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Présentation

  • : Lavandou Tribune. L'info citoyenne, pas l'intox !
  • : Suivez l'actualité du Lavandou sur la tribune officielle des citoyens opposés à la reconduction continue de la majorité municipale sortante. Pour rappel : la liberté d’expression est un droit fondamental défendu par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) et les lanceurs d’alerte sont protégés par la loi 2016-1691 relative à la transparence.de la vie publique
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Rassemblons Le Lavandou !

Les administrés* indignés par un cinquième mandat du même clan, réélu par 153 voix d'écart, expriment leur opposition dans cette tribune.
Ensemble, refusons l'incompétence et le clientélisme qui ruinent notre commune depuis 1995.
Ensemble,
 rassemblons le Lavandou de demain !


*47,54 % de votes contre la liste Regain aux municipales 2020

*44,55 % de votes contre la liste Regain aux municipales 2014
*25,15 % de votes contre la liste Regain aux municipales 2008

Recherche

Conseil municipal 2020-2026

Lavandou Rassemblement : 
*Jean-Laurent Félizia.
 
Stéphanie Boccard. Franck Giorgi. Gwenaëlle Charrier. Bertrand Carletti. Valérie Pasturel. Gilles Collin

 

Regain pour le Lavandou :
*Gil Bernardi maire

Adjoint(e)s: *Charlotte Bouvard. Bruno Capezzone. Laurence Cretella. Roland Berger. Nathalie Janet. Denis Cavatore. Frédérique Cervantes. Patrick Le Sage 
Délégué(e)s: Corinne Tillard. Philippe Grandveaud. Nathalie Christien 
Conseiller(e)s:
Cédric Roux. Carole Mamain. Jean-François Isaïa. Nicole Gerbe. Johann Koch. Laurence Touze-Roux. Nicolas Coll. Julie Roig. Jacques Bompas. Sandra Bianchi 

*Conseiller(e)s communautaires 

Vite lu

Port du masque obligatoire. La mesure n'est pas respectée dans le Var (FB)

Pesticides. Malgré la loi les ventes bondissent de +23% en France (HP)

Angleterre rouvre sa frontière aux européens sauf aux français "peu vaccinés" (DM)

L'extension du "pass sanitaire" validée et appliquée dès le 9 août en France (AN)

Amazon amende record de 740 millions € par Bruxelles pour irrégularité du RGPD (FI)

Taux d'incidence Covid faussé par la migration touristique dans le 83 et le 06 (VM)

Le président Macron s'installe au Fort de Bregançon pour les vacances (AFP)

Méditerranée boudée au profit de la côte Atlantique et la montagne (TM)

L'état d'urgence sanitaire reconduit jusqu'au 15/11 en France (Elysée)

Marseille. L'accès aux calanques sera soumis à réservation internet en 2022 (PNC)

L'accès à Porquerolles est limité à 6.000 pers/jour au lieu de 12.000 (TPM)

Ollioules L'adjoint à la sécurité entendu par la police pour propos raciste (FB)

Appel à l'aide d'urgence des salles de cinéma en chute de fréquentation de -70%  (FNCF)

Une majorité de français ne souhaite pas la candidature E. Macron en 2022 (LT)

Manifestations de l'opinion contre la multiplication des privations de liberté (HP)

Air France introduit la reconnaissance faciale à l'embarquement des passagers (AF)

Muselier veut contourner la loi pour remercier les écologistes de leur retrait électoral (FB)

Saint Tropez fermeture de plusieurs établissements contaminés par la Covid (Préfet)

Le port du masque redevient obligatoire au Lavandou et 58 communes (ARS)

Sécheresse Var. 46 communes placées en restriction d'eau (Préfet)

Les JO2021 ouvrent dans l'indifférence mondiale et l'hostilité des japonais (AR)

France. Le ministre de la Justice mis en examen pour prise illégale d'intérêt (AFP) 

Faux certificat de vaccination Covid en vente sur internet. 6 arrestations à Lyon (HP)

Pôle emploi Var. 93.600 inscrits. 53.400 offres sans aucun candidat (PE)

Présidentielles les 10 et 24 avril 2022. Législatives les 12 et 19 juin 2022 (AFP)

Tourisme international perte estimée à 4000 milliards $ en 2020-2021 (VM)

47 communes varoises ont hissé le RN en tête des élections régionales (VM)

12% des français fument quotidiennement du cannabis malgré la répression (F24)

Accélération fiscale prévue en France dès 2023 pour rembourser la dette Covid (LF)

Enedis envisage de récupérer par surtaxe sur les factures son emprunt Linky (FM)

La droite cumule le record des bracelets électroniques ordonné par la justice (FB)

Les feux tricolores "comportementaux" légalisés au J.O contre les dos d'âne (Ministre)

77% des français ont une vision négative de la politique et des élus (OW)

5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 01:59

"Le racisme est sous-évalué en France, il y en a mais il est caché" (CNCDH)*. Le nombre de crimes et délits à caractère raciste progresse de +11% chaque année et 25% des Français se déclarent ouvertement racistes. Cette « suprématie de la race blanche » jette toute la richesse de la diversité à la poubelle.
J’ai vainement recherché un soupçon de compassion sur le sujet dans les livres d’histoire français, belges, allemands, anglais, espagnols, portugais. Nations occidentales qui hier se partageaient le monde s’emparant des richesses, évangélisant les « sous-hommes » transformés en esclaves ou chair à canon, à défaut de les exterminer.
Établi dans le but de régir la vie des esclaves noirs dans les colonies françaises des Antilles, le Code noir (1685) a institutionnalisé le racisme en justifiant la mise en esclavage des déportés africains sur les colonies des Antilles et de Guyane.
L’empire colonial français fut, tout particulièrement sous le régime républicain, appuyé sur l’idée d’une mission civilisatrice. Sous l’ancien régime, la conversion au catholicisme était déjà un motif important dans la justification du colonialisme.
Cette colonisation triomphante apportait respect, confort et fortune au Royaume de France sans se soucier des pillages, souffrances, crimes… où la vie d’un esclave ne valait pas tripette. 
Aboli une première fois en 1794 par la Révolution, mais rétablit en 1802 par Napoléon (autocrate honoré de nos jours par les nostalgiques de l’Empire) où jusqu’en 1848 l’esclavage était culturel. Exemple dans les Caraïbes où 54.000 blancs* (épaulés par 36.000 libres de couleur) encadraient 873.000 esclaves. La France disposait de 4.500 navires pour la traite négrière à partir de Bordeaux, Nantes, La Rochelle et Le Havre. En 1802 le Consulat interdira d’ailleurs le territoire aux Noirs et « gens de couleur » puis le mariage « entre des blancs et des négresses » et « entre des nègres et des blanches ». Les officiers de couleur seront aussi chassés de l'armée.
Pas mieux en Belgique régnant sur le Congo (propriété personnelle du Roi) coupant pieds et mains des enfants dont les parents ne travaillaient pas assez vite… en Allemagne où le corps médical confondait esclaves et cobayes bien avant les camps d’extermination. N’exonérons pas non plus nos exactions en Algérie, Maroc, Vietnam, Madagascar… à l’époque où la Grande Muette était spécialisée dans la torture.
Bref, partout où le colon est passé, l’autochtone a trépassé. Le Canada en fait aujourd’hui la cruelle découverte sur le sort des Inuits.
Alors parler de repentir, bannir les grands noms enrichis par le mépris de l'homme, chercher des excuses… est une vaine tentative qui n’a pas empêché le nazisme d’exterminer, en deux guerres, 100 millions d’êtres humains pour le même motif.
Le racisme rampant est la gangrène de notre monde occidental, nourrie par la peur de l’autre : voleur, opportuniste qui mange notre pain et souille notre race. En France, l’ignorance et le mensonge de l’Histoire (réécrite à sa façon par l’Etat qui a déjà démissionné de l’instruction civique) contribuent largement à son essor.

*CNCDH : Commission nationale consultative des droits de l'homme
**Principalement issus de la criminalité, reclus sociaux et affairistes

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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 05:59

Le Cercle d’Etudes Reyer* présente sa réflexion sur le pouvoir qui sape le souffle démocratique de la République dans nos communes.
 

Nous sommes face à deux observations fluctuantes qui, d'emblée, suggèrent la subtilité du problème observé.
- La notion DE pouvoir ;
- La notion DU pouvoir ;

En toute logique, nous relevons que le substantif NOTION exprime la connaissance élémentaire, intuitive et plutôt imprécise que l'on se fait d'une chose, et que le mot POUVOIR est à la fois un verbe et un « infinitif substantivé ».

Conjugué, le verbe est actif et confère à celui qui le met en oeuvre le dynamisme réalisateur.
Substantivé, il est auréolé d'ombre et de lumière et représente la puissance, l'emprise ou l'autorité, et la faculté d'agir sur quelqu'un ou quelque chose. Quoiqu'il en soit, c'est le pouvoir, dans son acceptation substantivée, qui sera le coeur de notre réflexion.

Le pouvoir est « la confrontation de l'homme avec lui-même et avec autrui et révèle l'idée qu'il se fait du monde et de la manière dont son projet s'y insère ».


Notre analyse expose la légitimité des pouvoirs, leurs déviations, leurs limites, et aux contre-pouvoirs. Discerner les rouages du pouvoir, et les utiliser à bonnes fins, est un devoir qui incombe à tout élu soucieux du devenir de ses semblables.


La nature du pouvoir : l'aspect individuel.
« Il y a pouvoir dans tout phénomène où se révèle la capacité d'un individu d'obtenir d'un autre un comportement qu'il n'adopterait pas spontanément ».

Tout individu, dès l'aube de son existence, construit des schémas, liés à l'héritage biologique et embryonnaire, et, aux premières expériences de la vie, elle-même soumise aux messages de plaisir ou de frustration, du permis et de l'interdit.

Ces premiers bagages s'enrichissent des valeurs véhiculées par la société où vit l'être en devenir et qui développera, avec plus ou moins d'acuité, son désir de pouvoir face à la non-satisfaction des désirs, la peur de l'abandon, la peur de la mort.

Celui qui cherche à être reconnu, donc honoré, celui qui éprouve un plaisir, supérieur à tout autre, en détenant un pouvoir reconnu comme « l'aphrodisiaque absolu », celui-ci correspond au profil type de l'homme qui se grise de pouvoir.

Principe de plaisir, défi à la mort : voici les mobiles fondamentaux de l'être qui cherche à jouir du pouvoir.

Tout pouvoir individuel a pour ressort l'action et requiert du prétendant des qualités essentielles comme l'intelligence, le sens des responsabilités, le savoir et le savoir-faire, l'esprit de décision, l'efficacité.

Un corollaire du pouvoir individuel, ainsi idéalisé, doit être évoqué.

Il s'agit de l'AUTORITE, de ce phénomène dont l'essence reste un mystère. L'autorité s'exerce de façon invisible, sans recourir à des moyens extérieurs. Celui qui la détient donne aux autres l'impression de participer au pouvoir et conquiert leur adhésion grâce à une supériorité de compétence, de séduction, de mérite, voire d'altruisme.


La nature du pouvoir : l'aspect social.
S'il est vrai que le pouvoir relève de l'individu, il faut essentiellement aborder le pouvoir en tant que phénomène social.

Sa nécessité. Le pouvoir, force structurante exerçant son activité dans le présent en fonction de l'avenir, est nécessaire à toute organisation sociale et repose sur un jeu de réciprocité entre l'individu et la collectivité.

Le pouvoir établit un ordre et une morale en assurant la cohésion du groupe et en réalisant le bien commun.

En retour, l'individu accepte d'être l'objet d'exercice de ce pouvoir, tout en engageant les forces constitutives de sa personne tant affectives qu'intellectuelles, pour la réalisation d'une action commune.

S'il arrive qu'il s'y refuse, le pouvoir entre en conflit avec la liberté de l'être. A la limite, le rejet de tout pouvoir par l'individu entrainerait l'anarchie ou son contraire :
« La liberté croit reconnaitre dans le pouvoir son ennemi de toujours. Cependant sans le pouvoir, il n'est de liberté que rêvée. Toute lutte qui se veut efficace, ici-bas, implique un recours à une forme de pouvoir. Le purisme qui, refusant tout pouvoir détruit les tissus sociaux, aboutit au résultat inverse : à l'état totalitaire ».

Ainsi le pouvoir se conçoit comme une nécessité sociale, pour endiguer les pires maux qui menacent une collectivité.

Son ambivalence. Le pouvoir, ainsi défini, n'est légitimé que par la valeur de ses finalités. Il se justifie s'il vise le bien commun et s'il se fonde sur des valeurs telles que justice, paix, respect, bien être de chacun.

Malheureusement, le ver est dans le fruit et « le pouvoir recèle l'ambivalence de ce qui est à la fois nécessaire et redoutable ».

En effet, au sein de tout pouvoir, il y a une relation fondamentale de dominant à dominer, qui repose sur le commandement. Et qui dit « commandement » dit « obéissance ».

Si le pouvoir se dégrade en force coercitive, à laquelle il faut se soumettre, il manifeste une violence et une volonté de puissance aux aspects ténébreux, qui réduisent l'individu à l'état d'exécutant brimé, si ce n'est d'esclave.

Cette ambivalence, inhérente au pouvoir, le fait apparaitre comme une force corruptrice.

Son exercice entraine, bien souvent, un changement de comportement. La spirale de la passion et les nécessités inflexibles du commandement se superposent.

Les moyens d'action, dont dispose le pouvoir, peuvent devenir des armes destructrices, autant psychiques que physiques, génératrices de solitude et d'angoisse, et non seulement- ô paradoxe- pour celui qui le subit - mais aussi pour celui qui l'exerce.

Tout théâtre de pouvoir s'illustre par des abus, liés à l’arbitraire, sévissant du haut en bas de l'échelle, à des degrés divers et parfois tragiques.

Le philosophe ALAIN conclura ce point de notre réflexion : « Les hommes savent bien que tout pouvoir abuse et abusera, et pourtant, on ne conçoit pas de société humaine sans pouvoir ».


Les formes du pouvoir
Les relations humaines et sociales se caractérisent, quasi-toutes, par la relation déséquilibrée de puissance et de dépendance, tant et si bien que nous voyons des manifestations du pouvoir dans tous les domaines de la vie privée et publique.

Le pouvoir de la cellule familiale, longtemps illustré par la puissance patriarcale ;

Le pouvoir de l'argent, souvent occulte, permettant de régner sur les choses, les êtres et les Etats ;

Le pouvoir du savoir, s'acharnant à percer les mystères de la matière, de la vie et de la mort ;

Le pouvoir des médias, recourant à la séduction de l'image et du langage ; Enfin, le pouvoir politique, si envahissant qu'à lui seul il illustre LE POUVOIR.

Le pouvoir politique, le plus protéiforme, s’est considérablement égaré au fil du temps. Néanmoins, quels que soient l'espace, le temps et les structures qui en découlent : théocratie, gérontocratie, oligarchie, aristocratie, monarchie, dictature, démocratie, nous devons retenir que le pouvoir a toujours servi de fondement à toute société humaine, inexorablement hiérarchisée.

De nos jours, pour empêcher les pouvoirs de se donner carrière, on leur oppose les contre-pouvoirs, véritables garde-fous, mais qui sont eux-mêmes des formes et des lieux d'exercice du pouvoir, tels les médias, les syndicats, les partis et l'opposition politiques, les minorités agissantes, voire les comités d'éthique.

Cependant, ces contre-pouvoirs font ils le poids ?
Sont-ils réellement autonomes ?

Quant à l’individu, il ne doit pas se dérober, mais lutter contre tout pouvoir usurpé, par la sauvegarde et le développement du sens critique et des connaissances : c'est son devoir civique.


Pouvoir et commune
Chaque commune se fonde sur une mosaïque de personnes, il va de soi que ce groupement humain offre un terrain d'élection au pouvoir.

Quoi d'étonnant alors, si notre étude s'achève par une analyse du pouvoir au Lavandou.

La réalité ne doit pas cacher les avatars de ce pouvoir qui ressemble alors cruellement à celui du monde clanique.

Les uns nourrissent le gout du pouvoir et des honneurs, les autres savourent une sensation de puissance dans l'obtention d’écharpes et de fonctions sans intérêt. Surgissent trop de conflits de personnes envenimés par une survalorisation des puissants par leur réussite sociale. Cependant une simple vigilance citoyenne saine et active permettrait d'éviter ces appétits déviants.

La fonction d’élu, selon les règles en vigueur, doit être perçue comme un devoir et une responsabilité, non comme un pouvoir dont on s'enorgueillit. Une hiérarchie tournante, à tous les niveaux, devrait assurer une constante remise en cause.

Le pouvoir d’un maire découle des électeurs souvent bernés par le discours et déçus par la méthode. Sa fonction devrait être surtout l'hommage d'hommes libres à un homme libre qui assume, pour eux et avec eux, l'ordre nécessaire à la liberté de chacun.

Ce pouvoir procède de la quête inlassable de celui qui accepte de se dépouiller de ses mauvaises ambitions pour construire, avec humilité et lucidité, sa liberté intérieure selon la formule stoïcienne de Sénèque : « Celui-là est le plus puissant, qui a tout pouvoir sur lui ».
Visionnez l'humilité du pouvoir un certain soir du 28 juin 2020 au Lavandou

Ainsi le pouvoir municipal commence par un exigeant pouvoir sur soi, qui refuse de céder à une dépendance confortable. Un élu ne peut s'enfermer dans sa tour d'ivoire avec la carte bleue de ses votants.

Aux représentants de nos communes, nous adressons ces questions :
- êtes-vous conscients d'exercer un pouvoir ?
- êtes-vous conscients de vos mobiles intimes ?
- si vous aviez entrepris cette analyse avant d'accéder au pouvoir, l'exerceriez-vous de la même façon ? 

 

*Cercle d’Etudes Reyer : groupe de réflexion composé de femmes et d’hommes libres de toute appartenance politique sur Bormes, la Londe, Le Lavandou, le Rayol.

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 06:10

Après le coronavirus, va-t-on voir apparaître un nouveau virus mortel ? La réponse est OUI car la fonte du permafrost, commencée il y a plusieurs années avec le réchauffement climatique, c'est "50 à 60 centimètres en moins chaque année" avec, par exemple, des  températures dépassant les normales saisonnières de + 15 degrés en Sibérie.
Ainsi en 2016, la fonte de la glace a libéré, non seulement des mammouths, mais de l'anthrax, bactérie mortelle, qui a tué quelque 1.500 rennes et quelques humains en Sibérie dans l’indifférence générale.
Alors que l’on accable hâtivement la Chine d’être à l’origine du Coronavirus, le chercheur Jean Michel Claverie* alerte sur la fonte et l'exploitation de la glace arctique qui libère des virus enfouis depuis plusieurs milliers d'années.
Face à la pandémie mondiale sans précédent, la communauté scientifique s'alarme :
"Il existe dans le permafrost un certain nombre de bactéries et de virus largement infectieux qui datent très nombreux millénaires… on sait par exemple que de l'ADN provenant du virus de la variole a été trouvé sur des cadavres dans le permafrost, mais aussi des traces de peste porcine" témoigne la communauté scientifique. 
Avec une hausse planétaire + 2,3 degrés depuis 1948, cette lente libération de virus s'est aggravée par l’appétit des industriels russes qui exploitent l'Arctique (un quart des ressources mondiales en pétrole, gaz liquéfié, uranium, or, nickel, zinc, charbon…) et creusent sans précaution d’énormes trous dans le permafrost.
Pour l’OMS** le coronavirus est un petit virus qui tue moins de 1% des contaminés. Imaginons ce que ferait la variole qui a un taux de mortalité multiplié par 30.
"On peut dire que le permafrost est une bombe à retardement, mais on n'est simplement pas sûrs qu'elle explose" résume Michel Claverie.
Avant d'accuser médiatiquement la Chine de tous nos maux, commençons par comprendre comment la planète se débarrassera un jour de nous.

 

 

*Jean-Michel Claverie, professeur de médecine et directeur du laboratoire Information Génomique et Structurale du CNRS. On lui doit la découverte d'inconnus virus géants (Mollivirus sibericum : 0,6 micron) dans un pergélisol, dit permafrost, vieux de 30.000 ans, qui ont retrouvé immédiatement leur pouvoir infectieux.
**L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dont le siège est à Genève (Suisse) comprend 194 Etats membres pour un budget de 5,8 milliards $.

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 05:52

Parler du silence et nullement de liberté d’expression... cette gageure peut paraître une provocation, voire un sacrilège à quelques points de vue au Lavandou. Mais comme l'écrivain *Vercors avait titré son oeuvre " Le silence de la mer " où il mettait en parallèle le monologue de l'officier de l'armée d'occupation en face du mutisme de ses hôtes forcés, on peut concevoir le silence comme une contrepartie pleine de sentiments, de réactions muettes, d'arguments profonds qui n'ont aucunement besoin de mots et de phrases émises.
Pour la plupart, le silence consiste au mutisme.
Faire silence c'est se taire. Mais "se taire" peut avoir plusieurs significations, surtout au Lavandou !
- se taire par fierté, par mépris : ne pas se commettre avec l'autre, par suffisance.
- se taire par pudeur, par humilité ou par timidité : ne pas être ridicule aux yeux des autres. Un personnage de Montherlant affirme : "Tant de choses ne valent pas d'être dites. Et tant de gens ne valent pas que les autres choses leur soient dites. Cela fait beaucoup de silence ! " (Alvaro dans *Le Maître de Santiago).
- se taire par crainte de se tromper, de ne pas être compris : "S'il est incertain que la vérité que vous allez dire soit comprise, taisez-la" conseille *Maeterlinck
- se taire par doute sur sa propre expression : pauvreté de son vocabulaire, manque de souffle ou confusion dans les éléments d'une intervention
- se taire par charité, pour ne point faire de la peine à l'autre à qui l'on fait la grâce d'une souffrance. "L'écoute entend l'autre dans son propre silence" a constaté * Michel Random.
- se taire par devoir, pour ne point trahir, à l'image de ces résistants en proie de leurs bourreaux.
- se taire par désespérance " Ils ont des yeux et ils ne voient pas, ils ont des oreilles et ils n'entendent pas "
- se taire par résignation comme le font les otages de tous les temps, objets d'un  système supporté.
- se taire par un grand sentiment  d’adoration, d’amour…
- ou encore, se taire pour se concentrer, penser, réfléchir, créer.
Ainsi Alexandra David Néel * nous exhorte : "Ne cours jamais te prodiguer au dehors avant de t'être donné audience à toi-même"
A vous lavandourains, lavandouraines de choisir votre silence contre le bruit assourdissant des chantiers qui barrent notre espace de béton.
Le Maître va-t-il enfin déléguer la communication municipale à un professionnel (reconnaissant ainsi son incompétence) ou cherche t-li un nouveau fusible face au mécontentement des administrés ?
Il a suffi de 153 voix pour plonger le Lavandou dans le silence des pantoufles jusque... dans l’opposition.

Le Maître de Santiago : une pièce de théâtre de Henry de Montherlant (romancier, essayiste, auteur dramatique et académicien) publiée en 1947.
Jean Bruller (1902 – 1991), alias Vercors pendant la Résistance, est un illustrateur et écrivain. Le Silence de la mer a été publiée clandestinement en 1942.
Maurice Maeterlinck (1862- 1949) : écrivain franco-belgeprix Nobel de littérature en 1911.
Michel Random (1933 - 2008) : écrivain, critique d'art, journaliste, cinéaste, photographe et conférencier.
Alexandra David-Néel (1868- 1969 : journaliste et anarchiste.

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 18:59

Avec l’arrivée de Joe Biden en tant que 46ème président élu des Etats Unis, le message du peuple américain est clair.
« Make America Great Again » ou « Keep America Great » laissent un pays socialement abandonné sur l’autel de la productivité aveugle et du narcissisme d’un seul, parti jouer au golf en ce jour mémorable comme un dernier pied de nez à son peuple.
La suprématie blanche, la Covid, la récession, les bouffonneries et la division raciale laissent un goût amer à la grande majorité des électeurs qui chassent le président en lui montrant la porte.
Mais la fracture est là, attisée par les "rednecks", QAnon, KKK… relents nationalistes de l’Amérique profonde qui n’a pas encore acceptée l’anastrophe sociale se hasardant, dans les voies dangereuses de la force, au maintien de leur idole déchue.
Le besoin de poser les valises signe la volonté d'un peuple. Remettre le climat dans la vérité, rétablir le commerce avec l’Europe, apaiser les relations avec la Chine, panser les blessures sanitaires, sortir du clivage, revenir dans l’OMS, protéger les pauvres… sera le chantier d’une grande démocratie dont l'image a été inopportunément abimée en quatre ans.
Welcome Mr. President !

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 06:33

Coronavirus : que nous enseigne l’Histoire ? 
Pour ma génération, cette épidémie mondiale est un événement encore jamais connu, jamais vécu. Pourtant, il apparaît que le monde en a déjà connu et pas seulement dans les siècles passés. Nul besoin de remonter à la peste, au choléra ou encore à la grippe espagnole de 1918. D’autres épidémies, ressemblant au Coronavirus ont frappé le monde en 1957 et en 1969.
En 1957, le monde connaît une pandémie nommée "grippe asiatique". Beaucoup reste couché presque sans possibilité de se lever pendant plus de 15 jours. Cette grippe fera 165.000 morts rien qu'en France et plus de 2 millions dans le monde.
En 1969, à nouveau venue d’Asie, la "grippe de Hong Kong" frappe le monde. Elle va faire 31.000 morts en France et 1 million dans le monde.
Le Journal Libération écrit à ce sujet : "On n'avait pas le temps de sortir les morts. On les entassait dans une salle au fond du service de réanimation. Et on les évacuait quand on pouvait, dans la journée, le soir".
L’hôpital Edouard-Herriot de Lyon témoigne : "Les gens arrivaient en brancard, dans un état catastrophique. Ils mouraient d'hémorragie pulmonaire, les lèvres cyanosées, tout gris. Il y en avait de tous les âges, 20, 30, 40 ans et plus. Ça a duré dix à quinze jours, et puis ça s'est calmé. Et étrangement, on a oublié"
Alors que l’hôpital fait face à une crise sanitaire majeure : afflux brutal de malades, impossibilité de les soigner, mortalité par dizaine de milliers, nul ou presque n’en parle dans les médias.
Alors que nous enseigne l’Histoire ?
D’abord et c’est une bonne nouvelle, que nos sociétés en ont "connu d’autres" et qu’elles se remettent de ces épidémies.
Ensuite, en 50 ans, les progrès techniques ont profondément modifié notre société. En 1969 encore la mort de millions d’individus semblait une fatalité alors qu’aujourd’hui elle nous paraît juste inacceptable. Nous attendons de la science qu’elle puisse nous protéger de toutes ces maladies, les vaincre voire peut être un jour vaincre la mort elle-même. En Europe ou en Amérique du Nord 100.000 morts nous paraissent un choc majeur et inadmissible alors que personne ou presque ne semble hélas s’offusquer que le paludisme puisse tuer chaque année un demi-million de personnes en Afrique...
L’Histoire nous enseigne encore que nos exigences vis à vis de l’Etat ont beaucoup changé. Nous sommes désormais, et c’est le prix de l’Etat providence, dans une société qui "attend tout de l’Etat". En 1969 personne n’attendait de Pompidou qu’il arrête la "grippe de Hong Kong" ou encore organise le confinement de la population pour sauver des vies.
Aujourd’hui le moindre accident est nécessairement de la responsabilité d’une autorité publique et si l’on n’arrive pas à un résultat immédiat et satisfaisant, c’est forcément que les élites ont failli.
Enfin, l’Histoire nous enseigne que la sphère médiatique a beaucoup changé et influence terriblement le traitement des événements. En 1969 les médias étaient encore pour beaucoup sous le contrôle de l’Etat. Comme on ne pouvait pas arrêter la maladie on n’en parlait quasiment pas. Et la vie continuait tant bien que mal.
A l’ère des chaînes d’info continue et des médias sociaux on ne parle plus que de la maladie, du traitement sanitaire, politique, économique. Tout devient très vite sujet à polémique et à scandale. Pire, on a l’impression que notre vision du monde se limite désormais à ce qui défile sur nos écrans. Ces voix venues du passé nous disent néanmoins:
 - que les épidémies ont toujours existé et existeront probablement toujours car elles ne sont pas issues de complots de savants fous manipulés par des militaires dans des labos secrets, mais simplement des virus qui font partie de la Nature, au même titre que nous.
 - que l’on pourra déployer toute la science et posséder les meilleurs gouvernements du Monde, il y aura toujours un événement naturel que nul n’avait prévu et que l’on ne pourra pas totalement éviter.
 - qu’il faut toujours garder l’esprit positif car l’Humanité s’est toujours relevé de ces épidémies. La France s’en relèvera aussi et cela d’autant plus vite que nous saurons faire preuve de résilience et de fraternité dans l’épreuve.
Regarder le passé, c’est parfois prendre le recul nécessaire qui permet de mieux construire l’avenir.

Olivier Becht député

 

*Grippe espagnole (1918) France : 165.000 morts dont Var : 16.300 | Grippe asiatique (1957) France : 30.000 morts dont Var : 3.200 | Grippe de Hong Kong (1969) France : 31.000 morts, dont Var : 2.500 | Coronavirus France : 22.245, dont Var: 187 morts (au 24/04/2020)

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 06:30

Privées des revenus du tourisme (taxes de séjour, parcmètres, crèches, centres de loisirs, équipements sportifs et culturels, délégation de service public, services de transport, occupation d’espaces publics, redevances portuaires, billetteries…) de nombreuses collectivités pourraient être placées sous tutelle préfectorale dès 2021.

La région Sud et le département du Var ne sont pas mieux lotis par le repli des transactions immobilières et la baisse des DMTO (un "choc" sur les droits de mutation par l'arrêt du marché immobilier) et de la TICPE (taxe sur les consommations d’essence en chute de 80%), servant à compenser les transferts de compétences.

Le département sera d’ailleurs la collectivité la plus touchée par la baisse des revenus du tourisme, de la taxe sur les conventions d'assurance, la taxe sur les consommations d'électricité, la TICPE (partagée avec la Région) et la taxe d'aménagement alors qu'elle devra faire face dans le même temps à une hausse de ses dépenses sociales (RSA, APA, AIS, PCH…).

Mais la Région Sud subira aussi de grosses pertes, malgré les aides européennes, car dès cette année, les régions "pourraient assister à une diminution de la fraction de TVA qui leur est affectée" indique le Sénat.

Pour se refaire une trésorerie, aucun espoir sur la cotisation foncière des entreprises (CFE) - ancienne taxe professionnelle – ou la CVAE sur les entreprises dont le CA est supérieur à 152.500 € qui subiront une baisse d’activités ou pire disparaîtront des registres. Dans la panique certaines collectivités étudient déjà la réduction de leurs taux (foncier bâti, CFE, TFPB…). Quant aux dotations de l'Etat... toujours en baisse ! 

Pour les intercommunalités, la question des attributions de compensation (AC) reversées aux communes sera centrale en cas de forte baisse des recettes fiscales.

Evidemment, faute d’argent, les collectivités devront agir sur les dépenses avec la fermeture des équipements publics et des services non prioritaires : études, prestations, divers travaux d’entretien. Idem pour les dépenses d’investissement et les effectifs.

Certaines activent déjà des réductions concernant les charges à caractère général : fluides, fournitures, entretiens ponctuels, intérimaires, subventions…

Cependant, la pierre devrait rester la valeur "refuge" des particuliers face à un risque d’écroulement des placements financiers et la baisse probable du prix M2. Confinés, les ménages dépensent moins leur épargne et l’immobilier peut s’en trouver renforcé malgré une surchauffe du livret A (+16 Mds-€ en trois mois)

Plus préoccupant pour la démocratie, la crise sanitaire empêche l’installation des conseils municipaux et l’élection des nouveaux maires. Il est impossible pour les élus, reconduits de 2014 ou pour les nouveaux, n’ayant pas encore fait adopter leur budget communal  2020 de le faire voter. Cela entraîne également une augmentation des dépenses de la commune et une perte de certaines rentrées.

La loi d’urgence pour faire face à l’épidémie reporte au 31 juillet 2020 la date limite d’adoption des budgets des communes (au lieu du 30 avril). A compter de cette date et à défaut d’adoption du budget 2020, le préfet pourra saisir la chambre régionale des comptes (CRC). De même, la commune aura également jusqu’au 31 juillet 2020 pour adopter et clore son compte administratif et de gestion de l’année 2019.

Au Lavandou, l’opposition doit rester vigilante - sans réunion du conseil municipal - absente des décisions stratégiques d’un maire par intérim, sans transparence, vantard d’un magot de 2 millions € et trop empressé d’installer son 5ème mandat. Pourtant, maintenu en fonction par les ordonnances 2020-390 et 2020-391 - sauf par la volonté du peuple - il pourrait engager de nouveaux emprunts, brader les bijoux de famille ou augmenter la fiscalité locale !

"On peut tout confiner sauf votre cerveau !" affirme une certaine presse d’information. Vraiment ?
 


 

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 06:00
  • Confiné devant BFM-TV à décrypter les prédicateurs qui ont tous vu l’invisible ennemi N°1 ...
  • Inquiété par les apeurés à quérir leur pitance chez Carrefour Market barricadé ...
  • Incité à la fabrication d'un masque avec mon filtre à café et le tuto YouTube...
  • Rebuté par la posture du maire "intérim" à convaincre les 57,48 % qui n’ont pas renouvelé son CDD ...
  • Étonné des plus petits que moi : insectes, plantes, oiseaux, heureux de mon absence soudaine ...
  • Accumulé sans retenue PQ, pâtes, farine, huile, Nutella, "laissez- passer" pour surmonter l’apocalypse annoncée ...
  • Abandonné avec effroi mon artillerie médicale faute d'antidote ...
  • Refusé d’ouvrir à mes enfants, ignoré mes voisins au sourire compassé ...
  • Compté et recompté avec doute les 169 morts dans le Var ...
  • Rebaptisé "Covid" mon fidèle chat pour me rassurer ...
  • Renoncé à l’église fermée par les infidèles ...
  • Rédigé mon testament en scrutant la voûte étoilée...

J'ai contracté le "conditionnement pavlovien" qui m'a lentement entraîne dans la lobotomisation** cathodique collective. Celle qui me fait toucher du doigt ma finitude, moi qui me croyait tellement immortel !

Merde ! je ne veux pas mourir avant la victoire ! Allo ? les neurones… y a quelqu’un ?


* Monosynaptique est un circuit nerveux qui ne comporte que deux neurones séparés.
** Lobotomisation : opération chirurgicale, désormais interdite dans de nombreux pays, sectionnant les fibres nerveuses unissant le cortex cérébral aux régions sous-corticales. 
 

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 01:00

Si le Covid-19 laisse présager un ralentissement de l’économie mondiale, certains secteurs sont portés par la pandémie. Côté face : voyages, croisiéristes, compagnies aériennes, manifestations culturelles et sportives, hôtellerie, locations… Côté pile : fabricants de désinfectant, fabricants de masques respiratoires, sites de vente en ligne, transport alternatif, livraison à domicile, pharmacies, laboratoires, médecins, médicaments et produits de santé, production de raviolis en boîte, conserves de légumes, assureurs accumulant des milliards € par manque d’accidents de circulation… et l'environnement débarrassé de son principal prédateur ! 

Alors que nous en sommes à fréquenter les petits producteurs de nos campagnes, Amazon recrute 100.000 employés et accélère son portage dans le monde, Costco lance son troisième point de retrait géant ouvert de 6 à 2 h du matin
Partout la peur vide les magasins en huile, pâtes, farine, sucre… comme aux USA, chaises, écrans pour le télétravail et armes par autodéfense, tandis que le papier toilette remplace mondialement le papier monnaie.
Les services de Streaming gagnent en abonnés. Le nombre de téléchargements a bondi de +40% en moyenne avec le film Contagion, sorti en 2011, que le public se plaît aujourd'hui à revoir comme un message. Mais au coin du feu... les sites pornographiques pourraient bien aussi se retrouver parmi les grands gagnants de l'épidémie. Quant aux masques ils enrichissent la Bourse chinoise.
Cependant, les plus grands perdants sont ceux qui partiront après la pandémie, immolés sur l’autel de l’incompétence : nos élus... dont l’imprévoyance, la cacophonie et l’improvisation nous laissent incrédules. Comment avons-nous pu un jour leur glisser un bulletin de vote pour conduire notre avenir ?

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 00:48

Le Cercle d’Etudes Reyer* présente sa réflexion sur le tourisme de masse qui détruit l'authenticité de nos communes.

Covid-19 confirmé dans 184 pays. Aéroports vides. Flottes aériennes immobilisées. Frontières fermées, interdictions générales de voyager. Hôtels fermés. Conférences, concerts et événements sportifs reportés. Les voyageurs dévorés par la peur. Compagnies aériennes, voyagistes, sociétés d'hôtellerie et de restauration faisant face à l'insolvabilité. Les valeurs boursières s'effondrent...
C'est ainsi que l'épidémie du Covid-19 a dévasté l'industrie du tourisme en seulement 60 jours.

De toute évidence, il y avait peu de préparation pour faire face à cette épidémie et la réponse hésitante de plusieurs gouvernements d'Asie, d'Europe et d'Amérique du Nord, en a davantage aggravé les effets. Beaucoup dans l'industrie du tourisme pensent que les aides du gouvernement sont indispensables mais pas suffisantes pour éviter le naufrage.
La seule façon positive d'aborder la crise est peut-être de la considérer comme une pause sur le redémarrage du tourisme.

Face à ces dommages incalculables, comment préparer la reprise du marché post-COVID-19 avec cette réflexion préliminaire de l’Etat à la mairie :
Qu'est-ce qui a été endommagé ou gravement détruit?
Qu'est-ce qui ne fonctionne tout simplement pas?
Qu'est-ce qui a besoin d'un redémarrage?
Que faut-il jeter entièrement?
Ce qui peut être récupéré…

1) Fini la mentalité du "tourisme à tout prix"
Donner la priorité au tourisme à tout prix a affaibli les fondements de l'industrie du tourisme. Cela s’est illustré par des promotions " Visitez le pays X " sans justification. Ces campagnes nationales annuelles faussent les marchés, détournent le marketing créatif et promeuvent le sur-tourisme (comme dans le Var). Elles entraînent également une forte dévaluation d’image (et, paradoxalement, une hausse des prix sur le terrain) afin d'atteindre un objectif abusivement fixé par les gouvernements. L'impact sur l'environnement n'est même pas pris en compte. Les touristes deviennent simplement une statistique économique. Exemple : l'annulation forcée de Visit Malaysia 2020, après moins de trois mois, n'est pas seulement de la malchance. C'est un avertissement que ces tactiques promotionnelles sont un vestige du passé. Le marketing touristique doit évoluer.

2) Le discount est inévitable 
Mais des baisses de prix excessives affaibliront le rebond. Le ralentissement mondial a révélé l'ampleur inquiétante de la surcapacité du tourisme. Les compagnies aériennes et les hôtels ont des retards à combler, et la première méthode est de baisser les tarifs. Mais, nous devons faire face au fait que de nombreux voyages et chambres d'hôtel pourraient ne pas rouvrir de sitôt. Ainsi, lorsque le rebond interviendra, les remises agressives se révéleront-elles une incitation pour les voyageurs qui se sentent à l'aise de voyager à nouveau? Ou cela renforcerait-il simplement la demande de voyages à prix réduit et rétablirait-il le même schéma répétitif ?

3) Le tourisme emploie 1 personne sur 10 en Paca
Et pourtant chaque année la région Sud constate un déficit de 40.000 emplois non pourvus. C’est un secteur clé dans lequel travailler. Les deux derniers mois ont reconfirmé l'importance économique mondiale des touristes - en particulier en Asie, en France. Mais comment le tourisme - et pas seulement la gestion hôtelière - peut-il devenir une carrière plus souhaitable pour les jeunes ? Dans l'ensemble de l'industrie, nous pourrions assister à un licenciement généralisé du personnel. Il serait cependant possible de créer de nouveaux programmes de formation et de développement des compétences. Construire une carrière dans une industrie en évolution rapide, en particulier celle qui reconfigure son avenir, doit être considéré positivement.

4) Les pays adoptent une approche cohérente
Pendant trop longtemps, les voyages entrants et sortants ont dominé. Le tourisme intérieur a tendance à disparaître des statistiques alors qu'il coûte moins en dépenses marketing et de médias. Mais, jusqu'à ce que les interdictions de voyager commencent à s'imposer sanitairement en Asie, USA puis politiquement en Europe (Angleterre) nous avions commencé à nous reconvertir sur les voyages locaux. Cela durera-t-il dans la période de récupération? Les voyages intérieurs ne devraient-ils pas être plus qu'une simple option de deuxième choix? Comment promouvoir efficacement les destinations secondaires et tertiaires? Quelles méthodes innovantes peuvent être déployées pour utiliser les données sur les voyages intérieurs pour créer de nouveaux produits et services pour les visiteurs entrants?

5) Quel marketing innovant pour attirer les touristes ?
La fidélité est rare. Les jeunes touristes ne revenant pas deux fois sur les mêmes lieux. Alors qu'une nouvelle visite est considérée comme une "conquête", celle "fidélisée" rapporte plus et coûte moins chère. Ainsi, les stratèges du tourisme peuvent utiliser cette pause pour rechercher, apprendre et recentrer leurs talents créatifs. Toutes les stratégies ne fonctionneront pas. Mais les commerçants doivent être encouragés à trouver de nouvelles solutions pour diversifier leurs marchés, créer des niches et des produits et des services de pointe pour accélérer le rebond espéré.

6) Des leçons à tirer sur le comportement des consommateurs
La distanciation sociale a modifié l'équilibre du mode de vie et la façon dont les gens interagissent au quotidien. Par exemple, rester à la maison et ne pas voyager peut rendre les consommateurs plus sensibles à leur propre santé et bien-être. Cette attention sur le bien-être pourrait créer de nouveaux moteurs de comportement, en particulier pour les restaurants, les expériences de spa et le tourisme de santé.

En Chine, nous constatons une augmentation massive des jeux et de diffusion virtuelle des voyages. Comment exploiter ces tendances ? Verrons-nous à l'avenir moins de déplacements hivernaux de peur qu'une épidémie similaire ne se produise? Certains pays ont publié des restrictions de visa et même des interdictions générales temporaires - seront-elles levées immédiatement ou par étapes? Les voyageurs peu enclins à prendre des risques éviteront-ils complètement les billets de banque souillés de germes au profit des paiements électroniques lors de leurs déplacements? Et les voyageurs réserveront-ils des vacances et des voyages d'affaires encore plus courts pour réduire le risque d'annulation?

7) Quel enseignement pour le Lavandou ?
Trop longtemps le Lavandou a vanté ses 12 sables et son soleil, convaincu de représenter le concept "3 S" des années 80 (sea, sex & sun) délaissant l'arrière-pays, l'écologie, l'histoire, la culture, la gastronomie …
Par mimétisme de la concurrence locale la cigale Lavandou irréfléchie s'enfonce désormais dans la spirale de l'overtourisme estival.
En 20 ans le tourisme s'est retourné par simple comparaison du rapport qualité/prix via les réseaux, blogs, influenceurs, avis clients et les majors de la réservation en ligne... guère à l’avantage de notre station balnéaire, dont les professionnels se laissent aveugler par la facilité, n’apprennent pas de langue étrangère, ignorent les règles du tourisme international, rechignent à se remettre en cause et surestiment leurs services. En quatre mois, ils veulent réaliser leur année de chiffre d’affaires sans réfléchir, accablés de taxes et de charges, sans personnel qualifié.
L’offre structurelle du Lavandou - et celle de la plupart des communes du littoral - s’est dégradée et n’est plus à la hauteur des nouveaux touristes qui considèrent la destination comme surfaite, décalée entre attentes, promesses et réalité.
De plus, au Lavandou, la reprise en main du tourisme par la municipalité, via un Epic et une valse de directeurs de station, a été une erreur fondamentale tant par le discours que par les outils et son séparatisme intercommunal.

La dernière réflexion est préventive : une épidémie de type COVID-19 est très susceptible de se reproduire et de s’ajouter aux risques écologiques prévisibles du bassin méditerranéen. Cela double le danger. Certes, les gouvernements, les offices de tourisme, les exploitants d'aéroport, les compagnies aériennes, les agences de voyages, les voyagistes, les hôtels, les OTA et autres doivent d'abord surmonter la crise actuelle. Mais ils doivent également planifier à l'avance toutes sortes d'hypothèses "catastrophes"… dans un avenir pas si lointain.

 

*Cercle d’Etudes Reyer : groupe de réflexion composé de femmes et d’hommes libres de toute appartenance politique sur Bormes, la Londe, Le Lavandou, le Rayol.

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