est un symbole. Il  génère des milliers de témoignages sur Twitter contre des élus et petits chefs (Libération)

La Crau. Trois élus du Front National, quittent leur parti mais continuent à siéger sans étiquette dans l’opposition au conseil municipal par respect envers leurs électeurs (Facebook)

Var changement climatique: sécheresse record, température jamais vue depuis 60 ans. "Il faut arrêter d’urbaniser le littoral" avant une catastrophe naturelle majeure (LPO Paca)

L'ex sénateur-maire de Toulon aurait reçu plus de 8.000 € d’argent public chaque trimestre détourné du Sénat. Selon les avocats des sénateurs déjà mis en examen dans cette affaire, ces derniers n'auraient rien fait d'illégal (Var Matin)

117 sénateurs de droite (LR, UMP, RPR) sont soupçonnés d'avoir détourné 8 millions d'euros en 12 ans (Le Point)

Fréjus. La justice doit se prononcer mi-novembre sur l'ancien maire François Léotard, accusé de faux témoignage dans l'affaire Karachi (Twitter)

Autriche. La loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public est en vigueur. Le texte concerne la burqa, le niqab, les masques de mascarade (clown, Père Noël) cagoules et écharpes trop hautes contre le froid (Spunik)

Allemagne. 94 députés néo-nazis (AfD) entrent au Bundestag pour la première fois depuis 70 ans avec cet avertissement aux autres partis : "Nous allons vous traquer. On va pourchasser Madame Merkel et on va récupérer notre pays et notre peuple" (l’Express)

Trop de rues en France portent encore les noms de négriers, alors que l’esclavagisme est un crime contre l’humanité depuis 2001. En revanche aucune protestation contre les squares, boulevards, rues... qui honorent les élus qui ont ruiné leurs villes (Libération)

Hyères. La directrice de cabinet, fille du maire, démissionne pour cause d’interdiction des emplois familiaux, votée par l’Assemblée Nationale le 8 septembre (Twitter)

Lavandou. Pas moins de 6 tonnes de papier utilisées pour diffuser 14 photos du maire et un autosatisfecit  de sa gestion dans la revue municipale 2017 (Facebook)

1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 14:41

Quatre mandats et deux sévères contrôles de la Cour des Comptes plus tard, le Lavandou confirme son déclin, se laissant ravir la place de grande station touristique de la côte d’azur varoise. Les raisons ?

Depuis 1995, le Lavandou :

  • n’a entrepris aucun investissement d’avenir ;
  • n’a créé que des emplois municipaux qui pèsent gravement sur le budget de fonctionnement ;
  • n’a fait qu’emprunter, vendre les bijoux de famille, transférer la fiscalité sur le dos des touristes et lisser ses remboursements sur les générations suivantes ;
  • s’est installé au hit-parade des communes les plus endettées du Var, tout en claironnant des excédents de gestion ;
  • limité le programme culturel aux feux d’artifices et expositions insignifiantes ; 
  • sans aucune stratégie touristique, malgré les combines municipales à la piloter ;
  •  transformé son port international en vaste parking à bateaux…

Tous les six ans, le même casting répète sa petite sérénade, sur foi d’un bilan en trompe-œil et d’un regain de promesses populistes; taisant l’exode des habitants, les inondations, le départ des jeunes, le rejet intercommunal, l’absence d’entrepreneurs, la surpopulation estivale, l’incivisme, l’insécurité, le bétonnage…
De 1995 à 2020, ce sont les mêmes qui auront mis le Lavandou en liquidation économique. 
Pourquoi accepter encore longtemps une telle situation ?

NOUS ! citoyens libres, proposons les nouvelles règles de la prochaine mandature municipale :

  • La non-reconduction des élus de la liste Regain
  • Le non cumul et la non reconduction des mandats locaux
  • Un audit comptable en profondeur sur les quatre derniers mandats (1995 à 2020)
  • La compatibilité morale et mentale des candidats à une fonction éligible
  • La déclaration de patrimoine des nouveaux élus
  • La suppression des indemnités de représentation du maire et des adjoints
  • La caution personnelle du maire et du conseil municipal sur les nouveaux emprunts contractés
  • La démission automatique des élus concernés par un conflit d'intérêt
  • La radiation à vie de toute fonction publique des élus condamnés par la justice
  • Un référendum-révocation de mi-mandat sur la gestion municipale
  • Le contrôle annuel des dépenses par des contribuables tirés au sort
  • La mutualisation des services et des festivités avec les communes voisines
  • L’adhésion à la Charte de développement du parc national de Port-Cros
  • L’intégration de la commune dans la future Métropole Toulonnaise
  • La régulation du tourisme de masse au profit d’un tourisme qualitatif
  • L’arrêt de la promotion immobilière
  • Le basculement vers une mairie numérique
  • Un plan de sauvegarde de l’environnement
  • L’alternative économique au « tout tourisme »

NOUS ! citoyens indignés - hors des clans et des partis qui démontrent chaque jour leurs limites - exclus des décisions qui engagent notre argent et l’avenir de nos enfants, voulons débarrasser Le Lavandou des opportunistes, cumulards, détrousseurs de fonds publics, professionnels de la vie politique…
Dès 2020, nous devons faire cesser la monarchie clanique et l’immobilisme au Lavandou.

Ensemble, préparons le Lavandou de demain !

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Published by C.Saint Louis - dans Cercle d'Etudes Reyer
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 10:11

"vox populi, vox dei".  Le messie Trump, élu minoritaire, l’affirme : son pouvoir est divin !
Le populisme, ce sont quatre slogans : parler au nom du peuple, disqualifier les élites, attiser les passions, promettre la lune.


1) Au nom du peuple souverain

"Moi, je veux redonner la parole au peuple ! Moi, je parle au nom du peuple souverain ! " Mais nul ne peut parler au nom du peuple sinon le peuple lui-même. Du temps de Périclès, il y avait à Athènes un vaste espace (l’agora) où les citoyens se réunissaient pour traiter des affaires de la cité. Ils étaient environ 5.000, chacun voyait, entendait, s’exprimait, votait. C’était une démocratie directe.

Avec des millions de citoyens, on a inventé la démocratie représentative : les citoyens sont représentés par les députés qu’ils élisent. Aucun de ces députés ne peut prétendre parler à lui seul au nom du peuple. Seule l’Assemblée Nationale le peut, et si elle le fait mal les électeurs ont le pouvoir d’en élire une autre.

Le peuple est souverain, mais il peut se tromper. Quand les Italiens ont élu Mussolini, les Allemands Hitler, ils ont fait une erreur qu’ils ont payé très cher. Le peuple est souverain, mais il peut être souverainement aveugle. Alors, il ne doit s’en prendre qu’à lui.  S’il se met à croire aveuglément les populistes qui prétendent "parler en son nom", il abdique sa souveraineté.


2) Tous pourris !

 "Moi, je suis le candidat du peuple contre les élites ! Renvoyons les élites corrompues ! Moi-Président, je serai proche du peuple." Le mot élite vient du latin eligere, élire. Non seulement nos élites ont été longuement éduquées, formées dans nos écoles, nos collèges, nos universités, mais elles ont été choisies par nous, nous avons voté pour elles. Aucun baron d’un parti politique ne s’est imposé par un coup d’état. Tous, ils ont gravi une à une les marches du pouvoir à coup d’élections – c’est-à-dire de promesses électorales auxquelles nous avons cru. Et une fois là-haut adieu promesses, adieu proximité avec le peuple !

Un peuple n’a que les élites qu’il mérite. Non, ils ne sont pas tous pourris, mais s’ils sont au pouvoir c’est à cause de nous. C’est nous qui avons acclamé Pétain en 1940, renvoyé De Gaulle en 1946 et voulu la médiocre Quatrième république, etc.

Quand les populistes méprisent les élites, ils méprisent le peuple qui les a formées, éduquées, choisies. Cracher sur les élites c’est cracher sur le peuple en lui laissant entendre qu’il a été longuement idiot.


3) Indignez-vous !

Les populistes ont compris qu’auprès des masses, l’émotion l’emporte toujours sur le bon sens, la passion sur la tolérance, les tripes sur la raison. La campagne de M. Trump en est un bel exemple, vociférations, promesses surréalistes, insultes grossières, menaces. Pour provoquer la peur, attiser les haines. Mais nous ne faisons pas mieux en France : on se souvient du « Mon ennemi, c’est la finance ! », on entend le programme haineux de Mme Le Pen, on voit M. Sarkozy agiter ses chiffons rouges. Dans cet appel aux passions, les programmes raisonnables de droite comme de gauche ne font pas le poids, nous risquons d’en payer le prix.


4) Au ciel, au ciel tu la verras !

Grand soir des communistes, Reich de mille ans des nazis, America first: les populistes sont des messianistes , ils promettent un avenir plus radieux que le présent. "Je ferai table rase, je changerai tout, nous voulons du neuf ! Le changement, c’est maintenant." Sauf qu’on ne change pas l’humanité avec des promesses, les gens sont comme ils sont et il faut faire avec. Quand les populistes sont élus sur leurs promesses de changement, soit ils tentent de les appliquer et provoquent des catastrophes, soit ils ne font pas ce qu’ils ont promis – ou ils font le contraire.

Comme en 1930, une vague populiste monte sur la planète. Elle pourrait déferler sur la France, petit pays qui se croit à l’abri sur sa dune de sable. Chacun de nous doit prendre ses responsabilités en se déplaçant pour aller voter à chacune des deux primaires. Sans se soucier d’être ‘’de droite’’ ou ‘’de gauche’’, d’être loyal ou déloyal envers son camp, mais en citoyen qui veut barrer la route au populisme. Y aller avec sa tête et pas ses tripes. Pour n’avoir pas à choisir, au 2e tour des présidentielles, entre la peste des uns ou le choléra des autres


M.B.

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 00:15

Cet article ne vise personne en particulier mais vous fera toucher du doigt la "manie égocentrique" ou la "vanité excessive" qui se concentre entre les mains des manipulateurs de la parole publique…

Persistance dans leurs postures, paroles agressives... sont les marqueurs habituels du caractère des "cumulards" de la République guidés par leur Ego, leur subjectivité destructrice, leur fierté exacerbée, qui malheureusement deviennent toxiques et détruisent ensuite irrémédiablement l’harmonie de la Cité…
Platon disait « L’ Ego c’est le « JE » sans la conscience ». L’ Ego est-il ami ou ennemi ? Frein, entrave, ou énergie d’épanouissement personnel ?

L’Ego pousse surtout les individus dans le « paraître »  

Freud disait que le « MOI » est une pauvre créature devant supporter le monde extérieur »; tandis que Matthieu Ricard, moine Bouddhiste, parle de « cette confusion mentale qui empêche de percevoir clairement la réalité, et obscurcit la compréhension de notre nature véritable »…

L’Ego n’abandonne jamais, ne lâche rien, se nourrit de sa propre suffisance dans la solitude protectrice de sa propre prison.

L’œil de l’Ego nous scrute sans pitié, et dans sa « mauvaise foi » habituelle  dissipe, transforme, ne pardonne rien aux autres ! Il distille insidieusement ce besoin de valorisation d’autant plus efficace qu’il abaisse la qualité d’autrui…

Cette prise de conscience introspective dans le vrai « Moi intérieur et invisible », nous permet peut-être de découvrir le visage de l’Ego….

La vraie liberté intérieure que nous propose Socrate est de commencer à nous libérer de cette fixation sur notre image.

En politique, les attitudes ne sont que des postures d’Ego, des failles de personnalité dissimulées. Parfois comiques ou touchantes dans cette  volonté de plaire, mais ridicules dans tous les excès, car contrairement à ce qu’affirmait le vaniteux Talleyrand, l’Ego est rarement un bon serviteur… en usant de grandes phrases moralistes toutes faites qui se perdent dans l’éphémère.

« L’avenir il ne faut pas le prévoir mais le permettre » disait Saint-Exupéry 

Et pour ceux qui souffrent de l’égomanie au Lavandou, le mot de la fin sera de Coluche « Ici… nous sommes tous «Ego », mais… certains pensent qu’ils sont plus «Ego » que d’autres… »

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Published by France Gallois - dans Cercle d'Etudes Reyer
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 00:07

Après les résultats du référendum sur la sortie du Royaume-Uni, le cours de la livre poursuit sa chute. Résultat, la monnaie britannique vaut désormais moins que l'euro, et "Le budget des vacances des Britanniques a été amputé de 350 € après le référendum", dixit  le directeur général de la plateforme EasyVoyage. Une mauvaise nouvelle pour la Provence-Alpes-Côte d'Azur  qui constitue la première destination de court séjour des Britanniques, avec une durée moyenne de sept nuits.

Les Anglais vont limiter leurs dépenses sur place

"Les touristes anglais vont davantage prêter attention à leurs dépenses une fois sur place et réduire leur consommation", prédit Michael Dodds. Restauration, commerces locaux, événements culturels ou sportifs... Autant de revenus pour le secteur qui risquent de se réduire, car les résidents d'outre-Manche consommaient en quantité en France. (En 2015 : 3,37 milliards €), selon les chiffres de l'Office for National Statistics. "Si la perte de pouvoir d'achat est effective, les Anglais vont diminuer la part accordée à l'hébergement pour pouvoir continuer à consommer, et profiter des loisirs proposés en France".
En Provence-Alpes-Côte d'Azur, où la clientèle britannique représente 16% de l'ensemble des nuitées, on espére que l'impact pourrait être limité. Le secteur se tournent désormais vers d'autres clientèles de proximité comme la Suisse, l'Italie et l'Allemagne. "La clientèle britannique n'est pas une clientèle étrangère comme les autres, nous la considérons comme une clientèle domestique de par sa proximité géographique", soutient le président de l'UMIH. De fait, dans le Nord, les Britanniques constituent leur première clientèle étrangère, et représentent jusqu'à plus de 40% des nuitées étrangères.

Les Français en profitent...pour traverser la Manche

Plus surprenant, la chute de la livre vaut de l'or pour le tourisme britannique et encourage les Français à traverser la Manche, puisqu'elle leur fait économiser 15% pour l’instant. Le site Kayak a observé une envolée de 130% des consultations des vols à destination du Royaume-Uni, le jour du référendum. Même constat chez liligo.com et EasyVoyage.
"Les Français vont seulement effectuer des séjours de courte durée. Mais ils vont vraiment apprécier de payer moins cher, notamment l'hébergement à Londres" ... A suivre !

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Published by Patrick Richard - dans Tourisme Cercle d'Etudes Reyer
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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 00:15

Pour faire court sur nos ancêtres, être français en 2016 ne veut pas dire la même chose qu'être français en 1600...

inventée sous la Renaissance, reprise par la Révolution française, brandie par Napoléon III, cette notion de "nos ancêtres les Gaulois" repose-t-elle sur un fait historique où n'est-ce qu'un mythe révisionniste ?

"Nos ancêtre les Gaulois, un peu Romains, un peu Germains, un peu Juifs, un peu Italiens, un peu Espagnols, de plus en plus Portugais peut-être qui sait? Polonais? Et je me demande si déjà nous ne sommes pas un peu Arabes ? Je reconnais que voici une phrase imprudente. C’est celle-là qui sera épinglée." s’amusait Francois Mitterrand (1987)

Pour Nicolas Sarkozy. "Le nivellement de la pensée unique sur le droit à la différence ça suffit. Moi je plaide pour le respect d'une communauté nationale, d'une identité nationale et d'une France que nous avons reçus de nos parents et que nous avons l'intention de transmettre à nos enfants". Une pirouette de langage inaudible par la moyenne des français.
Nos ancêtres les Gaulois est surtout une expression utilisée aux XIXe et XXe siècles pour évoquer la Gaule indépendante d'il y a vingt siècles. Elle sous-tendait notamment le récit de l'histoire de France dans les manuels scolaires de la Troisième République  qui enseignait :

"Autrefois notre pays s'appelait la Gaule et les habitants s'appelaient les Gaulois" (cours élémentaire), ou "Il y a deux mille ans la France s'appelait la Gaule" (cours moyen).

"Nous ne savons pas au juste combien il y avait de Gaulois avant l'arrivée des Romains. On suppose qu'ils étaient quatre millions" (conclusions du livre du cours moyen).

Ou encore : "Les Romains qui vinrent s'établir en Gaule étaient en petit nombre. Les Francs n'étaient pas nombreux non plus, Clovis n'en avait que quelques milliers avec lui. Le fond de notre population est donc resté gaulois. Les Gaulois sont nos ancêtres" (cours moyen).

L’histoire de France habilement réécrite à chaque gouvernement par le Ministère de l’éducation ne s’embarrasse pas d’omissions ou d’inexactitudes. Dans les territoires d'outre-mer et les colonies françaises, l’histoire a été toutefois adaptée aux populations locales pour échapper au pyrrhonisme (Bonnefin et M. Marchand)
En vérité, la France a été peuplée par vagues successives : Ligures, Ibères, Phéniciens, Grecs et surtout - venus d'Europe Centrale - les Celtes… lorsque apparut l’autocrate César à la demande des Gaulois Incapables de s'unir face aux envahisseurs. Les Gallo-Romains contribuèrent ainsi à contenir les Barbares au-delà du Rhin et du Danube.  Mais à partir du Vème siècle, les frontières du Nord cèdent sous la poussée de nouveaux envahisseurs : les mérovingiens, issus des francs saliens, convertis au catholicisme. L'Eglise fût dès lors l'alliée des nouveaux occupants et la seule puissance morale du pays. Vous connaissez la suite... du moins celle, risible, de nos ancêtres les gaulois que vous font gober à leur sauce les nouveaux  tribuns qui chantent un peu trop facilement la Marseillaise adoptée depuis… 1879 ! 

Les sceptiques peuvent relire ici l'histoire de la Gaule mérovingienne


 

Au Vi ème l'Empire Romain d'Occident pour se préserver des invasions belliqueuses du Nord a employé comme auxiliaires d'autres peuples barbares auxquels il a donné des territoires et le titre de « peuples fédérés ». Les mérovingiens francs-saliens sont l'un de ces peuples mais pour eux, il n'y a pas de notion d'Etat, ni d'administration. Le royaume Gallo-romain n'est qu'une vaste propriété foncière à conquérir. Les gaulois se soumettent aux envahisseurs, tandis que les romains chutent comme le montre cette carte dynamique de l'invasion de 481 à 870

Au Vi ème l'Empire Romain d'Occident pour se préserver des invasions belliqueuses du Nord a employé comme auxiliaires d'autres peuples barbares auxquels il a donné des territoires et le titre de « peuples fédérés ». Les mérovingiens francs-saliens sont l'un de ces peuples mais pour eux, il n'y a pas de notion d'Etat, ni d'administration. Le royaume Gallo-romain n'est qu'une vaste propriété foncière à conquérir. Les gaulois se soumettent aux envahisseurs, tandis que les romains chutent comme le montre cette carte dynamique de l'invasion de 481 à 870

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Published by Pascal Docquenies - dans Cercle d'Etudes Reyer
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 10:56

Une nouvelle génération d’élus se prépare à chasser les vieux caciques cumulards, maîtres de l’immobilisme communal et de la langue de bois.
Le manque d’argent, la pression fiscale, l’endettement mais aussi la destruction de l’environnement, l’épuisement des ressources naturelles contribuent à remettre en question le pouvoir local.
Ainsi, faut-il continuer un entassement touristique qui ne pourra bientôt plus supporter les migrants du Nord ? Faut-il continuer une bétonisation ininterrompue sur le littoral ? Faut-il ériger en système le racisme, l’iniquité et l’égocentrisme ?
Le futur maire devra rapprocher les citoyens de la solidarité, dégraisser les effectifs excessifs, résister au clientélisme, lutter contre les dissimulations et les manœuvres budgétaires, limiter les ambitions personnelles, s’obliger à l’ouverture, l’écoute, l’alternance, le partage d’un dessein commun (qui ne sera pas un catalogue personnel de divagations)

Il devra aussi accepter un référendum de mi-mandat, pour se maintenir ou partir, s’il ne tenait pas ses promesses ou abuserait de son pouvoir. Sa gestion communale serait validée par les minorités municipales au risque de se faire condamner sur ses biens par les tribunaux.
Le futur maire devra également faire une déclaration de patrimoine assortie d’une analyse médicale et d’une étude psychologique d’aptitude qui écarteront l’aventurier ou l’opportuniste. Celui qui aujourd’hui vide les caisses, vous endette sur plusieurs générations, se rémunère sur des alliances de complaisance et des passe-droits à la tête du client.
Vous ironisez de cette réflexion ? Confieriez-vous votre destin et votre argent au premier venu ? Il est consternant d’installer aux affaires des personnages troubles, irresponsables, parfois mis en examen, s’achetant une protection électorale, parce qu’ils parlent fort, interprètent les lois à leur sauce et sollicitent des votes à coups de promesses sans lendemain.  
Avec le recul, notre système est à bout de souffle et ressemble davantage à une gestion à l’africaine qu’à notre  devise républicaine.
Lorsque tu seras capable de sortir de ta dette, reconnaitre la pollution, maitriser ton tourisme, vaincre tes pulsions, apprécier ton opposition, écouter ton village et ne pas parler pour ne rien dire… alors tu seras le maire attendu en 2020 mon fils !

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Published by Patrick Richard - dans Cercle d'Etudes Reyer
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 00:04

Remerciements à Daniel Tasciyan, avocat en droit public, dont les conseils ouvrent une voie nouvelle à la démocratie locale

I – L’impossibilité pour le conseil municipal de destituer le maire

Le conseil municipal ne dispose d’aucun pouvoir lui permettant de destituer son maire. Il peut en revanche provoquer sa démission, en émettant des critiques négatives à son encontre, ou contraindre le gouvernement à organiser de nouvelles élections.

A – La possibilité pour le conseil municipal de critiquer le maire

Il existe deux sortes de critique pouvant être adressées au maire.

 – Les critiques indirectes

En premier lieu, le conseil municipal peut émettre des critiques visant indirectement le maire. A cette fin, il peut adopter des délibérations sur les actes de gestion du maire et porter sur eux un jugement de valeur, favorable  ou défavorable.

Par ailleurs, il peut indiquer dans ses délibérations quelles solutions lui paraissent souhaitables et ordonner des mesures d’instruction sur les moyens d’y parvenir.

 – Les critiques directes

En second lieu, le conseil municipal peut directement s’en prendre au maire, et critiquer sa politique ou son comportement. A cette fin, il peut lui adresser un blâme.

Le vote d’un blâme contre un maire est toutefois très rare dans les faits. En effet, bien que ne constituant pas une sanction mais l’expression d’une opinion, le blâme, en tant qu’il vise directement une personne nommément désignée, est un acte grave. Il suppose que les relations entre le maire et son conseil municipal se soient fortement dégradées, et qu’aucune solution n’a été trouvée.

En votant le blâme, le conseil municipal désavoue son maire. Il lui demande en somme de démissionner. Mais ce dernier n’est pas obligé de démissionner. Dans ce cas, et si le conflit persiste, la seule solution consistera alors à organiser des élections anticipées. Celles-ci peuvent survenir en cas de démission collective des membres du conseil municipal ou après la dissolution du conseil municipal.

B – La démission collective des membres du conseil municipal et l’organisation de nouvelles élections

Dans les communes de plus 1000 habitants, lorsqu’un conseiller municipal démissionne, il est remplacé par le candidat, appartenant à la même liste que lui, venant après le dernier élu. Néanmoins, lorsque ce système ne peut plus être appliqué et que le conseil municipal compte au moins un tiers de sièges vacants, de nouvelles élections doivent être organisées pour procéder au renouvellement intégral du conseil municipal. Le renouvellement opéré, les nouveaux élus pourront procéder à l’élection d’un nouveau maire. Pour ce faire, il conviendra donc de veiller à ce que, d’une part, un tiers des élus démissionne et, d’autre part, il ne puisse être procédé au remplacement de ce tiers par leurs suivants de liste.

C – Le refus de voter les délibérations proposées par le maire : un refus pouvant entrainer la dissolution du conseil municipal

Mesure exceptionnelle et solution de dernier recours, l’article L. 2121-6 du CGCT dispose qu’un conseil municipal peut être dissous par décret motivé rendu en conseil des ministres et publié au Journal officiel.

Deux conditions doivent être remplies pour qu’il puisse y avoir dissolution : les dissensions au sein du conseil municipal ont des répercussions sur son fonctionnement et elles revêtent un degré de gravité tel que la gestion de la commune est mise en péril.

Ces deux conditions sont le plus souvent remplies lorsque le conseil municipal refuse de voter le budget de la commune .

Dès lors, un conseil municipal qui refuserait de voter systématiquement le budget communal contraindrait le préfet à proposer au ministre de l’intérieur sa dissolution.

La dissolution du conseil municipal entrainera l’organisation de nouvelles élections municipales, et, par suite, l’élection d’un nouveau maire.

II – La possibilité pour le gouvernement de destituer le maire : la révocation

Aux termes des dispositions de l’article L. 2122-16 du CGCT, le maire, après avoir été entendu ou invité à fournir des explications écrites sur les faits qui lui sont reprochés, peut être révoqué par décret motivé pris en conseil des ministres.

La révocation entraîne immédiatement la perte de la qualité de maire et elle emporte de plein droit l’inéligibilité aux fonctions de maire pendant une durée d’un an. Le maire révoqué ne perd toutefois pas sa qualité de conseiller municipal.

La loi ne précise pas les motifs pouvant justifier la révocation du maire. Il ressort cependant de la jurisprudence que cette mesure, qui est une sanction administrative, ne peut intervenir que pour des faits graves.

Plus précisément, la révocation ne peut être prononcée qu’en cas de faute du maire dans l’exercice de ses fonctions ou lorsque celui-ci est impliqué dans des faits, qui bien qu’étrangers à la nature de ses fonctions, entachent son autorité morale.

Exemples de manquements dans l’exercice des fonctions de maire :

- Le maire qui a tenu publiquement des propos outranciers au cours de la cérémonie du 11 novembre, compte tenu des circonstances de temps et de lieu -Le maire qui a commis des négligences dans la gestion du budget communal et qui a, en outre, refusé de manière répétée de prendre en compte les diverses recommandations émises par la Chambre Régionale des Comptes et le préfet

-Le maire qui a usé de ses fonctions pour falsifier un permis de construire aux fins d’obtenir, au bénéfice de la société civile immobilière dont il était le gérant, une subvention de l’Agence nationale de l’habitat d’un montant supérieur à 245 000 euros .

Exemple de faits étrangers aux fonctions de maire mais inconciliables avec celles-ci :

- Le maire qui est condamné à une peine de prison pour attentat à la pudeur sur mineures de moins de quinze ans

- Le maire qui est mis en examen, lorsque la matérialité des faits n’est pas contestée (aide au séjour irrégulier des étrangers, usage de faux et corruption)

Pour finir, précisons que si les faits reprochés au maire ne sont pas d’une gravité telle qu’ils doivent entrainer sa révocation, mais qui nécessitent cependant d’être sanctionnés, le ministre peut en ce cas décider de le suspendre de ses fonctions pour une durée n’excédant alors pas un mois. 

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Published by Daniel Tasciyan - dans Cercle d'Etudes Reyer
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 23:04

in mars 2016, au lendemain des attentats de Bruxelles, Yuval Noah Harari avait fait parvenir cette réflexion sur "le théâtre de la terreur".

Au lendemain de l'attaque de Nice, ce 14 juillet 2016, son texte reste, hélas, plus que jamais d'actualité.

"Un terroriste, c’est comme une mouche qui veut détruire un magasin de porcelaine. Petite, faible, la mouche est bien incapable de déplacer ne serait-ce qu’une tasse. Alors, elle trouve un éléphant, pénètre dans son oreille, et bourdonne jusqu’à ce qu’enragé, fou de peur et de colère, ce dernier saccage la boutique. C’est ainsi, par exemple, que la mouche Al-Qaeda a amené l’éléphant américain à détruire le magasin de porcelaine du Moyen-Orient.

Comme son nom l’indique, la terreur est une stratégie militaire qui vise à modifier la situation politique en répandant la peur plutôt qu’en provoquant des dommages matériels.

Dans le cas du terrorisme, la peur est au cœur de l’affaire, avec une disproportion effarante entre la force effective des terroristes et la peur qu’ils parviennent à inspirer.

Faites le compte de toutes les victimes (tuées ou blessées) d’attaques terroristes en Europe depuis 1945 (qu’elles aient été perpétrées par des groupes nationalistes, religieux, de gauche ou de droite...), vous resterez toujours très en-deçà du nombre de victimes de n’importe quelle bataille de l’une ou l’autre guerre mondiale
Aujourd’hui, pour chaque Européen tué dans une attaque terroriste, au moins un millier de personnes meurent d’obésité ou des maladies qui lui sont associées.
.

Comment alors les terroristes peuvent-ils espérer arriver à leurs fins ? C’est que, sous le coup de la peur et de la confusion, nous réagirons de façon disproportionnée en faisant un mauvais usage de notre.

Leur calcul est de tourner contre eux notre pouvoir massif et déclencher une tempête militaire et politique bien plus violente qu’eux-mêmes auraient jamais pu soulever.
Dans ce cas, ce qui n’était jamais arrivé arrive: des erreurs sont faites, des atrocités sont commises, l’opinion publique se divise, les neutres prennent position, et les équilibres politiques sont bouleversés.
Les terroristes ne peuvent pas prévoir exactement ce qui sortira de leur action de déstabilisation, mais ce qui est sûr, c’est que la pêche a plus de chance d’être bonne dans ces eaux troubles que dans une mer politique calm
e.

Voilà pourquoi un terroriste ressemble à une mouche qui veut détruire un magasin de porcelaine. Petite, faible, la mouche est incapable de déplacer ne serait-ce qu’une simple tasse. Alors, si elle trouve un éléphant, pénètre dans son oreille, et bourdonne jusqu’à ce qu’enragé, fou de peur et de colère, ce dernier saccage la boutique.

C’est ce qui est arrivé au Moyen-Orient ces dix dernières années. Les fondamentalistes islamiques n’auraient jamais pu renverser eux-mêmes Saddam Hussein. Alors ils s’en sont pris aux États-Unis, et les États-Unis, furieux après les attaques du 11 Septembre, ont fait le boulot pour eux: détruire le magasin de porcelaine du Moyen-Orient. Depuis, ces décombres leur sont un terreau fertile.

Le terrorisme est une stratégie militaire peu séduisante, parce qu’elle laisse toutes les décisions importantes à l’ennemi.
Un terroriste, c’est un joueur qui, ayant pioché au départ une main particulièrement mauvaise, essaye de convaincre ses rivaux de rebattre les cartes. Il n’a rien à perdre, tout à gagner 
"

La stratégie de la peur fonctionne parfaitement, comme l’attaque présumée à Juan les Pins ; l’accès aux petits bals conditionné à la fouille ; l’interdiction du port de la burqa et du burkini ; la kippa déconseillée et demain la croix autour du cou ; l’armement des milices municipales… et au final la division politique, la montée du racisme et l’amorce d’une nouvelle guerre de religion
Tout est écrit, car tout n’est que recommencement depuis la dernière guerre mondiale : 60 millions de morts inutiles pour un simple délit de faciès n’auront donc servi à rien
Les 3 coups viennent de cogner au "théâtre de la terreur" ! Le metteur en scène se frotte les mains, les spectateurs en redemandent !

L’homme - animal en sursis - s'égare dans sa quête de domination absolue...

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Published by Yuval Noah Harari - dans Cercle d'Etudes Reyer
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 23:19

(Par Jean-Luc Monteil Président du MEDEF Provence-Alpes-Côte d’Azur)

Le succès était programmé. Le mille feuille communal n'avait qu'à bien se tenir... Mais voilà, depuis vingt ans que la France s'est couverte d'intercommunalités, le succès a un goût amer. Et ce n'est pas la loi NOTRe arrêtés en vigueur le 1er janvier 2017, qui devraient changer la donne. Retour sur un échec français.

Communautés urbaines, de communes ou d'agglomération, le nombre d'intercommunalités a quintuplé depuis plus de vingt ans à la faveur des différentes étapes de son importante histoire législative - loi "ATR" (1992) qui donne naissance aux communautés de communes, loi "Chevènement" (1999) créatrice des communautés d'agglomération, loi (2004) qui encourage les fusions de communautés, loi de 2010 initiatrice des métropoles, lois MAPTAM (2014) et NOTRe (2015) qui parachèvent la métropolisation ont ainsi considérablement densifié l’intercommunalité pour couvrir aujourd'hui 98,3% des municipalités. Les compétences des structures intercommunales se sont largement étoffées, allant du développement économique à la gestion des déchets ou de la voirie en passant par le tourisme, la politique locale du commerce et l'aménagement du territoire.

Conçue à l'origine comme un remède à l'émiettement des municipalités, la réalité est bien plus contrastée. Le coût budgétaire des intercommunalités se pose en premier lieu avec acuité. En trente ans, les dépenses des différentes structures intercommunales ont progressé de 43,4% tandis que le nombre de leurs agents a plus que doublé (entre 2000 et 2010 : +103%), et ce alors que les communes -à rebrousse-poil de la promesse de rationalisation- n'ont su stabiliser leurs effectifs (+8% sur la même période). 40% des maires interrogés considèrent que "les transferts de personnels accompagnant le transfert de compétences vers l'intercommunalité ne se sont pas concrétisés". Résultat: chaque échelon a continué à recruter de son côté, doublonnant les effectifs et grevant un peu plus les budgets municipaux et intercommunaux. Un constat confirmé par la Direction générale des collectivités locales selon qui "l'accélération de l'accroissement des dépenses des groupements n'a malheureusement pas été compensée par une diminution de celle des communes".

Autre échec: le nombre d'élus communautaires. Avant 2010, la gabegie -pour ne pas parler de clientélisme était telle que le législateur a dû fixer un seuil limite de vice-présidents (désormais établi à 15) dans la loi de 2010. Au total, le coût de ces exécutifs a augmenté de +27,8% entre 2007 et 2010, alors que le nombre de groupements de communes est, quant à lui, resté stable sur la période...

L'intercommunalité s'est aussi accompagné d'une importante augmentation des impôts locaux: +96% pour la taxe d'habitation et +72% pour la taxe foncière au cours de la première décennie des années 2000. Du côté des entreprises, la fiscalité économique n'est pas en reste. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, la fiscalité moyenne accuse une progression de +14,9% ,Toulon Provence Méditerranée +12%. Des évolutions totalement déconnectées de la réalité économique et qui viennent s'ajouter à la "sur fiscalité" généralisée qui frappe déjà les entreprises tricolores (la France détenant le record européen du taux d'imposition des sociétés).

Force est de reconnaître que l'ambition originelle allouée aux intercommunalités -en l'occurrence mutualiser les moyens des communes pour offrir des services publics locaux d'une meilleure qualité à moindre coût- a été dévoyée.

Le maintien de nos 36.000 municipalités (soit 40% de l'Union européenne) comme des départements (sauvés in extremis des griffes de la réforme territoriale) n'a pas permis ni de rationaliser le mille feuille communal, ni de désépaissir l'épais matelas budgétaire des collectivités territoriales, signant au passage l'échec de l'intercommunalité.

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 23:41

URGENCE transports : une gigantesque autoroute maritime

Le risque de pollution dû au transport maritime figurait déjà dans le rapport 2011 du sénateur Roland Courteau consacré à l'état de la Méditerranée. 31 000 routes maritimes effectuées par 13 000 navires, 250 000 escales de navires de 100 000 tonnes et plus et 10 000 navires en transit chaque année. Parmi eux, les pétroliers représentent 4 229 voyages en charge, transportant 420 millions de tonnes de pétrole brut dont 72 millions de tonnes en transit.

Aujourd'hui, près du tiers des échanges mondiaux y transitent et la Méditerranée est devenue en quelques années la deuxième région de croisière du monde avec 27 millions de passagers par an. Ces activités qui sont appelées à se développer dans les années à venir, tant en raison de la multiplication du nombre de routes que de l'intensification du trafic (élargissement du canal de Suez), vont inévitablement aggraver les pressions diverses exercées sur les environnements marin et côtier. Le transport maritime est responsable de nombreuses perturbations nuisant gravement aux espèces et aux habitats marins et littoraux : pollution, collision avec les grands cétacés, déchets marins, bruit sous-marin et introduction d'espèces non-indigènes, pour ne citer qu'elles.

URGENCE hydrocarbures exploités à outrance

20 avril 2010. Ce jour-là, l'accident de la plate-forme Deepwater Horizon fait 11 morts et laisse échapper pendant près de quatre mois, 4 millions de barils de brut. En 2011, le Sénat présente un rapport de l'OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques) sur la pollution en Méditerranée. On y apprend que cette mer semi-fermée compte déjà une soixantaine de plateformes d'exploitation d'hydrocarbures (pétrole et gaz) en Italie, Tunisie et Lybie et que beaucoup de projets de forages à des profondeurs supérieures à 1 000 mètres sont dans les cartons. D'ailleurs, un projet de plateforme menace toujours jusqu'aux calanques marseillaises au large des parcs nationaux de Port-Cros où poussent les magnifiques herbiers de Posidonie et se reproduisent des espèces protégées.

En 2016, le constat global ne s'est pas amélioré : «40 % de la Méditerranée sont potentiellement ouverts à l'exploration d'hydrocarbures. C'est énorme, surtout lorsque l'on connaît les risques sismiques de la région», indique le directeur général du WWF. Une énorme menace plane donc sur cette mer réceptacle de 4,6 % des réserves planétaires de pétrole et de gaz. La production pétrolière en mer pourrait progresser de 60 % jusqu’en 2020 et la production de gaz multipliée par cinq jusqu’en 2030.

URGENCE pêche : des fonds raclés jusqu'à l'os

La multiplication des bancs de méduses chaque année jusqu'à l'invasion ? Les scientifiques sont formels, ces phénomènes sont des signes d'une dégradation du milieu marin. Exploitation minière des fonds, extraction d'hydrocarbures, pollution terrestre et trafic maritime y sont pour beaucoup. Mais la surpêche pourtant seul domaine en perte de vitesse, a aussi sa part.

En Méditerranée, qui couvre 1 % des océans mondiaux et abrite près de 9 % de la diversité biologique marine (17 000 espèces recensées), plus de 40 espèces de poissons vont disparaitre. Pour le seul thon rouge, «il y a eu une baisse d'environ 50 % du potentiel de reproduction au cours des 40 dernières années en raison de la surpêche intensive», explique l'UICN (Union Internationale pour la conservation de la nature). Les requins qui sont chassés pour leurs ailerons avant d'être jetés après découpe et les raies sont aussi durement menacés. Tout comme le mérou et le merlu. Quant au phoque moine, il a quasiment disparu et six autres espèces de mammifères marins sont proches de l'extinction.

Les lignes de pêche, filets de chalutage, et autres filets dérivants ont fait leur œuvre… Y compris sur la pêche artisanale qui peine à ramener de quoi remplir l'assiette. Mais un autre danger menace. La baisse des stocks de poissons pourrait en effet favoriser le développement de l'aquaculture. En France l'Ifremer s'attache à une aquaculture responsable. En Grèce, entre autres, antibiotiques et produits chimiques sont largement dispensés aux espèces élevées. Cette production est passée de 540 000 tonnes en 1990 à 1,4 million de tonnes.

URGENCE : 500 millions de touristes en 2030

Le succès du bassin méditerranéen, qui reste la première destination touristique dans le monde, n'est pas près de se démentir. Entre 2016 et 2030 les arrivées de touristes internationaux devraient croître de 60 % pour arriver à 500 millions en 2030. Cet afflux constitue une source de revenus indispensable pour les pays riverains du bassin. Mais sur cette côte où 90 % de la biodiversité se situe dans les 200 premiers mètres de la frange littorale, le succès se paie cash. 42 % du littoral est déjà bétonné et, «par rapport à 2005, 5 000 km de littoral côtier vont être artificialisés d'ici 2030, à l'échelle de toute la Méditerranée», indique le WWF.

En France, ce littoral qui s'étire sur 1 960 km, est le plus bétonné et artificialisé de France (61 %). Les concessions de plage, les ports et leurs marinas n'ont cessé de le grignoter provoquant ce que l'on appelle un mitage de la bande côtière. Et la côte d'Azur – 11 millions de touristes par an – n'est pas loin d'être comparée à un mur de béton.

À cela s'ajoute forcément la question de la gestion des déchets et des pollutions, à plus de 90 % d'origine terrestre : 250 milliards de microplastiques qui font de la grande bleue la mer la plus polluée du monde.

Enfin, le tourisme pose la question de l'eau : chaque touriste consommant environ 300 litres par jour (jusqu'à 880 pour le tourisme de luxe) soit le double des populations locales. L'Espagne, Malte, et l'Égypte développent des process pour réutiliser les eaux usées. Ce qui ne reste, pour l'heure, qu'une goutte d'eau dans un océan de vie menacé.
URGENCE : nos élus sourds et muets

Devant cette Méditerranée pillée et saccagée que fait le président du SCLV (Syndicat des Communes du Littoral Varois), vice-président de l’AEFM (association des Acteurs et Elus de la Façade Méditerranéenne) et tous les autres ? Messieurs assez de fumée… des actes SVP !

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