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  • : Lavandou Tribune. Contre-pouvoir citoyen
  • Lavandou Tribune. Contre-pouvoir citoyen
  • : Tribune officielle des citoyens indignés par la gestion municipale du Lavandou depuis 1995. La liberté d’expression est un droit fondamental défendu par la Cour européenne des droits de l'homme (CDEH). Les lanceurs d’alerte sont protégés par la loi 2016-1691 relative à la transparence.de la vie publique.
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Debout le Lavandou !

La Chambre Régionale des Comptes épingle la municipalité en place pour "gestion approximative des fonds publics, vente du patrimoine, augmentation des impôts, emprunts, absentéisme du personnel, privilèges injustifiés…". Les 44,55 % d'électeurs indignés font entendre leur opposition dans cette tribune pour éveiller les consciences, lutter contre l'ambition et le fanatisme clanique qui ruine notre commune depuis quatre mandats. Donnons un nouveau souffle au Lavandou.

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Conseil municipal 2014-2020

Regain 2014-2020 : Gil BERNARDI maire
Adjoint(e)s: *Charlotte BOUVARD. *Claude MAUPEU. *Annie TALLONE. Pierre CHARRIER Bruno CAPEZZONE. Frédérique CERVANTES. Raymonde STATIUS. Patrick LE SAGE. 
Délégué(e)s: Corinne TILLARD. Denis CAVATORE. 
Conseiller(e)s:
Laurence CRETELLA. Beatrice FLORENTY. Philippe GRANDVEAUD. Nadine EMERIC. Patrick MARTINI. Jean-Pierre BIGEY. Monique CARLETTI. Jean-François ISAIA. Nathalie CHRISTIEN. Jacques BOMPAS. Laurence TOUZE. Patrick CANTIE.  
*Conseiller(e)s communautaires 

Le Lavandou Cap 2020 : Thierry SAUSSEZMarie-Jo BONNIER., Guy CAPPE.

La Ville Heureuse : Jean-Laurent FELIZIA, Andrée VIALE.

Sans étiquette : Georges TAILLADE.

Vite lu

Fiscalité. L'Assemblée vote la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages. Elle sera progressivement supprimée jusqu’en 2020 (BFMTV)

Harcèlement sexuel. La parole des femmes se libère en France. Le mot-dièse "balance ton porc" en est un symbole. Il  génère des milliers de témoignages sur Twitter contre des élus et petits chefs (Libération)

La Crau. Trois élus du Front National, quittent leur parti mais continuent à siéger sans étiquette dans l’opposition au conseil municipal par respect envers leurs électeurs (Facebook)

Var changement climatique: sécheresse record, température jamais vue depuis 60 ans. "Il faut arrêter d’urbaniser le littoral" avant une catastrophe naturelle majeure (LPO Paca)

L'ex sénateur-maire de Toulon aurait reçu plus de 8.000 € d’argent public chaque trimestre détourné du Sénat. Selon les avocats des sénateurs déjà mis en examen dans cette affaire, ces derniers n'auraient rien fait d'illégal (Var Matin)

117 sénateurs de droite (LR, UMP, RPR) sont soupçonnés d'avoir détourné 8 millions d'euros en 12 ans (Le Point)

Fréjus. La justice doit se prononcer mi-novembre sur l'ancien maire François Léotard, accusé de faux témoignage dans l'affaire Karachi (Twitter)

Autriche. La loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public est en vigueur. Le texte concerne la burqa, le niqab, les masques de mascarade (clown, Père Noël) cagoules et écharpes trop hautes contre le froid (Spunik)

Allemagne. 94 députés néo-nazis (AfD) entrent au Bundestag pour la première fois depuis 70 ans avec cet avertissement aux autres partis : "Nous allons vous traquer. On va pourchasser Madame Merkel et on va récupérer notre pays et notre peuple" (l’Express)

Trop de rues en France portent encore les noms de négriers, alors que l’esclavagisme est un crime contre l’humanité depuis 2001. En revanche aucune protestation contre les squares, boulevards, rues... qui honorent les élus qui ont ruiné leurs villes (Libération)

Hyères. La directrice de cabinet, fille du maire, démissionne pour cause d’interdiction des emplois familiaux, votée par l’Assemblée Nationale le 8 septembre (Twitter)

Lavandou. Pas moins de 6 tonnes de papier utilisées pour diffuser 14 photos du maire et un autosatisfecit  de sa gestion dans la revue municipale 2017 (Facebook)

11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 00:50

Selon un rapport de l'ONU, de plus en plus de catastrophes se produiront à cause du réchauffement climatique et la France sera aussi frappée par de violents ouragans, 20% plus intenses dans les prochaines décennies.
Les prévisions sont alarmantes. Alors que l'ouragan Irma a ravagé le territoire français de Saint-Martin en 24h, les événements de ce type devraient s'intensifier.
Les chercheurs évoquent ainsi "un renforcement des précipitations extrêmes sur une large partie du territoire".
Un phénomène qui a même déjà sa propre appellation: médicane, un terme qui renvoie à "Méditerranée" et au mot anglais "hurricane", qui signifie ouragan. "En Méditerranée (...) ces cyclones tropicaux (...) ont toutes les caractéristiques des ouragans".
Or, l'augmentation de la température et l'acidification de la Méditerranée - carburants des ouragans - se révèlent plus rapides et plus massives qu'ailleurs sur la planète.

Météo France assure même qu'un ouragan "ne serait pas impossible" à court terme sur la région méditerranéenne.
Les risques extrêmes tels que vagues de chaleur, sécheresses, records de précipitations et inondations depuis ces dix dernières années en sont les prémices selon l'Organisation météorologique mondiale.
On note aussi la disparition d’espèces et la migration lente des organismes marins vers le nord. La Méditerranée devient presque subtropicale
Les collectivités, dans le déni, ne sont pas préparées à ce changement climatique et font de l’emporte-pièce, luttant en vain contre l’érosion du littoral, les inondations, les incendies, les secousses sismiques, les glissements de terrain…
Ainsi, une hausse de quatre degrés (avant 2.100) ferait grimper le niveau de la méditerranée de près de 9 mètres. La commune de Fréjus, le golfe de Saint-Tropez, Le Lavandou-Bormes ou encore la presqu'île de Giens seraient en partie submergés.
Aucun PLU n’anticipe ces phénomènes, bétonnant des zones à risques, qui échappent à la mémoire humaine.
Or, le retrait des côtes et l'anticipation des catastrophes deviennent une affaire impérative de sécurité publique pour éviter des millions d’éco réfugiés avant la fin du siècle sur le pourtour méditerranéen.

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Published by Pascal Docquenies - dans Environnement
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 00:38

En 2016, les dépenses de fonctionnement et d’investissement de la Région PACA sont en passe de diminuer de 92 M€ (-55 M€ en fonctionnement, -37 M€ en investissements).

Voilà l’information essentielle qu’il faut retenir du Débat d’orientation budgétaire 2017 (pages 107 et 110), à l’opposé des effets de communication de M. Estrosi. Où sont donc les brassées de Millions d’euros que M. Estrosi annonce à chaque conférence de presse ?

Certainement pas dans les TER. La seule orientation forte de M. Estrosi va être de faire des économies en cassant le cadre régional des transports et le développement des TER (dont l’offre a augmenté de 38% entre 2007 et 2015). M. Estrosi annonce son refus de payer 36 M€ sur la facture SNCF, à appui d’un audit d’un Groupe privé concurrent. Pourquoi n’en sait-on pas plus ? Je demande la publication de cet audit sur les TER.

Après avoir rompu toute discussion avec la SNCF, M. Estrosi fait voter une délibération dans laquelle il « ordonne à la SNCF » (sic) d’exécuter un plan de transport unilatéral en 2017, en dehors de tout cadre contractuel. Bientôt, il va nous faire croire qu’il peut conduire les trains lui-même. Il ne faut pas s’y tromper. M. Estrosi n’est pas en train de négocier un meilleur prix du service des TER, mais de baisser l’offre de service, et de substituer de la route au rail.

Il n’oublie pas au passage de donner des cars de substitution Cannes/Grasse à ses amis du Conseil départemental 06, en dehors tout appel d’offres. La concurrence, ça fonctionne quand ça l’arrange.

Tant pis pour les Millions sur le rail, et pour le reste aussi.

Sur les propres thématiques de M. Estrosi, on est frappés du décalage entre les 250 M€ annoncé sur la sécurité et un appel à projets de …4 M€ voté à cette plénière. De toute façon, c’est l’Etat qui va être content. Il continue de baisser ses dotations de 30 Millions € par an à la Région et pour le remercier, M. Estrosi veut financer l’Etat sur ses compétences régaliennes comme la gendarmerie.

La sécurité, la délinquance, ces mots sont les seules priorités du paragraphe sur les lycées, comme si notre jeunesse n’était que « dangereuse ». La vision régionale de la culture n’est guère plus réjouissante. Elle repose sur deux piliers : l’argent (il faut que ça rapporte), et le folklore passéiste. Ainsi, la Région se préoccupe de la langue nissarde, mais rien, strictement rien, n’est dit sur les héritages d’une terre d’immigration, la diversité culturelle, et la mémoire commune à partager.

Les Millions vont-ils à l’Economie, alors ? On les cherche. Le fameux Fonds d’Intervention pour l’Economie Région (FIER) de 94 M€ est juste une « marque » qui regroupe les fonds d’investissements créés par l’ancienne majorité, qui additionne crédit régionaux et européens sur plusieurs années.

Les Millions vont-ils (malheureusement) à ITER ? La Région va voter une enveloppe de rattrapage de 13,5 M€ pour la machine ! Mais le budget de la Recherche est de 30 M€ : Un tiers de la recherche pour ITER ? Que vont devenir les autres projets ?

Les Millions vont-ils à l’agriculture biologique, aux logements sociaux, à l’économie sociale et solidaire ? Non, tout cela n’existe plus dans les politiques régionales. Par contre, les appels à projets pour les stations de ski évoquent bien « la neige de culture », des projets de golf et de captation de l’eau.

Il y a d’ailleurs de quoi être inquiet sur les enjeux environnementaux et climatiques. Des plans de prévention des inondations et des risques naturels sont votés, et d’autres annoncés, sans aucune orientation de la Région, sans qu’aucun élu soit responsabilisé sur ce grave problème. Idem pour le Plans régional de gestion des déchets (nouvelle compétence, transférée des départements), qui nécessiterait l’investissement à temps plein d’un élu au moins ! Le programme AGIR pour les énergies renouvelables en lien avec les territoires n’existe plus. La Région se contentera des projets de recherche des pôles de compétitivité en matière d’énergie.

Quand on ajoute tout cela à la crise du rail annoncée, on comprend que cette Région n’a plus aucune stratégie climatique, pour permettre à ses habitants de mieux se déplacer, de diminuer la facture d’électricité, d’anticiper les changements climatiques qui affectent les montagnes comme le littoral.

M. Estrosi sert ses amis, ses entreprises, ses élus sur son territoire, le tout dans une conception autoritaire, brutale et verticale du pouvoir.

Je regrette et j’alerte sur ces orientations et cette absence de démocratie, qui nous éloignent de l’intérêt général et d’une meilleure égalité des territoires dans notre Région.


Communiqué de Sophie CAMARD [EELV]

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Published by Sophie CAMARD - dans Environnement
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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 09:30

D’un coup de baguette magique, le changement de nom ressuscite un projet abandonné en 2012 à coups de pétitions et de manifestations des élus varois.

Le projet de ligne nouvelle Provence-Côte d'Azur (LNPCA), anciennement LGV PACA, progresse discrètement depuis 12 avril 2016 dans l’indifférence générale de ceux qui le combattaient hier.
L’enquête d’utilité publique sera clôturée le 30 novembre 2016 par le Comité de pilotage réunissant les cofinanceurs d’une ligne à 12 milliards € (l’État, le conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, les conseils départementaux des Alpes- Maritimes, des Bouches-du-Rhône et du Var, la métropole Aix Marseille Provence, la métropole Nice- Côte d’Azur, la communauté d’agglomération de Toulon-Provence-Méditerranée, ainsi que SNCF Réseau ).
Objectif : retenir le tracé (Aubagne – Toulon ; Est Var – Siagne) et les emplacements des gares
Ainsi cette Ligne nouvelle Provence Côte d'Azur mettra, par exemple, Nice à 1h20 de Marseille (3 arrêts) au lieu de 2h23, Toulon à 20 minutes (sans arrêt) au lieu de 39 minutes et Gênes à 3h22 (7 arrêts) au lieu de 5h23.
Le Président de la Région Provence Alpes Côte d’Azur, Christian Estrosi, politiquement débarrassé des écologistes dans les 3 principales métropoles concernées, affirme qu'il y aura un changement de gouvernement en 2017 et qu'alors, il fera tout pour que la ligne nouvelle soit réalisée pour une mise en service prévue à l'horizon… 2020 ! (pas 2050 selon le maitre d’ouvrage). Les chinois qui ont construit leur LGV Shanghai-Pékin en 3 ans (1320 Km. 23 milliards €) proposent leurs services et un financement privé !

Planification du maître d'ouvrage SNCF réseau

Planification du maître d'ouvrage SNCF réseau

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Published by Claude Eskenazy - dans Environnement
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 00:12
Au Lavandou, un pont peut en cacher un autre !

Un pont neuf va relier Bormes et le Lavandou. Symboliquement le pont du Batailler, route de Bénat, s’est partiellement effondré le 27 novembre…2014, au "grand étonnement" du président du SIPI (Syndicat intercommunal de Prévention des Inondations), maire du Lavandou, pourtant bien au courant des risques depuis  juillet 2003 !
Après les inondations "centennales" du 19 janvier 2014, tout le monde s’était refilé la patate chaude entre l’Etat, le département et les deux communes, contestant le rapport de la SOGREAH de l’époque.
Après des "travaux d’urgence" surmédiatisés, les inondés excédés s’organiseront en association de défense (AILB) pour obliger les élus à s’engager dans une solution définitive, évaluée - pour l’instant - à 10 millions €.

Au Lavandou, un pont peut en cacher un autre !

Mais, la question qui se pose aujourd’hui est l’élargissement du pont de la RD 98 en direction de La Favière à l’embouchure du Batailler, qui est insuffisant du fait d’un passage d’eau réduit à 12 m2, soit 36 m3/s. Alors que le nouveau pont de Bénat va permettre un passage d’eau pluviale de près de 100 m3/s.

Conséquences : l’inondation probable des quartiers entre la Vielle et la mer (La Salamandre, le PAE Village, l’ancien Collège et toute la zone des stages).

Donc, pourquoi  ne pas commencer par l’aval du Batailler ? dont l'embouchure pose problème depuis plus de vingt ans. Constat confirmé par toutes les études - commandées par le SIPI - qui préconisaient un élargissement du pont de la RD 98 de 20 m de long.
Ce serpent d’eau est l’occasion de multiples manifestations,  réunions, expertises, déclarations, brouilles…  pour aboutir le 20/09/2016 à un lancement en grande pompe des travaux financés en partie par le Conseil départemental  (en sursis électoral). Une spécialité locale où l’on sort le rosé et la fanfare à toute occasion de faire de l’électoralisme.
Bien des questions posées dès février 2014 par l’opposition sont toujours sans réponse
Rappelons que ces travaux devaient initialement commencer le 15 janvier 2016. Entre SIPI, PAPI, Communauté de communes, Conseil Départemental, Préfecture… impossible d’en connaitre la durée ! 

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Published by Claude Eskenazy - dans Environnement
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 11:50

Pendant que nos élus font des effets de manches électoralistes à la sortie des églises (Lavandou 15 août) et chassent le burkini sur leurs plages (17 communes), la pollution s’invite largement sur la côte varoise débordée par le PCB, métaux lourds et microplastiques.

La Méditerranée est victime d’une urbanisation galopante et d’une forte pression touristique.
Une petite lueur d’espérance dans le secteur d’Antibes où l’état des herbiers de Posidonie n’est pas bon, mais le récif corallien est paradoxalement préservé et même considéré comme l’un des plus riches du littoral.

De même, la baisse de fréquentation des navires de haute plaisance depuis 2012 a permis de limiter les rejets d’hydrocarbures en mer ainsi que des eaux noires, issues de la vie à bord de ces navires. Néanmoins la fréquentation de ces yachts est repartie à la hausse

Beaucoup de villes littorales ont modifié les raccordements au réseau urbain de traitement des eaux domestiques. Les stations d’épuration, insuffisantes en pic de fréquentation,  sont correctement dimensionnées en hiver et ont limité leurs rejets dans l’environnement.

En revanche, les pollutions chimiques restent présentes à des concentrations préoccupantes dans les masses d’eau, en particulier au large des ports.

Cette pollution chimique marque en particulier la rade de Marseille, de Toulon et de la Côte d’Azur d’un seul tenant. Ici, l’impact des ports et de l’urbanisation est direct : le TBE est extrêmement rémanent dans l’environnement (il met plusieurs dizaines d’années à se biodégrader en mer). C’est un puissant perturbateur endocrinien, modifiant le fonctionnement hormonal chez tous les individus contaminés. Il s’accumule plus vite qu’il ne se dégrade, ce qui impacte très fortement les cétacés de Méditerranée au sommet de la chaîne alimentaire locale, mais aussi toutes les ressources marines : huîtres, mollusques et poissons.

Les PCB, issus là aussi des activités humaines (lubrifiants, huiles dans les condensateurs électriques) sont responsables d’atteintes aux fonctions reproductives. Cette pollution fait peser une menace sanitaire importante sur les ressources marines.
Pour le DDT, lui aussi présent dans des pesticides interdits depuis de nombreuses années, sa rémanence dans l’environnement continue à faire des dégâts. Les taux peuvent atteindre des seuils vertigineux chez les rorquals,. La population de cétacés en Méditerranée est l’une des plus menacée au monde, à cause de cette pollution mais aussi des activités commerciales, sources de collisions et de nuisances sonores.

La concentration de microplastiques en Méditerranée française est de 100 microparticules à l’hectare, avec un triangle Villefranche sur mer-Antibes-Corse, où l’on constate un taux 15 fois supérieur, de 1500 particules à l’hectare ! Ces microplastiques se glissent dans la chaîne alimentaire, jusque dans notre assiette. Cette forte concentration accompagne toutes les autres pollutions et se bio-accumule dans la chair des poissons ou des cétacés. Malheureusement, pour l’analyse des eaux côtières,: cette pollution ne fait pas partie des indicateurs suivis par les Agences de l’eau

Evoquons aussi l’empoisonnement de la Méditerranée à l’arsenic, l’uranium 238, le thorium 232, le mercure, le cadmium, le titane, la soude, le plomb, le chrome, le vanadium, les nickels. Mortel cocktail des "boues rouges", atteignant déjà trente millions de tonnes répandues à 250 mètres de profondeur et se dispersant du golfe de Fos à la côte varoise, s’ajoutant aux eaux polluées du Rhône.

Diffusion des boues rouges en méditerranée

Diffusion des boues rouges en méditerranée

Alors, si vous croisez un mythomaniaque, président d’une association pseudo-écologiste sur le littoral varois, ne lui demandez pas de citer les poissons de son marché local. Certaines espèces ont totalement disparues.  
Finalement, un immangeable hamburger dans un fast-Food serait 100 fois plus sain qu’une dorade pêchée en méditerranée
Méfions-nous de la limpidité de l’eau vantée par certaines communes labellisées "Pavillon Bleu" si loin de la réalité scientifique.

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Published by Patrick Richard - dans Environnement
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 07:37

Abandonner des déchets en pleine nature n'est pas un phénomène nouveau dans le Var. Depuis des années, des industriels se débarrassent de dizaines de tonnes de gravats, plastiques et béton polluants dans les forêts et les terrains reculés... Mais jusqu'ici, jamais dans les vignes.
C'est formellement interdit. "Pourtant, on reçoit des appels du pied tous les mois, confie un viticulteur. Les industriels agitent des billets pour nous convaincre de leur laisser du terrain pour leurs m... Alors, certains craquent...". Avec un prix moyen de 5 € par tonne de déchets déposée - moins cher que dans les décharges publiques sans besoin de faire de tri c'est très rémunérateur, dénonce le collectif d'écologistes. Des gravats provenant de constructions récentes à Toulon se retrouvent ainsi entassés au fond de certains vignobles, à l'abri des regards.
Selon les défenseurs de l'environnement, une dizaine de domaines varois, et le président de la chambre d'agriculture du Var lui-même, seraient concernés, pour avoir plantés et exploités des terrains pollués. Plus cocasse, certains ont reçu une autorisation préfectorale pour abriter une installation légale de stockage de déchets inertes. Beaucoup d'autres, non.

Le parquet de Toulon et L’INAO, (Institut national des appellations d’origine) examinent une procédure de déclassement des parcelles concernées.

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Published by France Gallois - dans Environnement
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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 09:00

Le conseil municipal du Lavandou rejette une seconde fois son adhésion au Parc National de Port-Cros, déjà refusé par un referendum manipulé en 2011 (37,20% de participation). Motif ? La peur de laisser la main à l’Etat sur le développement de la commune. Entendez : permis de construire, aménagement de son littoral, réglementation de la pêche et de la chasse, restriction touristique … Un repli sur soi désavoué par Jean-Laurent Félizia qui tire le signal sur l’urgente protection de la nature. Du coup, la commune se prive de fonds européens qui permettraient d’agir sur son absente politique économique et touristique.
Comment faire évoluer la mentalité de ces élus en voie de disparition ? Question de temps et de génération ! Tôt ou tard, dans l’intérêt du vivant, le Lavandou adhérera au Parc National de Port-Cros avec de nouveaux représentants plus avertis sur la réalité d’un « tourisme-roi », autodestructeur du patrimoine naturel du Lavandou.
Dans l’immédiat, l’urgence est ailleurs. Tenir des promesses électorales intenables (et d’ailleurs jamais tenues au Lavandou). Continuer à remplir les caisses dans une saison de plus en plus courte, avec un tourisme excessif et de mauvaise qualité. Surtaxer les migrants pour compenser la baisse des dotations de l’Etat. Une fuite en avant sans avenir où la politique de l’autruche, menée depuis 1995 par une petite caste d’irréductibles, précipite une génération de lavandourains dans le renoncement.

Vaudeville entre le Lavandou et Port-Cros
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Published by France Gallois - dans Environnement
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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 23:41

URGENCE transports : une gigantesque autoroute maritime

Le risque de pollution dû au transport maritime figurait déjà dans le rapport 2011 du sénateur Roland Courteau consacré à l'état de la Méditerranée. 31 000 routes maritimes effectuées par 13 000 navires, 250 000 escales de navires de 100 000 tonnes et plus et 10 000 navires en transit chaque année. Parmi eux, les pétroliers représentent 4 229 voyages en charge, transportant 420 millions de tonnes de pétrole brut dont 72 millions de tonnes en transit.

Aujourd'hui, près du tiers des échanges mondiaux y transitent et la Méditerranée est devenue en quelques années la deuxième région de croisière du monde avec 27 millions de passagers par an. Ces activités qui sont appelées à se développer dans les années à venir, tant en raison de la multiplication du nombre de routes que de l'intensification du trafic (élargissement du canal de Suez), vont inévitablement aggraver les pressions diverses exercées sur les environnements marin et côtier. Le transport maritime est responsable de nombreuses perturbations nuisant gravement aux espèces et aux habitats marins et littoraux : pollution, collision avec les grands cétacés, déchets marins, bruit sous-marin et introduction d'espèces non-indigènes, pour ne citer qu'elles.

URGENCE hydrocarbures exploités à outrance

20 avril 2010. Ce jour-là, l'accident de la plate-forme Deepwater Horizon fait 11 morts et laisse échapper pendant près de quatre mois, 4 millions de barils de brut. En 2011, le Sénat présente un rapport de l'OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques) sur la pollution en Méditerranée. On y apprend que cette mer semi-fermée compte déjà une soixantaine de plateformes d'exploitation d'hydrocarbures (pétrole et gaz) en Italie, Tunisie et Lybie et que beaucoup de projets de forages à des profondeurs supérieures à 1 000 mètres sont dans les cartons. D'ailleurs, un projet de plateforme menace toujours jusqu'aux calanques marseillaises au large des parcs nationaux de Port-Cros où poussent les magnifiques herbiers de Posidonie et se reproduisent des espèces protégées.

En 2016, le constat global ne s'est pas amélioré : «40 % de la Méditerranée sont potentiellement ouverts à l'exploration d'hydrocarbures. C'est énorme, surtout lorsque l'on connaît les risques sismiques de la région», indique le directeur général du WWF. Une énorme menace plane donc sur cette mer réceptacle de 4,6 % des réserves planétaires de pétrole et de gaz. La production pétrolière en mer pourrait progresser de 60 % jusqu’en 2020 et la production de gaz multipliée par cinq jusqu’en 2030.

URGENCE pêche : des fonds raclés jusqu'à l'os

La multiplication des bancs de méduses chaque année jusqu'à l'invasion ? Les scientifiques sont formels, ces phénomènes sont des signes d'une dégradation du milieu marin. Exploitation minière des fonds, extraction d'hydrocarbures, pollution terrestre et trafic maritime y sont pour beaucoup. Mais la surpêche pourtant seul domaine en perte de vitesse, a aussi sa part.

En Méditerranée, qui couvre 1 % des océans mondiaux et abrite près de 9 % de la diversité biologique marine (17 000 espèces recensées), plus de 40 espèces de poissons vont disparaitre. Pour le seul thon rouge, «il y a eu une baisse d'environ 50 % du potentiel de reproduction au cours des 40 dernières années en raison de la surpêche intensive», explique l'UICN (Union Internationale pour la conservation de la nature). Les requins qui sont chassés pour leurs ailerons avant d'être jetés après découpe et les raies sont aussi durement menacés. Tout comme le mérou et le merlu. Quant au phoque moine, il a quasiment disparu et six autres espèces de mammifères marins sont proches de l'extinction.

Les lignes de pêche, filets de chalutage, et autres filets dérivants ont fait leur œuvre… Y compris sur la pêche artisanale qui peine à ramener de quoi remplir l'assiette. Mais un autre danger menace. La baisse des stocks de poissons pourrait en effet favoriser le développement de l'aquaculture. En France l'Ifremer s'attache à une aquaculture responsable. En Grèce, entre autres, antibiotiques et produits chimiques sont largement dispensés aux espèces élevées. Cette production est passée de 540 000 tonnes en 1990 à 1,4 million de tonnes.

URGENCE : 500 millions de touristes en 2030

Le succès du bassin méditerranéen, qui reste la première destination touristique dans le monde, n'est pas près de se démentir. Entre 2016 et 2030 les arrivées de touristes internationaux devraient croître de 60 % pour arriver à 500 millions en 2030. Cet afflux constitue une source de revenus indispensable pour les pays riverains du bassin. Mais sur cette côte où 90 % de la biodiversité se situe dans les 200 premiers mètres de la frange littorale, le succès se paie cash. 42 % du littoral est déjà bétonné et, «par rapport à 2005, 5 000 km de littoral côtier vont être artificialisés d'ici 2030, à l'échelle de toute la Méditerranée», indique le WWF.

En France, ce littoral qui s'étire sur 1 960 km, est le plus bétonné et artificialisé de France (61 %). Les concessions de plage, les ports et leurs marinas n'ont cessé de le grignoter provoquant ce que l'on appelle un mitage de la bande côtière. Et la côte d'Azur – 11 millions de touristes par an – n'est pas loin d'être comparée à un mur de béton.

À cela s'ajoute forcément la question de la gestion des déchets et des pollutions, à plus de 90 % d'origine terrestre : 250 milliards de microplastiques qui font de la grande bleue la mer la plus polluée du monde.

Enfin, le tourisme pose la question de l'eau : chaque touriste consommant environ 300 litres par jour (jusqu'à 880 pour le tourisme de luxe) soit le double des populations locales. L'Espagne, Malte, et l'Égypte développent des process pour réutiliser les eaux usées. Ce qui ne reste, pour l'heure, qu'une goutte d'eau dans un océan de vie menacé.
URGENCE : nos élus sourds et muets

Devant cette Méditerranée pillée et saccagée que fait le président du SCLV (Syndicat des Communes du Littoral Varois), vice-président de l’AEFM (association des Acteurs et Elus de la Façade Méditerranéenne) et tous les autres ? Messieurs assez de fumée… des actes SVP !

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 00:18

Au Lavandou, le changement climatique doit nous faire réviser notre copie sur le tourisme. Cette fin d’année sans neige et un mimosa précoce précipite les touristes au soleil du littoral méditerranéen et de la côte d’Aquitaine. Hélas les communes varoises sont pratiquement toutes en hivernage avec de nombreux hébergements et restaurants fermés. Quant aux festivités, elles sont au placard depuis bien longtemps.
La culture du tourisme concentré entre juin et septembre est tenace chez les professionnels qui préfèrent fermer et se reposer au plus près de l’équateur avant de reprendre le boulot en mars.
Le Lavandou, dont la saison est de plus en plus courte, n’échappe pas à la règle et engloutit son maigre argent en stupidités banlieusardes, là où la concurrence est la plus âpre. Cette erreur marketing est un manque de lucidité des collectivités varoises qui, depuis l’épopée du Chemin de fer, surtaxent sans réflexion la béatitude estivale.
Ne demandons pas des miracles à la vieillissante clique Regain qui se laisse porter depuis 1995 par la gestion dépassée de son proconsul. Lequel est tellement pressé de terminer la saison estivale qu’il fête la Saint Sylvestre dès le 31 juillet, pensant détenir la brillante idée.
Il est temps de faire évoluer les mentalités sur le tourisme au Lavandou, d’organiser des rencontres, spectacles, sorties, d’effacer l’idée d'un hors saison sans clients… et d’imaginer le tourisme de demain, puisque nous ne sommes pas capables d’inventer une autre ressource. La mutation climatique est en marche ; aux plus malins de la saisir !

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Published by Claude Eskenazy - dans Environnement Tourisme
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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 00:39

Interview de Bernard Chassefière, Maître de conférence à l'Université de Nice, chargé de l'ensemble de la sédimentologie littorale,
Après avoir travaillé pour la Communauté européenne, à Nice, sur la baie des Anges, être longuement intervenu en Corse, à Moriani, où la cote a reculé de cent mètres en trente ans, à Giens, sur le Tombolo, sur l'isthme des Sablettes, à La Seyne, Bernard Chassefière continue de chercher des solutions pour ralentir un phénomène qui semble inéluctable, et se consacre plus particulièrement à la plage de Portissol, chez lui, à Sanary : « Si rien n'est fait contre le réchauffement climatique, en 2 100, le niveau de la mer se sera élevé de 30 à 40 cm, avec des pics de un mètre sur des zones fermées comme Fréjus ou Agay »

Le phénomène s'accélère-t-il vraiment ?

Oui, si on compare aux années 1960. A ce moment, le niveau de l'eau montait d'1,5 cm tous les dix ans, ce qui correspondait à un recul du sable de la plage de 2,5 m. Aujourd'hui, l'eau monte de 3 cm tous les dix ans...

Doit-on se résoudre à voir disparaître toutes nos plages ?

Peut-être pas, car il y a deux sortes de plages : les plages de criques, où l'on ne peut pas reculer et qu'il faut défendre, même si cela ressemble à une lutte à fonds perdus. Et les autres qui peuvent se déplacer en reculant...

Comment, en sommes-nous arrivés-là ?

Nos connaissances des facteurs influents de sédimentologie marine sont relativement neuves. On paye actuellement les pots cassés des années fastes, où on a aménagé le littoral en créant des routes de bord de mer, des parkings, des marinas... Aujourd'hui pour préserver la Promenade des Anglais, il faut la protéger artificiellement. De même, aux Sablettes, avant, il y avait une dune de trois ou quatre mètres qui remplissait son office. On l'a arasée, alors que ces dunes sont essentielles pour la protection des plages. Elles se comportent comme des éponges, en retenant l'eau et en la relâchant lentement. Mais on les a éliminées pour mieux voir la mer...

Comment peut-on lutter contre les éléments ?

Il y a différentes méthodes, toutes très coûteuses. La première, qui est encore préconisée, a été l'enrochement. Mais cela tourne parfois à la catastrophe. Aujourd'hui, on met plutôt en œuvre des systèmes comme stabi-plage ou ecoplage. Avec stabi-plage, on remplace les rochers au large par des boudins de textile remplis de sable. Avec ecoplage, si le stock de sable le permet, on crée un drain sur la portion la plus arrière de la plage et on installe un système de pompage. Troisième solution, les murs d'eau mis au point pour réguler le plan d'eau à Barcelone à l'occasion des jeux Olympiques. Cela consiste à immerger une plaque métallique sous l'eau, de façon à écrêter les vagues. Cette solution a été envisagée pour la plage de Mar Vivo, à La Seyne, mais elle était trop coûteuse. En règle générale, les autorités sont conscientes des problèmes, mais quand on leur présente l'addition, elles préfèrent reculer plutôt que de sauter.

Une note d'espoir ?

Actuellement, on s'oriente vers la mise en place de récifs artificiels, une technique déjà éprouvée pour la reproduction de la faune. Après tout la nature fait bien ça avec les massifs coralliens...

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Published by Bernard Chassefière - dans Environnement
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