Le Lavandou attire avec frénésie le troisième âge et comptabilise déjà une population au dessus de 60 ans frisant les 40%. Et nous ne sommes qu’au début de la génération "papy boom" issue de l’après guerre. Evidemment, le maire sait les charmer avec force tendresse affectée, repas-spectacles, crêpes et autres vins d'honneur. Alors qu’en 1995... lire la suite
19 octobre 2009, la torpille EPIC pour couler l’association Lavandou Tourisme est propulsée par une mise en scène digne d’un meeting politique.
Sondage orienté, convocation nocturne - datée du 12 octobre - 3 heures de messe et de fausse démocratie, champagne et petits fours pour escamoter la posture du maire lors des « Etats généraux du Tourisme Lavandourain ». L'avenir du tourisme au
Lavandou sera plié en quelques heures. Amen !
A peine élu, en 1995, le maire fait une idée fixe sur l’épouvantable clientèle « sac à dos », rêve d’un tourisme à la tropézienne, commence par éradiquer les plagistes, recherche
sans succès un directeur de station, fustige l’incapacité de sa clique à l’animation du village, n’hésite pas à payer de sa personne par sa figuration lors des grands événements
et déverse sur l’emphatique OT de prodigues subventions sans effet (3,5 millions € en 14 ans). Alors la tentation
d'une OPA qui sourdait depuis quelques années lui fut trop forte et il imagina l’EPIC, une usine à gaz réservée aux grandes causes de la République (EDF, SNCF, ports autonomes, communautés de
communes…). Quelques promesses et un tour de passe-passe municipal plus tard, il rallie à cette noble cause l’ex-président de l’OT – devenu élu municipal et directeur appointé - qui lui remit les
clés sans reddition. Après tout, puisque les professionnels du tourisme étaient incapables de s’organiser, la collectivité allait leur montrer le chemin. Mais après l’effet d’annonce, gérer
un EPIC n’est pas une mince affaire. Caisses vides, absence d’alliés - ou pire de projet - recrutement d’un directeur, intercommunalité au coin du bois, etc. seront au rendez-vous du bonneteur dans l'indifférence des professionnels qui en ont vu
d’autres depuis 1913. Et puis tout cela n’efface pas les errements du passé, la gestion de fait, la prise illégale
d’intérêt qu’il lui faudra bien expliquer un jour aux contribuables. Reste à trouver de nouveaux fusibles (9 conseillers municipaux et 7 représentants professionnels) qui assumeront l’échec
annoncé. L’ambitieuse adjointe, déléguée au tourisme, à l’animation culturelle et quelques groupies sans représentativité feront certainement bien l’affaire jusqu’en 2014. Les
lavandourains apprécieront cette pantalonnade !
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